Une nouvelle vie pour la marque Solex


solex_2017

C’est depuis le département de la Manche que s’écrit désormais la poursuite de l’aventure Solex. Et si le vélo à moteur lancé en 1946 laisse désormais la place à un vélo à assistance électrique, le caractère novateur de la marque est toujours aussi présent !

Saint-Lô, jeudi 12 janvier 2017 ! Une date importante pour tous les amateurs de la marque Solex, mais aussi pour l’industrie française. Il s’agit en effet du jour où les premiers vélos Solex nouvelle génération sont entrés en fabrication. Une date qui marque également la relocalisation d’une fabrication qui avait quitté l’Hexagone depuis 1993.

Né en 1940 dans la tête de son inventeur, Marcel Mennesson, puis mis en fabrication dès 1946, le vélo Solex sera fabriqué en France jusqu’en 1988 par Motobécane (propriétaire de la marque depuis 1975). Mais les efforts des uns et des autres pour faire revivre le petit vélo noir se solderont par des échecs. En 2005, une nouvelle tentative voit le jour avec un assemblage en France de pièces fabriquées en Chine pour un vélo électrique, distribué par le groupe EasyBike. Et c’est ce dernier qui, après avoir racheté la marque en 2013, se lance aujourd’hui dans une production française, en Normandie !

« C’est un grand jour pour nous. Nous sommes passés par bien des phases, mais c’est la volonté de nos équipes, fédérées autour de ce projet avec les autorités de la ville de Saint-Lô et de son Agglo, qui nous permet aujourd’hui de relocaliser Solex en France », explique Grégory Trébaol, fondateur et directeur du groupe EasyBike. Une relocalisation qui s’inscrit dans un projet d’entreprise, puisque le groupe EasyBike, déjà implanté à Saint-Lô pour l’assemblage des vélos électriques éponymes et la fabrication des vélos Matra, souhaitait également conforter l’investissement de ses équipements normands (près de 5 millions d’euros).

Désormais, ce ne sont pas moins de 50 vélos par jour (répartis sur les 3 marques du groupe : Solex, Matra et EasyBike), qui sortent des lignes de fabrication de l’entreprise normande. « Pour 2017, nous avons comme objectif la fabrication de 12 000 vélos, dont 3 500 Solex, et de doubler ces chiffres pour 2020 », détaille Grégory Trébaol.

Fabrication française, mais pas 100 % Made in France !

Disponibles à la commercialisation dès la fin du mois de février, les 3 modèles de la marque Solex (Infinity, Trekking, Dirt) seront proposés à la vente dans 50 points de vente physiques répartis en France. Tous bénéficient d’une motorisation Bosch.

« Nous avons fait le choix de cette motorisation parce qu’il s’agit de la plus fiable actuellement sur le marché. Malheureusement, si ces moteurs étaient fabriqués il y a encore quelques années sur le site de Mondeville près de Caen, celle-ci est aujourd’hui réalisée hors de France, mais au sein de l’Union Européenne. Il en est de même pour la fabrication de nombreux composants de l’univers du vélo. Mais dès que cela est possible, nous faisons le choix de pièces fabriqués en France, ou de machines françaises, comme celles dont nous avons fait l’acquisition pour la fabrication des jantes à rayon ».

Auteur : Jacques-Olivier Gasly – Source : normandinamik.cci.fr

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