« Jia Jia », le robot féminin qui «préfère rester célibataire»


C’est impressionnant voire effrayant. «Jia Jia» peut tenir une conversation simple et effectuer de surprenantes mimiques féminines. Et son créateur en est persuadé : ces cyborgs humanoïdes sont annonciateurs d’une Chine peuplée de robots au service de l’homme…

Dotée de longs cheveux noirs et vêtue d’une robe traditionnelle chinoise, Jia Jia ressemble à s’y méprendre à un humain. Considérée comme le premier androïde chinois, elle avait été dévoilée l’an passé par des ingénieurs de l’Université des sciences et technologies de Chine.

Le chef de cette équipe de chercheurs, Chen Xiaoping, s’affichait lundi comme un père comblé lors de la présentation du prototype durant une conférence de la banque suisse UBS organisée dans le quartier financier de Shanghai.

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D’ici une décennie, selon lui, les robots dotés d’une intelligence artificielle comme Jia Jia pourront réaliser des tâches subalternes dans les restaurants, les maisons de retraite ou encore les hôpitaux chinois.

Elle «préférer rester célibataire»

Mais le charme de «Jia Jia» a ses limites et certaines questions la laissent encore sans voix. Elle donne par contre sans erreur la météo du jour, et bavarde avec aisance avec son interlocuteur, dont elle peut identifier le sexe, masculin ou féminin.

«Vous êtes un homme charmant», complimente-t-elle un visiteur. Interrogée pour savoir si elle a un copain, elle dit cependant «préférer rester célibataire».

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Jia Jia n’en est pas encore « très » intelligente mais son inventeur entrevoit un bel avenir pour ses congénères.

Selon lui, avec le développement économique, beaucoup de jeunes Chinois déconsidèrent les emplois de serveurs, et le vieillissement de la population nécessite dans les hôpitaux et les maisons de retraite davantage de mains — même si elles ne sont pas humaines.

Il désamorce également les craintes d’un monde dominé par des robots ultra-intelligents, qui ne nous voudraient pas que du bien. «Du moment que tout ceci est réalisé progressivement et sous contrôle, je ne pense pas qu’il ait une grande influence sur la société. Cela ne sera pas nuisible à l’espèce humaine», assure-t-il.

On attend tout de même de voir la suite…

Source : www.pureactu.com

Clément, 13 ans, Grenoblois et plus jeune inventeur du concours Lépine 2016


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Clément, jeune inventeur isérois, au concours Lépine.

C’est le plus jeune inventeur du concours Lépine 2016… et il est Isérois ! Clément, 13 ans, présente à Paris son projet de robot pour faciliter la plante et l’arrachage des pieds de vignes.

Clément a 13 ans et ce Grenoblois, en classe de quatrième a donc son stand à la Foire de Paris, au plus célèbre salon des inventeurs, le concours Lépine. Son idée, c’est un robot pour faciliter la plante et l’arrachage des pieds de vignes. Il améliore la productivité, c’est-à-dire qu’il plante plus de pieds et plus vite, et surtout évite de se fatiguer !

« Les vignes ça me passionne, depuis que je suis tout petit »

Clément est déjà investi sur les vignes de son grand-père, en Savoie, qu’il va entretenir régulièrement. C’est là qu’il a trouvé l’inspiration pour son invention : « Ça me passionne, depuis que je suis tout petit. Et je me suis rendu compte que le plus fatiguant c’était de planter et arracher les vignes, donc je me suis dit pourquoi pas créer un robot pour faciliter le travail« .

Alors Clément a fait des plans, des dessins, il a écrit son projet, avant de rencontrer des ingénieurs du CNRS de Grenoble, qui vont l’aider pour finaliser le prototype. Mais pour l’instant il y a encore du travail ! « Sur le concours j’ai raconté des viticulteurs et des pépiniéristes qui sont très très intéressés. Mais ils attendent de voir la commercialisation et le produit chez eux« , explique Clément.

L’âge, ça ne compte pas

Sûr de lui et confiant, on oublierait presque que notre inventeur n’a que 13 ans. Il a même surpris les organisateurs du concours en envoyant sa candidature. Mais pour lui, l’âge ça ne compte pas : « Oh non, peu importe. Je me sens comme les autres inventeurs, pas plus petit que les autres. Ça va demander beaucoup de travail et beaucoup de temps, mais ce projet, c’est quelque chose qui m’intéresse« .

Clément espère pouvoir commercialiser son robot pour les vendanges de septembre 2018, dans deux ans… D’ici là, il est monté avec son père pour présenter son invention ; et elle sera peut-être primée par le jury du concours Lépine, samedi soir lors de la remise des prix.

Auteur : Xavier Demagny

Source : www.francebleu.fr

Les paraplégiques vivront debout avec l’exosquelette


Première européenne hier à Poitiers avec la présentation de l’exosquelette d’un laboratoire canadien qui devrait révolutionner la vie des paraplégiques.

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Les innovations technologiques au secours des personnes handicapées. Hier, le colloque Sport et Handicap de Poitiers a mis sa montre à l’heure du numérique. Avec une première en Europe : la démonstration d’un exosquelette robotique avec commande à tablette mis au point par les laboratoires Bionik de Toronto (Canada).

Outre sa faculté à faciliter la rééducation, il doit permettre à des paraplégiques de marcher, d’où son aspect révolutionnaire. Rencontre avec son inventeur, un jeune chercheur 24 ans.

Il est actionné par les mouvements du buste

Michal Prywata, vous êtes cofondateur de Bionik…

« Le but de notre société fondée en 2011, c’est de créer des technologies pour des personnes atteintes de problèmes neurologiques. »

Quelle a été votre démarche pour l’exosquelette ?

« Avec une équipe d’environ 25 personnes, nous avons inventé une technologie qui permet de contrôler l’orthèse par la pensée. Un paraplégique peut se lever et marcher, ne pas sortir du monde duquel il vient. »

Comment ça marche ?

« L’exosquelette, équipé de batteries, est bourré de capteurs électroniques. Il est réglable et ajustable en fonction de la personne. La marche est actionnée par les mouvements du buste. Le patient ressemble un peu à Robocop. Lorsqu’il reviendra à son domicile, il conservera son autonomie. L’objectif ultime, c’est l’usage individuel. On est arrivé à sortir un produit abouti, actuellement en cours d’homologation. En 2017, ce sera sa mise sur le marché pour les centres de réhabilitation. »

Est-il facile d’utilisation ?

« Il faut que les patients s’habituent. Comme la moyenne d’âge des paraplégiques traumatiques est de 25 ou 26 ans, ils sauront adopter le fonctionnement en quelques heures. Cela leur donne l’espoir formidable de vivre debout. En cas de difficulté, l’opérateur pourra en prendre le contrôle à distance pour aider le patient. »

Laurent Bosquet (1), c’est un joli coup d’avoir cet exosquelette ?

« Cette présence souligne la place que commence à prendre la Chaire, les atouts liés à son environnement. Les dirigeants de Bionik ont notamment rencontré la société Harmonie Médical Service de Saint-Benoît qui pourrait distribuer ce produit à l’avenir et le CRITT Sport Loisirs de Châtellerault pour l’obtention de la norme CE. »

(1) Coordinateur de la Chaire Sport Santé Bien Être de l’Université de Poitiers.

Auteur : Jean-François Rullier

Source : www.lanouvellerepublique.fr

Un robot pour ne plus boire tout seul


Un artiste sud-coréen a créé Drinky, un robot qui peut trinquer et avaler des verres d’alcool, pour ceux qui se sentent trop seuls le samedi soir.

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Mais la dépression aussi. C’est donc pour ne plus avoir à affronter la froide solitude des soirées où l’on n’a que son pack de bières à qui raconter sa dernière désillusion amoureuse qu’un inventeur sud-coréen, Eunchan Park, a créé un copain de biture, en robot.

Le petit être mécanique peut trinquer et enchaîner les shots de tequila sans risquer ni coma éthylique ni court-circuit électrique, puisque son gosier en plastique renvoie tout vers un bocal en verre. Il est même possible de réingurgiter soi-même ce que le robot a digéré et rendu, si l’on en tombe en panne de liquide.

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« À Noël en 2012, je buvais du Soju (un alcool coréen) tout seul parce que je n’avais pas de copine à l’époque », raconte-t-il sur YouTube. « C’était vraiment naze de boire tout seul, donc je ne pouvais plus boire. Récemment, j’ai mis un verre de plus devant moi et j’ai versé du Soju dedans. Et alors, j’ai fait tchin avec moi-même, avec le verre de Soju, comme s’il y avait quelqu’un devant moi. Et là, surprise ! Après ça, le goût avait totalement changé ! ! ! WOW ! ».

« J’ai compris que le secret du goût d’un alcool dépend de l’existence d’un(e) partenaire. C’est pour ça que j’ai fait ce robot  », appelé Drinky.

En réalité, son projet est surtout un projet artistique soutenu par le centre d’art de Nabi. Comme une manière de montrer, ou de dénoncer, la place que peuvent prendre les robots dans nos vies.

Auteur :

Source : www.numerama.com

La robotique industrielle en deuil… RIP Joseph F. Engelberger


Le père du premier robot industriel Unimate, l’ingénieur américain Joseph F. Engelberger, est décédé le 1er décembre. Outre la robotique industrielle, il s’est aussi intéressé aux robots hospitaliers et au robot compagnons. Biographie.

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L’ingénieur américain Joseph F. Engelberger, qui a été à l’origine du premier robot industriel Unimate est décédé le 1er décembre. Outre la robotique industrielle, il favorisa aussi le développement de la robotique dans le domaine hospitalier et des services à la personne.

Né en 1925 à Brooklyn (New-York, USA), le jeune Joseph F. Engelberger, s’est engagé dans l’US Navy à 17 ans et y restera pendant 4 ans. Il servira entre autre sur Bikini Island qui servira de site d’essais pour la mise au point des armes nucléaires. En 1946, il obtiendra un Bachelor of Science Degree in Physics. Il est alors embauché par la société Manning, Maxwell & Moore (MM&M) qui conçoit des systèmes de contrôle pour les centrales nucléaires naissantes et les réacteurs aéronautiques. Il en profitera pour passer un Master of Science Degree in Electrical Engineering qui lui sera délivré en 1949 par la Columbia University de New York City.

En 1956, alors qu’il est toujours chez MM&M, il rencontre George Devol un ingénieur inventeur qui a déposé 3 ans plus tôt un brevet pour un bras robotisé. Les deux hommes vont vite s’associer pour créer en 1957 Consolidated Controls.

Source : www.usine-digitale.fr

Pepper, le robot humanoïde qui accompagne les clients de Carrefour


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Véritable phénomène au Japon, le dernier né de la société française Aldebaran est testé depuis mardi dans une enseigne du distributeur français installée en Seine-et-Marne.

C’est sa première sortie en Europe et vous pourriez le croiser dans l’un des rayons de votre magasin. Depuis mardi, quatre robots humanoïdes Pepper chauffent leur système dans les allées du Carrefour de Claye-Souilly (Seine-et-Marne). Le but: «enquêter sur la satisfaction client, divertir les enfants et offrir des renseignements sur la carte de fidélité», selon la direction de Carrefour France. Il s’agit du premier test européen dans la distribution pour son fabricant français, la société Aldebaran. Cette démarche est motivée par la volonté de «créer une relation engageante avec le client et un service de recommandation», selon le directeur développement et marché professionnel de Aldebaran, Julien Seret.

Depuis son lancement au Japon en juin, la société Aldebaran, contrôlée à 98% par le groupe japonais Softbank, a vendu 4000 exemplaires de Pepper. Elle explique également qu’aujourd’hui près d’un millier de robots par mois sont vendus, pour un prix de base de 1500 euros pièce. Comment peut-on expliquer un tel engouement? Pepper est présenté comme le robot le plus proche de l’homme, avec une hauteur de 1,20 mètre de hauteur et ses 29 kilos. Sa force: il sait identifier les émotions, peut reconnaître les visages et adapter son comportement en fonction. Après la grande surface, le robot humanoïde pourrait être utilisé dans d’autres secteurs, notamment la vie en entreprise. Selon Julien Seret, «Pepper peut s’adapter à toute activité avec un rapport client comme la distribution, l’administration, les assurances ou la banque comme au Japon.» Sa disponibilité auprès du public français n’est pas encore connue.

«Il va changer notre manière de vivre, de penser, de travailler»

Il y a quelques années, le PDG d’Aldebaran, Bruno Maisonnier, l’inventeur de Pepper et aussi créateur de Nao, un autre humanoïde distribué à près de 7000 exemplaires dans le monde, expliquait à Libération que son robot a vocation à «devenir un membre de la famille. Il va changer notre manière de vivre, de penser et de travailler. Souvenez-vous des premiers téléphones portables, lourds, grands, et regardez ce qu’ils sont devenus. La même histoire se répète en robotique. Le futur commence.»

La vision de l’avenir est similaire de celle de Masayoshi Son, le patron du géant des télécommunications mobiles Softbank : «80 à 99% d’entre vous vont rire, mais si même seulement 1% y croyait je serais heureux, ce serait un succès.» Selon lui, demain, les humains et les humanoïdes travailleront main dans la main pour relever la compétitivité et améliorer le quotidien. Les études estiment même qu’avec trente millions de robots intelligents, le Japon décuplerait sa force de travail. Au total, Softbank emploie aujourd’hui une centaine de robots dans ses magasins à travers le pays.

Auteur : Maxime Brigand

Source : www.lefigaro.fr

Après l’industrie, les robots se multiplient dans l’univers des services


Des entrepôts des distributeurs aux maisons de retraite, les robots sont déjà une réalité. Une tendance qui va se renforcer avec la voiture sans chauffeur et d’autres innovations concrètes.

Depuis Jules Verne – pour ne pas parler du cheval de Troie – jusqu’à la série suédoise « Real Humans » et ses androïdes employés de services parfois très intimes, le robot est un objet de fantasme. Les études sont nombreuses pour prédire le grand remplacement des employés – après les ouvriers des usines – par des automates. Selon Gartner, la société de conseil high-tech américaine, un tiers des emplois pourraient être occupés par des robots dans dix ans. Et presque la moitié dans 20 ans.

Alors fantasme ou réalité ? Sans jouer les Cassandre, force est de constater que les robots quittent les ateliers industriels et apparaissent dans de plus en plus d’activités de service. Les services, un secteur de main-d’œuvre par excellence.

Des articles sans les journalistes

C’était il y a quelques semaines, lors du premier tour des élections départementales. Pour la première fois en France, un robot a écrit près de 36.000 articles courts, sur Lemonde.fr. Le site du quotidien a testé ce procédé avec Data2Content, une agence de robots rédacteurs de la société Syllabs. Les textes étaient préécrits et automatiquement remplis avec les résultats de chaque canton. Aux États-Unis, le système fonctionne déjà chez plusieurs médias, notamment lors de compétitions sportives.

A l’avenir, le système pourrait encore se perfectionner grâce aux logiciels d’intelligence artificielle et à l’analyse plus poussée des données. C’est ainsi que l’on a assisté récemment au premier « scoop » déclenché par un robot. La société Selerity a publié les résultats financiers du premier trimestre de Twitter, fin avril, car ses robots ont détecté l’erreur de l’entreprise américaine, qui les avait mis en ligne par mégarde sur son site investisseurs.

S’il est encore trop tôt pour parler de déferlante, la multiplication des exemples et des initiatives dessine ce qui ressemble à une tendance. Dans la logistique, tous les distributeurs français sont en train de réorganiser en profondeur leurs entrepôts. Et de les automatiser. Objectif ; 5 % à 10 % d’économies sur les coûts d’éclatement, qui seront réinjectés dans la guerre des prix. Leclerc, en Alsace, a déjà construit un site entièrement automatisé équipé de transtockeurs géants. Les autres enseignes étudient des solutions plus souples, comme celles de la start-up Balyo, qui automatise des traditionnels Fenwick. Pour 50.000 euros environ, on remplace un conducteur. Le belge Delhaize a déjà adopté la technologie.

Prudence sociale

Toujours dans le secteur de la distribution, les caisses automatiques et le scanning de chariots pleins existent depuis des lustres. Seule la prudence sociale des enseignes les empêche aujourd’hui de supprimer des dizaines de milliers de postes de caissières. Bientôt, des robots permettront aussi de repérer les produits manquants en rayon et d’aider au réapprovisionnement.

Après les chariots élévateurs, ce sont les nettoyeuses industrielles qui pourront être automatisées. Et déjà, des dizaines de milliers d’aspirateurs, dont certains passent aussi la serpillière, sont vendus chaque année par iRobot et ses concurrents. Le cauchemar des femmes de ménage.

Des chariots qui roulent tout seuls

L’automatisation n’est pas une nouveauté pour les entrepôts. Mais jusqu’à présent, elle supposait des investissements massifs dans de grands transtockeurs, ainsi que l’a fait Leclerc dans la région Alsace. Grâce à des solutions comme celles de Balyo, on peut rendre autonome un chariot élévateur pour un coût qui ne dépasse pas 50.000 euros. Un chariot Fenwick, le constructeur avec lequel la jeune pousse a passé un accord stratégique. Concrètement, le robot Balyo permet au chariot de se repérer dans l’espace, de reconnaître son environnement grâce à un Lidar, un système de télédétection par laser. Plus besoin d’installer des réflecteurs au quatre coins du bâtiment. Utilisée par Delhaize en Belgique ou Carrefour en Espagne, cette technologie permet de diminuer les coûts logistiques, ce que recherche aujourd’hui tous les distributeurs. Elle peut aisément fonctionner aussi sur les nettoyeuses industrielles qui lavent le sol des entrepôts et des magasins.

Si Balyo n’a réalisé que 3,2 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014, ses ventes connaissent des progressions à trois chiffres, signe de l’engouement des entreprises pour la robotique, pour peu qu’elle apporte des solutions simples. Car les tâches à valeur ajoutée, y compris dans les entrepôts, demeurent encore l’apanage des hommes.

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Des robots « invisibles »

Plus sophistiqué, Nao le petit robot androïde d’Aldebaran, aujourd’hui propriété du japonais Softbank, pénètre les maisons de retraite. Des robots sont aussi en train d’arriver dans les vignes et les champs français. Des robots tracteurs pour un désherbage écologique « comme à la main » effectué autrefois par des saisonniers. Sur quatre roues également, les voitures sans conducteur de Google ou les projets de Safran et Valeo. Une perspective qui fait rêver Travis Kalanick, le patron d’Uber.

Fonction ludique en maison de retraite

D’abord avec une fonction ludique ou de médiateur. C’est le créneau de la jeune société belge QBMT, qui adapté le robot Nao d’Aldebaran et l’a baptisé Zora. « Passionnés de robotique et travaillant dans les pays arabes, nous pensions destiner Nao qui parle 19 langues à des fonctions d’accueil dans la restauration ou l’hôtellerie », explique Fabrice Goffin cofondateur de QBMT en 2013. Tout bascule lorsqu’un médecin belge les contacte en leur demandant d’adapter le petit robot à la prise en charge d’enfants hospitalisés.

Très rapidement, ce sont aussi les maisons de retraite, en Belgique et aux Pays-Bas, qui sont déclarées intéressées. Elles ont déjà acheté 86 exemplaires de Zora et QBMT compte en diffuser 450 cette année dans toute l’Europe. Le prix : 15.000 euros ou 270 euros par mois sur cinq ans. Zora aide les personnes âgées à faire de la gymnastique en mimant les gestes. Et, surprise, un lien particulier se noue entre les personnes âgées et la machine.

Dans l’univers des services, il faut souligner également la montée en puissance des robots « invisibles », comme les services d’accueil vocaux automatisés, de l’américain Nuance notamment, qui commencent à être utilisés dans les centres d’appels. Sans compter, dans le même ordre d’idées, la digitilisation de nombreuses fonctions. L’investissement de 60 millions que va réaliser Air France-KLM dans de nouvelles bornes interactives et des dépose-bagage automatiques (en 45 secondes) en est une illustration.

Autant d’exemples concrets qui ne relèvent pas de la science-fiction. L’automation menace toutes sortes de fonctions. « Je ne crois pas que cela soit entré dans l’esprit des gens « , indiquait récemment Bill Gates au « Wall Street Journal « .

iRobot, le champion des aspirateurs

Comme quoi, l’armée mène vraiment à tout. Lancé en 1990 par une bande d’ingénieurs du MIT, iRobot fait ses armes en usinant des engins d’exploration pour la Nasa et de déminage pour les GI. Depuis, la start-up de Boston a trouvé terrain moins hostile : votre maison. Aujourd’hui, 90 % de l’activité d’iRobot provient de la vente de robots aspirateurs, serpillières, laveurs de piscine ou nettoyeurs de gouttière.

Cotée au Nasdaq depuis 2005, l’entreprise affiche 557 millions de dollars de recettes en 2014 (pour un résultat net de 38 millions et 500 salariés). Selon ses estimations, iRobot détient un petit 15 % du marché mondial de la robotique de service, qu’il estime à 7 milliards de dollars annuels. Depuis 2002, iRobot a écoulé plus de 13 millions de robots de service. Et plus de 5.000 robots pour les forces militaires ou civiles depuis sa création.

Auteur : PHILIPPE BERTRAND

Source : www.lesechos.fr