Anti-moustiques : Un inventeur péi met au point une formule inédite


L’entrepreneur réunionnais David Tortillard a créé un anti-moustiques à partir d’actifs 100% d’origine naturelle, baptisé Néokiz. Un produit qui se place directement dans le bac d’adoucissant de la machine à laver.

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David Tortillard, gérant de Mascareigne Diffusion, inventeur de Néokiz

C’est une première mondiale. David Tortillard, gérant de l’entreprise Mascareigne Diffusion, basée à Saint-Leu, a mis au point un produit inédit en matière d’anti-moustiques, baptisé Néokiz. Le concept ? Des microcapsules d’origine naturelle qui se fixent sur les vêtements durant le lavage. « L’idée m’est venue alors que je travaillais pour un fournisseur de textile qui utilisait la technicité des microcapsules », explique l’autodidacte.

S’en sont suivies quatre années de recherche pour mettre au point la formule, désormais brevetée, à base de citriodiol (composé organique extrait de l’huile essentielle d’Eucalyptus Citronné) et d’huile essentielle de lavande, associés à un adoucissant neutre. « Il suffit de le mettre dans le bac d’adoucissant, et le produit vient agir en fin de lavage, il se fixe sur les fibres textiles ». L’effet répulsif agit ensuite lorsque le linge entre en contact avec la peau, moment où les microcapsules se cassent, et peut durer jusqu’à sept jours.

« Les spray anti-moustiques sont chimiques »

Point fort de ce produit, selon son inventeur, son côté « naturel » et sans danger pour l’homme. « Les spray anti-moustiques sont chimiques, et on n’a pas encore assez de recul pour voir les effets néfastes, on le saura d’ici peu », s’inquiète-il, avant d’assurer : « Pour Néokiz, nous avons fait tout les tests cosmeto et toxicologiques, il n’y a pas de problème ». Le produit est seulement déconseillé aux femmes enceintes et allaitantes ainsi qu’aux bébés de moins de trois mois, faute d’avoir pu effectuer les tests nécessaires.

Pour l’instant, Néokiz est distribué dans les pharmacies de Polynésie, des Antilles et de La Réunion, ainsi que sur Amazon, et a vocation à s’exporter à l’international. Alors qu’il est en train de réaliser une levée de fonds, David Tortillard aimerait pouvoir créer une unité de fabrication sur notre île, qui servirait à fournir la zone Océan Indien. « Ça pourrait engendrer huit emplois », estime-t-il.

« Aucune aide de la part des institutions »

Mais l’entrepreneur tient à souligner ici son amertume vis-à-vis des institutions : « Je n’ai eu aucune aide pour monter mon projet, alors même que mon entreprise est basée à la Réunion. Cela sous prétexte que j’ai effectué les recherches en laboratoire en métropole, alors qu’il n’était pas possible de le faire ici », explique-t-il, contrarié.

« Des tas d’idées se retrouvent sans suite à cause de ça, car si on ne peut pas lever de fonds propres, on est bloqué ». S’il se dit très déçu, l’entrepreneur n’en est pour autant pas freiné dans ses ambitions. Il souhaite désormais développer, sur le même procédé, des anti-tiques, anti-poux, antimycosique et anti-puces. Affaire à suivre !

Auteur : Marine Abat

Source : www.zinfos974.com

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