Pourquoi on ne suit pas les inventeurs


Chaque semaine, le philosophe Michel Serres tient sur France-Info une rubrique où il prend un mot et en décortique les différentes significations.

Le 26 mars, à l’occasion d’un sujet sur le mot « suivre », il expliquait qu’un inventeur ne suit, par nature, personne et que de ce fait il est difficilement suivi lui-même.

Et surtout, à la fin, il dit pourquoi un inventeur a intérêt à être le n°2 plus que le n°1.

La barre de défilement ci-dessous permet d’écouter cette rubrique.

Bergerac / Mort du co-inventeur de la confiture Bonne Maman


pierre_roche-bayard_2009

Pierre Roche-Bayard, ici en 2009 devant le collège Henri IV de Bergerac

Pierre Roche-Bayard, 83 ans, avait imaginé le « packaging » de la marque de confiture du groupe Andros

Ex-directeur général et commercial du groupe Andros, le Bergeracois Pierre Roche-Bayard est décédé samedi matin à l’âge de 83 ans. Aux côté du fondateur Jean Gervozon, il aura contribué à la formidable ascension de la PME familiale de Biars-sur-Cère (46), en participant notamment au lancement de la marque de confitures Bonne Maman, en 1971.

Pierre Roche-Bayard en avait imaginé le fameux couvercle à carreaux, « comme les rideaux de la ferme familiale », dit son neveu Marc Léturgie, et rédigé de sa plus belle plume « bonne maman » sur fond blanc : « C’est lui qui l’a écrit avec son porte-plume de lycéen, l’original est encore chez lui ».

Un coup marketing hors-pair : la marque « Bonne Maman » est un leader incontesté du marché français des confitures, dont elle détient 35% selon le magazine de consommation LSA.

Retiré à Bergerac depuis la fin des années 90, Pierre Roche-Bayard avait notamment repris un petit domaine viticole familial de l’appellation Pécharmant et intégré diverses associations, de l’USB Rugby aux anciens élèves du collège Henri IV en passant par les Amis de Cyrano.

Auteur : D. B. – Source : www.sudouest.fr

Une nouvelle vie pour la marque Solex


solex_2017

C’est depuis le département de la Manche que s’écrit désormais la poursuite de l’aventure Solex. Et si le vélo à moteur lancé en 1946 laisse désormais la place à un vélo à assistance électrique, le caractère novateur de la marque est toujours aussi présent !

Saint-Lô, jeudi 12 janvier 2017 ! Une date importante pour tous les amateurs de la marque Solex, mais aussi pour l’industrie française. Il s’agit en effet du jour où les premiers vélos Solex nouvelle génération sont entrés en fabrication. Une date qui marque également la relocalisation d’une fabrication qui avait quitté l’Hexagone depuis 1993.

Né en 1940 dans la tête de son inventeur, Marcel Mennesson, puis mis en fabrication dès 1946, le vélo Solex sera fabriqué en France jusqu’en 1988 par Motobécane (propriétaire de la marque depuis 1975). Mais les efforts des uns et des autres pour faire revivre le petit vélo noir se solderont par des échecs. En 2005, une nouvelle tentative voit le jour avec un assemblage en France de pièces fabriquées en Chine pour un vélo électrique, distribué par le groupe EasyBike. Et c’est ce dernier qui, après avoir racheté la marque en 2013, se lance aujourd’hui dans une production française, en Normandie !

« C’est un grand jour pour nous. Nous sommes passés par bien des phases, mais c’est la volonté de nos équipes, fédérées autour de ce projet avec les autorités de la ville de Saint-Lô et de son Agglo, qui nous permet aujourd’hui de relocaliser Solex en France », explique Grégory Trébaol, fondateur et directeur du groupe EasyBike. Une relocalisation qui s’inscrit dans un projet d’entreprise, puisque le groupe EasyBike, déjà implanté à Saint-Lô pour l’assemblage des vélos électriques éponymes et la fabrication des vélos Matra, souhaitait également conforter l’investissement de ses équipements normands (près de 5 millions d’euros).

Désormais, ce ne sont pas moins de 50 vélos par jour (répartis sur les 3 marques du groupe : Solex, Matra et EasyBike), qui sortent des lignes de fabrication de l’entreprise normande. « Pour 2017, nous avons comme objectif la fabrication de 12 000 vélos, dont 3 500 Solex, et de doubler ces chiffres pour 2020 », détaille Grégory Trébaol.

Fabrication française, mais pas 100 % Made in France !

Disponibles à la commercialisation dès la fin du mois de février, les 3 modèles de la marque Solex (Infinity, Trekking, Dirt) seront proposés à la vente dans 50 points de vente physiques répartis en France. Tous bénéficient d’une motorisation Bosch.

« Nous avons fait le choix de cette motorisation parce qu’il s’agit de la plus fiable actuellement sur le marché. Malheureusement, si ces moteurs étaient fabriqués il y a encore quelques années sur le site de Mondeville près de Caen, celle-ci est aujourd’hui réalisée hors de France, mais au sein de l’Union Européenne. Il en est de même pour la fabrication de nombreux composants de l’univers du vélo. Mais dès que cela est possible, nous faisons le choix de pièces fabriqués en France, ou de machines françaises, comme celles dont nous avons fait l’acquisition pour la fabrication des jantes à rayon ».

Auteur : Jacques-Olivier Gasly – Source : normandinamik.cci.fr

Quand les spécialistes de la 2D misent sur l’impression 3D


En 2016, les spécialistes de l’impression 2D, HP en tête, ont commencé à se diversifier dans la fabrication additive. Lors du CES 2017 début janvier, Polaroïd a annoncé la sortie d’une gamme d’imprimantes 3D et confirme la tendance.

imprimante_3d_polaroid_2017

Polaroïd a profité des lumières du salon de l’électronique grand public (CES) qui se tient à Las Vegas du 5 au 8 janvier pour annoncer la sortie d’une nouvelle gamme de trois imprimantes 3D de bureau. Elles fonctionnent sous la technologie FDM, par dépôt de fil. Technologie la plus répandue en fabrication additive. L’impression peut être lancée et contrôlée via une application disponible sur l’Apple Store ou Androïd. Ces imprimantes seront commercialisées aux États-Unis et au Canada à partir de juillet. Polaroïd lance en parallèle une gamme de stylos 3D.

Il y a un an, au même évènement, le géant américain connu pour ses appareils photos instantanées se lançait sur le marché de la fabrication additive et dévoilait son premier modèle d’imprimante 3D : la ModelSmart 250S.

Ce n’est pas le seul acteur de l’impression 2D à investir ce créneau. La filiale sud-coréenne de Canon a annoncé la commercialisation de son imprimante 3D « Marv » en Chine, selon le site spécialisé 3DNatives. Cette imprimante destinée aux particuliers et au secteur de l’éducation était déjà commercialisée en Pologne, Allemagne et Corée du Nord.

« C’est assez logique de voir des fabricants d’imprimantes 2D pour particuliers se lancer dans la fabrication d’imprimantes 3D grand public. Ils sentent bien que le marché est en train de décoller et ils ont les compétences pour se lancer. Mais les imprimantes 3D personnelles ne vont pas se généraliser tout de suite, car il faudrait pour cela que les particuliers aient les moyens de créer leurs propres fichiers 3D », observe Quentin Kiener, directeur de 3D Prod, spécialiste de la fabrication additive et du prototypage rapide.

HP mise sur le haut-de-gamme

Si Canon et Polaroïd ont fait le choix de l’impression 3D grand public, HP a préféré miser sur l’impression 3D professionnelle, et surtout sur une technologie plus audacieuse qui combine fusion de poudre et dépôt d’encre. « HP prend le contre-pied de la tendance impression 3D grand public et mise sur le haut-de-gamme. HP estime que pour développer l’impression 3D, il faut baisser son coût de revient en fabriquant des machines plus performantes et rapides », observe Quentin Kiener. Reste à savoir si le géant tiendra sa promesse. Il est possible depuis mai de pré-réserver ses imprimantes, mais elles ne seront livrées qu’en milieu d’année.

Avec l’arrivée de ces nouveaux acteurs, prêts à détrôner les acteurs historiques en perte de vitesse comme Stratasys et 3D Systems, l’année 2017 promet d’être mouvementée pour le marché de l’impression 3D.

Auteur : Marine Protais – Source : www.usinenouvelle.com

La vogue du Made in France a-t-elle un avenir ?


made-in-france

Des nations en plein essor comme la Chine, l’Inde ou le Mexique montrent leur grand intérêt pour la production de l’hexagone. Loin de limiter notre pays à ses atouts historiques (design, raffinement…), le Brésil et la Turquie reconnaissent à la France ses compétences technologiques, son esprit entrepreneurial et ses capacités d’innovation.

Faire de l’image de la France un levier pour vendre à l’international semble donc évidente au vu de l’attractivité des produits nationaux. Aussi, afin de certifier l’exacte provenance des produits et soutenir l’industrie française, de nouvelles certifications ont-elles vu le jour ces dernières années.

Par exemple, le label OFG (Origine France Garantie), plus exigeant que le logo “Made in France ”, impose que le lieu où le produit prend ses caractéristiques essentielles soit en France, et qu’au moins 50% de sa valeur corresponde à des activités de production française.

Les produits peuvent être fabriqués à partir de matières premières françaises ou dans un pourcentage acceptable de matières premières étrangères, mais les usines, les moyens de production et les sous traitants sont basés sur le territoire français.

L’idée d’une « marque France » a  été lancée

Ce récent label OFG représente donc un pas en avant pour soutenir le développement des entreprises qui fabriquent en France, sur le marché intérieur comme à l’export. Cependant il ne doit pas occulter d’autres certifications également dignes de foi, comme par exemple le label “Entreprise du patrimoine Vivant ” (EPV), créé en 2005.

Cette marque du Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie a été mise en place pour distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire d’excellence. L’idée d’une « marque France » a également été lancée, portant « le talent et la performance des entreprises françaises à l’international ». Allant plus loin que le seul « Made in France », elle est destinée à “créer de la singularité, de la différenciation et de l’identité, qui sont autant de valeurs ajoutées pour l’économie française ”.

La France au cœur de l’innovation

Véritable conceptrice du mobilier de demain, la société Ligne Vauzelle représente le design à la française. Avec plus de 30 ans d’expérience et une qualité de prestation réputée, elle est l’un des acteurs majeurs pour la conception, la fabrication et la distribution de mobilier pour le secteur du CHR (cafés, hôtels, restaurants). Pour tenir et conserver un rôle de premier plan, les entreprises savent en effet qu’elles doivent privilégier l’innovation. C’est pourquoi les dirigeants consacrent une part conséquente du chiffre d’affaires de leur société à la R&D, de même qu’aux investissements.

Production innovante

Ces entreprises permettent à la France de conserver sa suprématie dans certains secteurs avec une production innovante aisément leader sur son marché. Ainsi, chez IDENT’M, laboratoire spécialisé dans la conception de prothèses dentaires, les fondateurs Frédéric Imbert et Olivier Mangot notent : “Nous sommes parmi les premiers laboratoires en Europe à utiliser des imprimantes 3D et des usineuses 5 axes ”. De son côté, Etna France est reconnue “pour la qualité de ses produits et son savoir-faire en matière d’ascenseur privatif, dont elle a inventé le concept ” précise son PDG, Vincent Bronze. La société est détentrice du label Origine France Garantie.

Enfin, avec cinq brevets déposés, Barrett R. Mitchell, fondateur de RespInnovation, vient de procéder à une levée de fonds de plus d’un million d’euros afin d’accompagner la commercialisation de RespIn 11, appareil médical respiratoire développé à Sophia Antipolis, sur les marchés américains et européens.

Des entreprises locales portées par leur région

Sur le marché B to B, les industriels apprécient depuis longtemps, non seulement la qualité, mais aussi la proximité, le respect des délais et l’adaptation à leurs besoins offertes par les fournisseurs de l’hexagone. Ils bénéficient notamment, selon le cas, d’une formation, d’une maintenance, d’un service après-vente optimum contre lesquels la production étrangère ne peut pas lutter. C’est pourquoi Eric Tassilly, PDG de Freinrail, souligne : “pour répondre aux souhaits de notre clientèle, nous avons renforcé nos com dans l’entreprise et actuel PDG de DENIS. Cette société de fabrication d’appareils pour la manutention et le triage de céréales et granulés divers est très intégrée dans sa région : elle emploie 200 personnes dans un village de 3 500 habitants !

Source : www.entreprendre.fr

Un jeune ingénieur charentais envoie son pétillant de pommes dans l’espace !


pierre_blondon_2017

Pierre Blondon

Le jeune ingénieur en packaging charentais, inventeur de la boisson pétillante sans alcool à la pomme Wati Bulle il y a trois ans, a réussi un beau pari : envoyer une de ses bouteilles dans l’espace ! Accrochée à un ballon comme le montre la vidéo sur YouTube (vidéo ci-dessous), la bouteille personnalisée grimpe, grimpe et grimpe…

Jusqu’à 36 km d’altitude, soit aux confins de la stratosphère, affirme le film de 2 mn 30 s. Là, le ballon-sonde et 5 m3 d’hélium explosent, stoppant nette l’ascension. Débute alors la descente.

La bouteille, arrimée à une petite plateforme reste d’une sidérante stabilité grâce un petit parachute que l’on découvre à la toute fin de la vidéo. Lorsqu’elle atterrit finalement dans un conifère du côté de Villers-sur-Chizé, dans le sud des Deux-Sèvres, après 2h45 de vol et 1 heure de recherches, dit encore la vidéo.

Pierre Blondon s’offre un nouveau joli coup de pub pour sa boisson qui connaît un réel succès. Son excellent « petit clin d’oeil à l’astronaute français Thomas Pesquet », intervient après deux médailles d’or au Salon de l’agriculture de Paris, des partenariats avec le Festival de Cannes, les Oscars du foot ou le Grand Prix de Monaco.

Sans parler d’une association avec le fondateur du label de disques Wati B, Dawala. Wati Bulle est également la boisson officielle du groupe de rap Sexion d’Assaut et du rappeur Black M. Le Wati Bulle est en vente dans les magasins du groupe Carrefour et les hypermarchés Auchan autour de 6 € la bouteille de 75 cl.

Source : www.charentelibre.fr

Le Parfait, le bocal qui a mis la conserve à la portée de tous


La marque exploitant la méthode de l’appertisation aurait pu disparaître avec les réfrigérateurs et les gammes toutes prêtes. La vogue du fait-maison la ravive.

Si le bocal le Parfait était inventé aujourd’hui, tous les réseaux sociaux et les rubriques astuces ménagères en bruisseraient ! Pensez-donc : un système ne nécessitant rien de plus qu’un bocal, un joint en caoutchouc et une source de chaleur pour fabriquer, chez soi, des conserves stockables des mois à température ambian­te. Et pourtant la marque date des années 30, et le procédé, de l’époque du Directoire.

C’est à Nicolas Appert que l’on doit ce principe de stérilisation en volume clos associant chaleur et dégazage. Plus d’un demi-siècle avant Louis Pasteur et sa pasteurisation ! Napoléon Ier peut remercier le génie qui a trouvé l’astucieux moyen de faire enfin suivre des nourritures saines à ses armées en compagne ! L’inventeur de l’appertisation renonce à la faire breveter pour en faire profiter l’humanité. Les Britanniques, substituant le fer-blanc au verre, lanceront la conserve en boîte. Le Parfait est donc l’héritier de la conserve en verre originelle et… le cousin germain de la bouteille de champagne ! En effet, « les régions d’eau ou de vin ayant leurs verreries pour l’embouteillage se sont diversifiées vers les bocaux jusqu’au début du XXe siècle, raconte Christian Pradel, directeur commercial et marketing France pour la marque. Le Parfait fut ainsi créé à Reims, par les Verre­ries mécaniques champenoises ». Il sera le seul à survivre d’une série de signatures superlatives du même pot : Le Meilleur, Le Pratique ou Triumph…

La marque octogénaire innove

Mais l’avènement des réfrigérateurs et congélateurs, l’essor des gammes alimentaires élaborées ont été proches de renvoyer la conserve ménagère aux oubliettes. Dans les années 90, elle ne se vend plus que dans les Lisa (libres-services agricoles) proches des campagnes. Mais Christian Pradel, précédemment responsable des grands comptes de l’emballage chez Danone, va reprendre la marque en main vers 1996. « J’ai remis ce produit formidable dans les linéaires de la grande distribution, rappelle-t-il. Je n’ai pas touché à l’indestructible bocal réutilisable, le verre issu du sable étant le plus vieil emballage au monde. J’ai surtout vendu un service : la capacité pour chacun de conserver ses produits. »

La marque va reprendre la parole sur son usage facile, sain et naturel, créant son École de la conserve, en 2005. « Notre métier est resté proche de celui des paysans, poétise Christian Pradel. Au début de l’année, on tue le cochon ; suivent l’agneau de mars, les cerises, les asperges, les légumes de juin à fin septembre, les fruits et champignons de l’automne, le foie gras en novembre… » La marque octogénaire vient d’innover sur son seul accessoire consommable : son joint 100% caoutchouc (fabriqué au Sri Lanka). Fini les batailles parfois homériques pour casser le précieux vide du bocal en tirant à qui mieux mieux sur ce joint. Il suffit désormais d’écarter chacune des oreilles d’une nouvelle rondelle sécable.

Le Parfait en dates

  • 1806 Nicolas Appert présente ses conserves en verre.
  • 1930 Création de la marque Le Parfait à Reims aux Verreries mécaniques champenoises (VMC).
  • 1988 VMC rejoint le groupe BSN (qui deviendra Danone)
  • 2004 La marque passe au groupe américain O-I (Owens-Illinois).

Le Parfait en chiffres

  • 40 M € de CA 2015, dont
  • 10 % l’export (États-Unis, Japon, Europe)
  • 20 M de pièces vendues par an
  • 30 modèles environ

Source : Le Parfait

Auteur : DANIEL BICARD

Source : www.lsa-conso.fr