Article de presse

La zéodratation : l’Orléanais inventeur de ce procédé innovant pour sécher des aliments est en quête d’un industriel


L’Orléanais Dominique Boutaud, 73 ans, craint que son invention, utilisée au Canada et en Colombie, ne connaisse pas la destinée qu’elle mériterait.

Dominique Boutaud possède un petit démonstrateur dans sa maison d’Orléans.

La « zéodratation par confinement », voilà un nom barbare pour un procédé de séchage sous vide, plus économique que la lyophilisation. Il a été inventé par l’Orléanais Dominique Boutaud, 73 ans, ancien glacier et chocolatier. Il a déposé un brevet en 2008.

Cette technique permet de sécher – afin de les conserver – des aliments, fruits, viandes, herbes médicinales… et même des plaquettes de sang !

L’ananas, par exemple, est coupé en petites lamelles. Celles-ci sont posées sur un plat, que l’on glisse dans le « zéodrateur », sous une couche de billes de zéolithe. C’est une argile volcanique, de synthèse en l’occurrence.

Une technique plus économique que la lyophilisation, selon l’inventeur.

La machine est refermée. Sous vide, la zéolithe absorbe l’humidité des aliments mais bloque les nutriments, vitamines, etc., qui se redéposent sur les tranches de fruit. Celles-ci seront bientôt prêtes à être emballées pour servir d’amuse-bouche, par exemple. La zéolithe est réutilisable de nombreuses fois.

« Cette technique préserve 20% de principes actifs de plus que la lyophilisation », précise Dominique Boutaud.

En dix ans, le fondateur de l’entreprise Millennium Energy a ainsi fait fabriquer une quinzaine de machines, de diverses grandeurs. La plus grosse mesure 2,20 mètres de diamètre et peut contenir cent plateaux. Il a réalisé un chiffre d’affaires de 200.000 euros en 2020.

Les machines existent en différentes tailles.

Trop méconnu

Sous la marque Zeodry+ en Europe, les zéodrateurs sont principalement installés à Victoriaville, au Québec, où l’Orléanais a créé l’entreprise Zeodratation+Plus Canada. Et en Colombie, où il est actionnaire de l’entreprise Zeotropic of Colombia, « qui peut traiter 300 kilos deux fois par jour ».

Mais il regrette que la « zéodratation par confinement » et tous ses avantages restent méconnus. Alors que le procédé peut intéresser aussi bien l’industrie agroalimentaire que cosmétique.

« À mon âge, je ne veux pas m’arrêter, je veux participer au développement. Mais je ne peux pas tout faire. Il faudrait qu’un industriel s’intéresse à cette innovation, pour industrialiser le procédé. Ce serait dommage de l’enterrer. »

Auteur : Carole Tribout – Source : www.larep.fr

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