Aux Mées, l’inventeur d’un récupérateur d’eau se désespère


Ses idées ne sont pas prises en compte

André Arnaud est en colère. Il en a assez d’entendre les discours moralisateurs des pouvoirs publics et autres sur la nécessité de ne pas gaspiller cette ressource précieuse qu’est l’eau. Tout cela selon lui, « n’est que pure hypocrisie ». La raison de cette prise de position aussi catégorique? Il vient d’inventer un « récupérateur d’eau » qui permet de réutiliser l’eau de la douche pour la chasse d’eau des toilettes. Un système qui se présente sous la forme d’une colonne, équipée d’un filtre : « Ce qui permet une économie de 20% sur la facture d’eau ».

Astucieux ! Oui, mais personne ne veut le commercialiser. Cet ancien compagnon, plombier-chauffagiste, n’en est pas à son coup d’essai. Dès 2002, nous lui avions consacré des articles. A l’époque, il avait trouvé un système permettant de recycler les eaux usées, mais non polluées « celles ayant servi par exemple au nettoyage des légumes » pour l’arrosage du jardin. Avec son brevet en poche, il avait démarché les entreprises du secteur et contacté les élus du département. En vain !

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André Arnaud, un inventeur malin mais en mal de reconnaissance lorsqu’il s’agit de « commercialisation ».

Trop de frilosité

Pour vendre sa nouvelle invention, il a à nouveau sonné à de nombreuses portes. Il participe même à tous les colloques sur l’eau dans la région. Il a rencontré Danielle Mitterrand et a tenté de se faire connaître auprès de la Fondation Nicolas-Hulot. « Ils m’ont demandé d’acheter un livre à 8 et ensuite ils m’ont dit que leur rôle n’était pas de m’aider ! », se désespère l’inventeur. Par contre, des particuliers, après avoir lu nos articles, ont déniché ses coordonnées, lui qui partage sa vie entre Marignane, pour le travail, et Les Mées, pour tout le reste. Ils l’ont appelé et lui ont demandé de venir installer le dispositif chez eux.

Mais André Arnaud a refusé. À 53 ans, il tient à rester salarié. Impossible selon lui de se lancer seul dans une si grande aventure:  » Il faut un gros investissement et un bon carnet de commandes « . Il a aussi rencontré des maires : « Beaucoup trop frileux. Aucun ne veut se lancer, ça ne les motive pas « .

Les chefs d’entreprise ? : « Ils disent qu’ils ont besoin de financements publics « . Le coup de grâce, il l’a eu récemment, en regardant un reportage à la télévision. Un inventeur britannique y présentait un système très proche du sien. « Mais eux l’ont commercialisé. Ils agissent !  »

Auteur : Emmanuelle Elbaz

Source : www.laprovence.fr

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