Pepper, le robot humanoïde qui accompagne les clients de Carrefour


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Véritable phénomène au Japon, le dernier né de la société française Aldebaran est testé depuis mardi dans une enseigne du distributeur français installée en Seine-et-Marne.

C’est sa première sortie en Europe et vous pourriez le croiser dans l’un des rayons de votre magasin. Depuis mardi, quatre robots humanoïdes Pepper chauffent leur système dans les allées du Carrefour de Claye-Souilly (Seine-et-Marne). Le but: «enquêter sur la satisfaction client, divertir les enfants et offrir des renseignements sur la carte de fidélité», selon la direction de Carrefour France. Il s’agit du premier test européen dans la distribution pour son fabricant français, la société Aldebaran. Cette démarche est motivée par la volonté de «créer une relation engageante avec le client et un service de recommandation», selon le directeur développement et marché professionnel de Aldebaran, Julien Seret.

Depuis son lancement au Japon en juin, la société Aldebaran, contrôlée à 98% par le groupe japonais Softbank, a vendu 4000 exemplaires de Pepper. Elle explique également qu’aujourd’hui près d’un millier de robots par mois sont vendus, pour un prix de base de 1500 euros pièce. Comment peut-on expliquer un tel engouement? Pepper est présenté comme le robot le plus proche de l’homme, avec une hauteur de 1,20 mètre de hauteur et ses 29 kilos. Sa force: il sait identifier les émotions, peut reconnaître les visages et adapter son comportement en fonction. Après la grande surface, le robot humanoïde pourrait être utilisé dans d’autres secteurs, notamment la vie en entreprise. Selon Julien Seret, «Pepper peut s’adapter à toute activité avec un rapport client comme la distribution, l’administration, les assurances ou la banque comme au Japon.» Sa disponibilité auprès du public français n’est pas encore connue.

«Il va changer notre manière de vivre, de penser, de travailler»

Il y a quelques années, le PDG d’Aldebaran, Bruno Maisonnier, l’inventeur de Pepper et aussi créateur de Nao, un autre humanoïde distribué à près de 7000 exemplaires dans le monde, expliquait à Libération que son robot a vocation à «devenir un membre de la famille. Il va changer notre manière de vivre, de penser et de travailler. Souvenez-vous des premiers téléphones portables, lourds, grands, et regardez ce qu’ils sont devenus. La même histoire se répète en robotique. Le futur commence.»

La vision de l’avenir est similaire de celle de Masayoshi Son, le patron du géant des télécommunications mobiles Softbank : «80 à 99% d’entre vous vont rire, mais si même seulement 1% y croyait je serais heureux, ce serait un succès.» Selon lui, demain, les humains et les humanoïdes travailleront main dans la main pour relever la compétitivité et améliorer le quotidien. Les études estiment même qu’avec trente millions de robots intelligents, le Japon décuplerait sa force de travail. Au total, Softbank emploie aujourd’hui une centaine de robots dans ses magasins à travers le pays.

Auteur : Maxime Brigand

Source : www.lefigaro.fr

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