Gilbert Marqué a perfectionné sa machine


Agriculture – Pelage de l’ail

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Gilbert Marqué à côté de la machine, à gauche, son épouse et Bernard son fils.

Gilbert Marqué, aujourd’hui à la retraite, est, depuis sa jeunesse, un inventeur de nouvelles machines agricoles. Il réside depuis toujours, avec son épouse, à la ferme de l’«Estagne», située sur les contreforts des coteaux nord de la commune, près de la Tapaule. Ayant vendu la majorité de ses terres, il a cependant gardé 4 hectares qu’un de ses fils, Bernard, exploite maintenant en pratiquant de la polyculture, dont 2 ha d’ail.

L’ail produit est remarquable mais nécessite un pelage manuel, ce qui grève le prix de vente. Ayant acheté, il y a deux ans, une machine à brosser l’ail avec cylindre tapissé d’une grosse moquette, le résultat final présentait un ail qu’il fallait repasser à la main. C’est alors que Gilbert a eu une idée géniale. Pour dégrossir parfaitement l’ail avant son passage au brossage, tout en gardant la machine initiale, il fallait, en amont, une machine qui puisse enlever les premières pelures avant de passer au brossage.

Une machine révolutionnaire ! La voici en détail : tout d’abord, un système d’entraînement composé d’un simple moteur électrique de 1 CV relié à un démultiplicateur de vitesse, lui-même lié à une boîte de vitesses de camion auquel on ajoute une poulie, de manière à obtenir un système lent.

En second lieu, a été créé un cylindre rotatif de plus de 2 mètres de diamètre de grillage à tissage carré de 4 centimètres. Le travail du pelage se fait donc à la fois par le frottement contre le grillage très doux et entre toute la masse des têtes. Grâce à un système de godets, l’ail passe alors dans la machine de brossage pour arriver quasi impeccable.

Pour compléter, il faut savoir que cette nouvelle machine a été fabriquée entièrement avec du matériel de récupération; par exemple, la chaîne spéciale utilisée pour entraîner le tout provient d’une ancienne moissonneuse-lieuse, et les châssis d’anciens tracteurs. Lorsque l’on parcours les environs de la ferme, on découvre d’anciennes machines créées, comme une des première planteuse de pommes de terre faite grâce à des jantes de 2 CV.

Bravo à toute cette famille lomagnole !

Source : www.ladepeche.fr

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