Un Nantais, inventeur des bio-façades


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L’universitaire nantais Jack Legrand est un des concepteurs des bio-façades.

L’universitaire nantais, créateur du Gepea, est la cheville ouvrière d’un projet de bio-façades unique au monde.

Anne Hidalgo, la maire de Paris, a été séduite plus vite que les Nantais.

Dans quelques années, la maison des chercheurs située dans le 13e arrondissement de la capitale sera couverte d’un double voile de verre qui retiendra quelques millions de micro-algues.

Des micro-algues pourront produire des protéines et des polysaccharides

« Allongés » au soleil, ces végétaux microscopiques pourront à la fois réduire la consommation énergétique du bâtiment, transformer le CO2 en oxygène et produire des molécules complexes comme les protéines ou des polysaccharides…Pour Jack Legrand, ce choix de « réinventer Paris » est l’aboutissement d’une belle recherche enclenchée au début de l’ère binaire. C’est à ce moment-là que l’universitaire installé à Saint-Nazaire crée le Gepea, le laboratoire de génie des procédés. Il réunit les forces régionales majeures de cette science qui vise « à optimiser les procédés de mise en œuvre des matières premières pour obtenir des produits à applications multiples ».

Autour de la table des idées, il y a alors le laboratoire universitaire qu’il dirige, l’École des Mines et Oniris. Une force de frappe à laquelle le CNRS n’a pas manqué de s’associer.

Ce groupement développe quatre axes de recherche. Le premier concerne l’ingénierie de l’environnement et les procédés de traitement de l’eau et de l’air. Le second s’intéresse aux procédés de valorisation des déchets, à l’optimisation énergétique et à l’utilisation de l’énergie dans la ville. Une troisième branche se penche sur les procédés de modification thermomécanique et chimique de la matière pour faire de l’agroalimentaire ou des matériaux.

Et le dernier travaille sur les bio procédés en milieu marin. « Il étudie les procédés de culture et de valorisation des micro-algues, explique Jack Legrand. Ces végétaux unicellulaires microscopiques sont de vrais trésors. Au labo, on essaie de domestiquer cette culture dans des bio réacteurs pour les transformer ».

C’est ce sur quoi se penche la plateforme Algosolis créée récemment à Saint-Nazaire par le Gepea.

Des bâtiments économes et producteurs

En discutant avec Anouk Legendre du cabinet d’architectes parisien XTU, Jack Legrand imagine alors l’installation verticale de caissons de culture de micro-algues sur les bâtiments. « On a développé le système sur une cabane installée à Saint-Nazaire. Le procédé a obtenu un financement du fonds unique interministériel, le FUI, de 1,7 million d’euros. Et il va être expérimenté à Champs-sur-Marne près de Paris. L’intérêt de cette bio façade de verre, décollée des murs des bâtiments est d’améliorer les échanges de chaleur entre la culture et le bâtiment et de cultiver les micro-algues pour la fabrication de produits agro-alimentaires, de cosmétiques, de compléments alimentaires comme la fameuse spiruline. Et on pourra à l’avenir utiliser les produits de chaudière et les effluents du bâtiment pour nourrir cette agriculture »

Auteur : J.-D.Fresneau

Source : www.presseocean.fr

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