Le système Tablomur : des tables et bancs relevables sur les murs.


Le système Tablomur, invention française et inventé par Monsieur Bernard TAFFALOT.

Ensemble composé d’une table plus bancs relevables, sur mur, indépendamment les uns des autres d’où optimisation de l’espace des surfaces restreintes tels les balcons, les studios et bien d’autres espaces exigus. Barre de rappel entraînant le pliage et dépliage des pieds sans intervention manuelle avec système automatique de blocage des pieds lorsque l’ensemble est en position horizontale.

Cette invention a été présenté au concours LEPINE PARIS 2015 et a obtenu une médaille d’argent.

Suite a cela nous avons fait produire une pré-série de 120 pièces compose de 45 tables, 4/5 places avec bois sapin traité classe 3.

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55 systèmes mécaniques brevetés (hors bois), le client peut mettre le bois qu’il désire, je lui fournit un plan de la table et des bancs avec cotation.

20 ensembles 6/7 places avec bois traité classe 3

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A ce jour, seulement une dizaine de tables a été vendues.

Je recherche une société intéressée par ce produit, avec une force de vente, je désire également vendre mon brevet (petit prix).

Je suis retraité et je porte ce projet depuis fin 2013, j’ai d’autre idées pour l’évolution de ce produit, mais financièrement, je suis au bout.

Si dans votre entourage, vous connaissez des entrepreneurs capables de reprendre ce produit, je suis ouvert à toutes propositions.

Merci d’avance !

Monsieur Bernard TAFFALOT, gérant Tablomur
23, rue du change
41100 Vendôme
France

Téléphone : +33 (0) 254 727 842
Portable : +33 (0) 678 780 925

Site Web : www.tablomur.com
E-mail : bernard.taffalot@wanadoo.fr

Un menuisier invente son propre outil d’assemblage des murs à ossature bois


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Outil d’assemblage murs bois

Même au temps du « tout numérique », le sens pratique et l’ingéniosité ont toute leur place : Emmanuel Henry, artisan menuisier du Nord, a développé et fabriqué un outil d’assemblage des murs à ossature bois qui lui fait gagner un temps précieux. Découverte.

Le montage de l’ossature bois d’un mur peut être une tâche répétitive avec l’installation, d’équerre, des montants à espaces réguliers. D’ordinaire, cette opération se fait à l’aide d’entretoises et de serre-joints. Mais, comme nous l’explique Emmanuel Henry, artisan menuisier de Phalempin (Nord), « Souvent l’entretoise se coince entre les montants, et on y passe du temps, avec les tracés à réaliser« . Voilà trois ans, alors qu’on lui passe une grosse commande qui va l’obliger à réaliser 100 mètres linéaires de murs à ossature bois, une tâche qui aurait pu s’avérer répétitive, il décide de créer un outil adéquat qui lui ferait gagner du temps.

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Outil assemblage murs bois

Il nous le décrit : « L’outil permet un positionnement précis et rapide, avec un maintien d’équerre des montants, à intervalles fixes et réglables. D’un coup de levier, vous serrez le premier montant et le second se met en place« . L’engin, d’une dizaine de kilos, permet de maintenir en position les montants au moment de les fixer sur la lisse. « En plus il libère les deux mains et l’opérateur peut donc fixer tranquillement le montant sur cette lisse« , ajoute l’inventeur. Avant de se lancer dans la création de cet outil, Emmanuel Henry raconte avoir recherché des solutions sur le marché, y compris à l’étranger : « Il n’y avait aucune solution équivalente. Il existe bien des outils, en Amérique du Nord, mais ils ne sont pas aussi pratiques. Ils ne sont pas réglables, par exemple« . Car sa création, elle, l’est totalement : l’intervalle entre les deux montants peut varier de 300 à 600 mm, par intervalles de 5 mm, tandis que l’épaisseur des bois peut être comprise entre 30 et 100 mm, grâce à une vis de réglage.

De la R&D maison et un brevet déposé

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Le schéma de principe de l’outil qui permet la mise en place rapide des montants

S’ensuivent deux mois de travail de développement et d’essais-erreurs, avant que l’inventeur ne parvienne à finaliser son outil. « L’idée de départ était de prendre deux serre-joints et de les inverser, mais ce n’était pas pratique« , dévoile-t-il. Aujourd’hui, l’outil d’assemblage est parfaitement fonctionnel et lui sert régulièrement sur les chantiers. « Il est breveté auprès de l’Inpi« , glisse-t-il, envisageant maintenant de le faire produire en (petite) série par des ferronniers. « C’est en consultation. Les outilleurs que j’ai approché en premier n’ont pas semblé intéressés, le marché étant trop restreint« , regrette-t-il. L’idée a cependant séduit le Conseil régional qui a dépêché un ingénieur chez l’artisan, afin d’étudier l’outil avant de le soutenir financièrement. « Cette première version est simple et efficace mais, avec l’aide de cet ingénieur, nous envisageons de l’améliorer, soit en plaçant des mors à ressort pour gérer des différentes épaisseurs, soit en mettant des pistons à air comprimé pour une utilisation en atelier« , nous dévoile le menuisier. Il conclut : « L’outil devrait être commercialisé aux alentours de 400 €, là où une table de montage en atelier peut atteindre les 100 à 200 k€…« . D’autres artisans devraient se montrer intéressés par cette trouvaille, pleine de bon sens.

Auteur : G.N.

Source : www.batiactu.com

Gouttières Protect-Balcons


Dégradations courantes de nez de balcons et solution

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Nez de balcon dégradé !

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Nez de balcon restauré à minima. Ragréage cimentage + peinture…

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Nez de balcon restauré à minima, ragréage cimentage, peinture, et gouttière monolithique bandeau de nez de balcon pour une protection totale définitive !

A vendre Brevet d’Invention INPI (Institut National de la Propriété Industrielle) n°1301666 du 13 Novembre 2015 (dépôts France et Allemagne), publication au Journal Officiel des Inventions n°3008438.

Je suis l’inventeur d’un profilé de gouttière de nez de balcons très spécifique, monolithique, amovible et adaptable, ainsi que de son application. Ce type de profilé a pour principales qualités la simplicité, un faible coût de production et l’efficacité tant par le matériel lui-même pouvant être produit en plusieurs matières comme le PVC, l’aluminium, l’inox, le zinc, que par sa mise en œuvre. Il intéressera autant les entreprises et artisans du bâtiment pour créer et développer une nouvelle activité et des emplois, que les architectes, les gestionnaires d’immeubles et les particuliers.

Il a été constaté de façon très évidente que les dégradations des balcons provoquent et accélèrent celles des façades d’immeubles, ce qui provoque en conséquence très souvent, de lourds frais, soit de réfections des balcons, soit de ravalements anticipés des façades d’immeubles bien avant leurs échéances prévues par les syndics de copropriétés gestionnaires d’immeubles.

Les produits similaires existants sont de toute évidence (même constat) trop perfectionnés, complexes (3-4 composants), surtout très coûteux pour leurs applications, d’où l’absence quasi totale du parc immobilier, c’est la raison pour laquelle j’ai inventé mon profilé monolithique (type bandeau monobloc) afin de palier à l’ensemble de ces problèmes.

Ce nouveau profilé de gouttière de nez de balcons est une véritable innovation qui permettra de développer encore davantage la production industrielle car elle concerne principalement tous les immeubles avec balcons (+ de 6 millions en France et 7 millions en Allemagne), qu’ils soient déjà construits, récents et anciens ainsi que ceux en construction ou même en projets, encore sur plans.

Tous les immeubles modernes récents et ceux encore en projets dans les bureaux d’études comportent de plus en plus de balcons qui deviennent, pour une raison logique d’extension du confort de vie en appartement, de plus en plus grands.

Aucun produit similaire de gouttière de protection totale des nez de balcon de cette qualité et à faible coût de production et vente au public n’existe à ce jour au monde (confirmé sur le rapport de recherche internationale INPI).

Le Brevet d’Invention est disponible à la vente à tous industriels investisseurs intéressés par un développement d’activité (nouveau marché complètement vierge) soit en toute propriété, soit par licences d’exploitations partielles (pays & matières utilisées PVC, aluminium, inox, zinc).

Inventeur & Auteur : Tadeusz Szymczak

Contact :

– par E- Mail : svtsprotect@gmail.com
– par tél. : (33) 07.88.00.77.12
– Site Web : www.gouttieres-protections-balcons.com

Un Italien invente la brique Lego géante pour construire pour de vrai


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Les blocs en plastique dont les tenons évidés permettent le passage de câbles et réseaux

Flavio Lanese a beaucoup d’imagination : il a inventé et fait breveter des blocs de construction munis de tétons qui leurs permettent de s’emboîter et de se maintenir parfaitement sans mortier ni colle. De quoi construire des cloisons facilement et proprement. Pourquoi n’y avait-on pas pensé avant ?…

Avec un tel produit, construire va devenir un jeu d’enfant ! S’inspirant – sans doute – d’une célèbre marque de briques en plastique, l’ingénieur italien Flavio Lanese, a créé un nouveau système constructif à sec qui se nomme « SpeedyBrick ». Une invention reconnue par le Bureau européen des brevets (European patent office) de Munich qui y a trouvé les trois caractéristiques nécessaires à une protection des droits au niveau international : innovation, créativité (!) et capacité d’industrialisation. L’inventeur insiste sur le long processus de reconnaissance de son travail, démarré en 2012.

Sur le caractère d’industrialisation, les blocs peuvent être réalisés en plastique, comme leurs illustres aînés (nées en 1958 sous leur forme actuelle), mais également en bois ou en composite. Et ils resteront tous capables de s’assembler entre eux, la géométrie étant conservée. Les plots, évidés, servent au passage des gaines tandis que l’intérieur des briques n’est pas creux mais rempli de polystyrène isolant. Un système d’écrou permet de les solidariser et de répondre aux contraintes de la construction parasismique.

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Blocs construction

Remonté à bloc

L’ingénieur a livré son sentiment sur le blog « L’Italie qui fonctionne » : « Je les imagine dans des magasins pour l’amélioration de l’habitat : tout le monde pourra en acheter une ou deux caisses, les mettre dans la voiture, dans l’ascenseur et construire n’importe quoi« . Le marché visé ? Celui du bricolage et des travaux d’aménagement de l’habitat en remplaçant les traditionnelles plaques de plâtre. Les briques seraient « simples, rigides, durables, renforcées, modulaires et réutilisables, ne génèrent pas de poussière ni de gravats« . La seule limite serait l’imagination (et le talent) des utilisateurs, selon Flavio Lanese, qui ne renierait pas le slogan de la firme de Billund (Danemark).

Il précise recevoir de multiples demandes, de la part de particuliers et d’entreprises souhaitant devenir partenaires, afin de réaliser des box pour auto dans les arrière-cours, des cabines pour les stations balnéaires si prisées en Italie, ou des aménagements intérieurs de bureaux et d’habitation. L’inventeur annonce même pouvoir confectionner des SpeedyBricks en terre cuite ou en pierre. Cependant, difficile d’en savoir plus sur le poids, les dimensions et le coût de son invention, le site Internet de SpeedyBrick se bornant à une simple page d’accueil, sans aucune indication. Et la date de commercialisation n’est pas évoquée. De là à penser que cette solution ne casse pas des briques…

Source : www.batiactu.com

Un Nantais, inventeur des bio-façades


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L’universitaire nantais Jack Legrand est un des concepteurs des bio-façades.

L’universitaire nantais, créateur du Gepea, est la cheville ouvrière d’un projet de bio-façades unique au monde.

Anne Hidalgo, la maire de Paris, a été séduite plus vite que les Nantais.

Dans quelques années, la maison des chercheurs située dans le 13e arrondissement de la capitale sera couverte d’un double voile de verre qui retiendra quelques millions de micro-algues.

Des micro-algues pourront produire des protéines et des polysaccharides

« Allongés » au soleil, ces végétaux microscopiques pourront à la fois réduire la consommation énergétique du bâtiment, transformer le CO2 en oxygène et produire des molécules complexes comme les protéines ou des polysaccharides…Pour Jack Legrand, ce choix de « réinventer Paris » est l’aboutissement d’une belle recherche enclenchée au début de l’ère binaire. C’est à ce moment-là que l’universitaire installé à Saint-Nazaire crée le Gepea, le laboratoire de génie des procédés. Il réunit les forces régionales majeures de cette science qui vise « à optimiser les procédés de mise en œuvre des matières premières pour obtenir des produits à applications multiples ».

Autour de la table des idées, il y a alors le laboratoire universitaire qu’il dirige, l’École des Mines et Oniris. Une force de frappe à laquelle le CNRS n’a pas manqué de s’associer.

Ce groupement développe quatre axes de recherche. Le premier concerne l’ingénierie de l’environnement et les procédés de traitement de l’eau et de l’air. Le second s’intéresse aux procédés de valorisation des déchets, à l’optimisation énergétique et à l’utilisation de l’énergie dans la ville. Une troisième branche se penche sur les procédés de modification thermomécanique et chimique de la matière pour faire de l’agroalimentaire ou des matériaux.

Et le dernier travaille sur les bio procédés en milieu marin. « Il étudie les procédés de culture et de valorisation des micro-algues, explique Jack Legrand. Ces végétaux unicellulaires microscopiques sont de vrais trésors. Au labo, on essaie de domestiquer cette culture dans des bio réacteurs pour les transformer ».

C’est ce sur quoi se penche la plateforme Algosolis créée récemment à Saint-Nazaire par le Gepea.

Des bâtiments économes et producteurs

En discutant avec Anouk Legendre du cabinet d’architectes parisien XTU, Jack Legrand imagine alors l’installation verticale de caissons de culture de micro-algues sur les bâtiments. « On a développé le système sur une cabane installée à Saint-Nazaire. Le procédé a obtenu un financement du fonds unique interministériel, le FUI, de 1,7 million d’euros. Et il va être expérimenté à Champs-sur-Marne près de Paris. L’intérêt de cette bio façade de verre, décollée des murs des bâtiments est d’améliorer les échanges de chaleur entre la culture et le bâtiment et de cultiver les micro-algues pour la fabrication de produits agro-alimentaires, de cosmétiques, de compléments alimentaires comme la fameuse spiruline. Et on pourra à l’avenir utiliser les produits de chaudière et les effluents du bâtiment pour nourrir cette agriculture »

Auteur : J.-D.Fresneau

Source : www.presseocean.fr

Les futurs abris des réfugiés ont été conçus à Toulouse


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Un abri Rescooz en pleine construction.

Jean-Claude Escriva, inventeur toulousain, a créé une maison en palette constructible en une journée. Ce type de logement va servir à abriter les réfugiés sans domicile.

«Avant tout c’est l’histoire d’une volonté sociétale qui vise à remettre le réfugié au centre du sujet et ne pas le laisser dans l’attente». Avec son abri d’urgence Rescooz, l’inventeur Jean-Claude Escriva espère bien venir en aide aux populations déplacées en mal de logement. La maison de fortune Rescooz multiplie les avantages tout en restant abordable avec un prix avoisinant celui d’une tente temporaire. D’ici peu, les Nations Unies devraient d’ailleurs opter pour la solution Rescooz, qui possède une durée de vie de 6 ans, un atout non négligeable en comparaison des six mois de longévité d’une tente classique. L’un des autres points forts de cet abri est sa vitesse de construction. «Il faut moins d’une journée pour monter un bâtiment de 25 m² en s’aidant simplement d’un marteau, d’une visseuse et d’un niveau. L’idée est que le réfugié construit lui-même son habitat», explique Jean-Claude Escriva. Grâce à ce logement solide, les exilés retrouvent «leur sécurité et leur intimité», des valeurs chères à l’innovateur toulousain.

Humanitaire et écologique à la fois

Rescooz s’oriente également vers une approche écologique, la structure étant intégralement conçue en palettes en bois assemblées grâce à la technologie Sylcat, brevetée par Jean-Claude Escriva. «C’est comme emboîter des Légo», s’amuse le créateur de l’abri. Des plaques en bois recyclés sont positionnées sur les façades extérieures de la fondation pour faire office de mur. Deux fenêtres, en verre ou en plexiglas, sont également installées sur chaque logement.

Il a fallu à peine plus d’un an à Jean-Claude Escriva pour finaliser ce projet, dont la commercialisation débutera en mars prochain. Concernant le ravitaillement en matériaux, le groupe PGS, leader européen de la palette bois, se charge de fournir l’inventeur toulousain en fonction de ses besoins. Jean-Claude Escriva, qui travaille seul dans son atelier de Ramonville, bénéficie également du soutien du ministère des Affaires Etrangères qui l’accompagnera au salon de l’humanitaire DIHAD à Dubai, du 21 au 23 mars prochain. Une opportunité à ne pas manquer pour séduire les ONG en quête de solutions de relogement.

Le chiffre : 70

Palettes >par maison. Un abri Rescooz de 25 m2 nécessite 70 palettes pour sa construction. Il faut compter environ 8 heures pour terminer la construction d’une maison.

Auteur : Benjamin Lacombe

Source : www.ladepeche.fr

Et si on construisait des maisons en briques de champignons ?


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Briques de mycélium

Un artiste et inventeur californien développe, depuis plusieurs années, un concept d’utilisation du mycélium (la partie racinaire des champignons) pour construire des éléments d’intérieur. Le procédé, relativement simple, est peu gourmand en ressources, tandis que le matériau présente des caractéristiques intéressantes. Découvrez lesquelles.

Et si les fourmis avaient tout compris en faisant pousser des champignons dans leurs fourmilières ? C’est ce que semble croire Phil Ross, un spécialiste américain des biomatériaux, qui a même développé la « mycotecture », croisement entre l’architecture et… le mycélium, la partie végétative filamenteuse des champignons. Selon lui, tout ce qui nous entoure – et en particulier les matériaux composites et plastiques – pourrait être remplacé par des éléments biologiques produits par ces organismes particuliers. Il envisage donc des applications variées dans l’industrie automobile, l’aérospatiale, la confection et même la construction.

D’autres sociétés américaines, comme Ecovative Design, avaient envisagé d’utiliser la culture contrôlée des champignons pour produire des panneaux isolants. Car le mycélium grandit vite – plus que le bois – et se contente de peu. En retour, il produit un biomatériau facile à contenir dans des moules – ce qui élimine toute opération d’usinage ultérieure – résistant et léger. Organisé en filaments, il consomme les nutriments de son environnement pour constituer un réseau toujours plus dense. Une vidéo de la société MycoWorks, fondée par Phil Ross, montre en quelques étapes, comment produire une brique organique à partir d’un échantillon de champignon prélevé dans la nature.

Léger, résistant et ininflammable

Le milieu de culture initial est un gel d’agar-agar, issu d’algues rouges. Le tissu fongique y est placé pendant quelques jours, pour que les filaments de mycélium se reconstituent. Rappelons que la partie consommable des champignons – le sporophore – n’a qu’une durée de vie limitée, alors que le mycélium reste vivace dans le sol pendant des années. Pendant ce temps, il est recommandé de préparer un deuxième milieu, à partir de déchets agricoles, de sucre, de nourriture pour chat et de boisson énergisante. Sur ce second substrat, le mycélium pourra prendre du volume sur une durée de 3 à 7 jours. La masse fongique, une fois retirée du récipient, est fractionnée en petit morceaux qui sont placés dans des moules aux formes variées. Les briques ainsi formées sont mises à sécher pendant une semaine. Durcies, elles sont placées dans un four classique, afin de tuer le micro-organisme : après cette dernière étape, les briques sont prêtes !

Phil Ross met en avant des caractéristiques de résistance, de capacité d’absorption des chocs et déformations plus grande que les parpaings ou le béton. Le matériau organique est également léger (moins dense que l’eau, il flotte), ininflammable, et il possède la capacité de fusionner avec lui-même en réalisant une soudure naturelle. De quoi produire des éléments d’intérieur (panneaux, tuiles, briques) mais aussi de l’ameublement. Les qualités structurelles restent encore à démontrer, mais la réalisation de composites avec du bois est une piste prometteuse sur laquelle MycoWorks travaille. De là à imaginer des maisons organiques qui pousseraient comme des champignons, il n’y a qu’un pas.

Avantages et inconvénients

  • Léger
  • Résistant aux chocs
  • Biodégradable
  • Ininflammable
  • Aucun COV
  • Aussi performant que le polystyrène
  • Procédé encore artisanal
  • Temps de fabrication relativement long pour que le mycélium se constitue
  • Solidité dans le temps ?

Auteur : G.N.

Source : www.batiactu.com