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Évolution de la roue


Selon plusieurs archéologues, l’invention de la roue est attribuée à la Mésopotamie (Irak), vers 3 500 ans avant Jésus-Christ, donc depuis environ 5 500 ans. On sait que les premières roues étaient pleines, en pierre d’une pièce ou en bois et elles étaient constituées de 3 à 4 pièces  assemblées. Cette invention facilita le déplacement des chariots, ils étaient mus par des chevaux ou par la force physique humaine. Les roues à -rayons et à jantes, beaucoup plus légères, sont apparues il y a environ 2 000 ans avant Jésus-Christ, donc il y a environ 4 000 ans. Ces roues, solidaires de l’essieu, constituaient un axe qui reliait deux roues situées d’un côté et de l’autre de la caisse.  Pour réduire le frottement entre l’axe et le châssis, on a mis au point diverses méthodes, dont un trou dans un madrier, tenant le rôle de membrure; ce trou étant rempli de galets lubrifiés avec de l’huile.

Par après, les roues seront montées sur leur axe avec des roulements à billes ou on utilise un palier hydraulique. L’utilisation de l’une ou l’autre de ces méthodes assure une liaison mécanique fiable, avec un minimum de frottements. De l’invention de la roue sont nés différents moyens de transport comme :

Le pousse-pousse

Né au Japon vers 1868, voiturette à 2 roues, tirée ou poussée par un homme, utilisée encore de nos jours, par exemple en Inde. Ce mode de transport fut très en vogue chez les aristocrates japonais et chez les geishas, à tel point que des taxis furent créés. Petit à petit, ce véhicule a subis plusieurs améliorations.

La calèche

Voiture à traction animale venue du centre de l’Europe au l8e siècle, tirée par un ou plusieurs chevaux. Au fil du temps, elle subit plusieurs évolutions. Au 19e siècle, la calèche devient une voiture élégante, servant essentiellement à la promenade par beau temps. Elle fut alors à la mode à Paris. Elle était attelée à 4 ou 6 chevaux, dont ceux de gauche étaient montés chacun par un postillon.

La diligence

L’immensité de l’Amérique du Nord popularise la diligence tirée par plusieurs chevaux. A partir de 1818 de grands servi-ces de transport s’organisent et la diligence devient de plus en plus importante. À son meilleur la grande diligence est divisée en 3 compartiments ; de l’avant vers l’arrière, le coupé (parfois le cabriolet), la berline ou l’intérieur et la rotonde. La diligence sera remplacée par le chemin de fer.

Les voitures

Les premières en 1771, dont le fardier, construit par Joseph Cugnot est, en général, considéré comme la première automobile. Propulsé par un moteur à vapeur et destiné au transport de canons, sa vitesse plafonnait à 3,5 km/h. Jusqu’à la fin du 19e siècle, à quelques exceptions près, toutes les automobiles sont mues par un moteur à vapeur.

Les premiers essais de propulsion par un moteur à combustion interne sont dus à Isaac de Rivaz, de nationalité Suisse, dès 1807. On suivit son exemple en Angleterre par Samuel Brown, mais c’est en France, en 1862, qu’Étienne Lenoir, d’origine belge, mis au point le premier moteur à combustion interne, véritablement opérationnel, un 2 temps sans compression préalable. Le moteur à essence ne s’imposa qu’après 1876, quand le cycle à 4 temps commença à être utilisé. C’est en 1883 que les français, Édouard Dlamarre Deboutteville et Léon Molandrin équipèrent pour la première fois un véhicule routier avec un moteur à 4 temps.

La bicyclette

La bicyclette moderne, telle que nous la connaissons, date seulement de la fin du 19e siècle, de 1885 exactement. L’histoire du vélo commença en fait avec la fameuse draisienne, inventée par le baron allemand Karl Drais von Sauerbronn ; elle fut présentée en 1817 dans les jardins du Luxembourg à Paris. Elle était munie d’une direction à pivot que commandait une sorte de gouvernail, ancêtre du guidon et mue par l’action alternée des pieds sur le sol. La naissance de la bicyclette moderne revient à deux modestes artisans, établis à Paris comme serruriers–constructeurs de voitures. En 1861, Pierre Michaux et son fils Ernest eurent l’idée, en réparant une draisienne, de fixer au moyeu de la roue avant un repose-pieds puis de s’en servir pour faire tourner la roue ; le pédalier était né.

En 1869, le Français André Guilmet fit construire un vélocipède dont les pédales, situées dans la position centrale actuelle, étaient en liaison avec une chaîne qui transmettait le mouvement à la roue arrière. Malheureusement, un an plus tard Guilmet fut tué pendant la guerre franco-prussienne, et son invention tomba dans l’oubli. Il fallut attendre 1879 pour que l’Anglais Harry Lawson relance la même idée. Avec l’aide de l’industriel J.K. Stanley, Lawson présenta en jan-vier 1885 la Rover Safety. Enfin, c’est en 1879 que le suisse Hans Renold, diplômé de l’école polytechnique de Zurich, émigré en Angleterre, inventa la chaîne à rouleaux telle que nous la connaissons aujourd’hui. La bicyclette avait pris sa forme définitive.

Transmissions

Vers 1900, les courroies, la chaîne et l’arbre, c’est à dire les trois systèmes principaux de transmission de l’énergie produite par le moteur à la roue arrière motrice, sont apparus dès le début de la moto. La chaîne adoptée dès l’origine (1897), ne varia jusqu’en 1972, où apparaît la chaîne Duplex de l’Anglais Raynolds, une chaîne double. En 1982, Yamaha équipe la Ténéré d’une chaîne à joints toriques, étanche et autolubrifiante. Depuis le lancement du modèle originel au début des années 1980, le nom Ténéré a incarné chez Yamaha toute une lignée de trails barou-deurs dédiés à l’aventure sportive. Ces premiers modèles Ténéré ont fidélisé d’innombrables motards tout au long des années 1980-1990. Précédé d’une exceptionnelle réputation de longévité, de performances remarquables sur route comme en tout-terrain, de grand confort sur longues distances et d’aisance en terrain hostiles, la machine a été l’une des modèles les plus vendus de la marque à travers toute l’Europe.

Sa réputation de polyvalence était telle qu’elle est devenue la moto de prédilection d’un grand nombre de globe-trotters ; à ce jour le modèle initial et ses successeurs ont sans doute bouclé plus de tours du monde que tout autre « mono ». Voir la toute nouvelle XT660Z Ténéré.

Motocyclette à 4 temps

Les Allemands Wilhelm Maybach (1846-1929) et Gottlieb Daimler (1834-1900) construisirent en 1885 une moto à cadre et roues en bois, mue par un moteur à combustion interne selon le cycle à 4 temps. Ce moteur développait 0,5 chevaux et permettait une vitesse de 18 km/h. La réalisation d’un tricycle à moteur à pétrole, attribuée à l’Anglais Édouard Butter, intervient 3 ans plus tard, en 1888.

La première moto de série

Les frères Hildebrand (Allemagne) forment un partenariat avec Alois Wolfmuller et construisent en 1894 une moto produite à plus de 1 000 exemplaires. Cette moto possède un cylindre à refroidissement à eau jumelé à un engin à 4 temps de 1488 cc. Construite en Allemagne et en France de 1894 à 1897, ces motocyclettes furent les premières produites en série. Nous pouvons observer des exemples de la « Motorad » au Musée Deutsches Zweirad en Allemagne, au Science Museum à Londres, Angleterre et au Henry Ford Museum à Detroit, Michigan.

Motocyclette à 2 temps

La mise au point du premier moteur à 2 temps fonctionnant sur une motocyclette est attribuée au Français Cormery (brevet du 20 août 1900). En 1901, un autre Français, Le Cordonnier, fit breveter son moteur Ixion, qui marqua les débuts du distributeur rotatif. Il  sera popularisé par le modèle Tour du monde de la firme belge Gillet d’Herstal, en 1919. Parallèlement, l’Anglais Alfred A. Scott travaillait sur le premier bicylindre à 2 temps, qui obtint son british patent le 11 février 1904, mais ne sera cons-truit qu’en 1908, à 6 exemplaires. Le moteur à 2 temps n’arrivera vraiment à maturité que vers le milieu des années 30, grâce, en particulier, aux recherches effectuées en Allemagne par la société DKW. L’histoire de DKW commence en 1907 avec la -création d’une entreprise mécanique, par J.S. Rasmussen qui portait comme nom Motorenwerke Rasmussen en Zschopau, en Allemagne.

Le nom DKW fut son nom de marque en 1922 et qui signifiait « Dampf-Kraft-Wagen » (véhicules mus par la vapeur), rapidement popularisé sous le slogan « Das kleine Wunder » (la petite merveille). Revenant un peu en arrière, en 1907, elle produit un petit  moteur de 18 cm3 pour jouets. Il sera porté, par la suite, à 118 cm3. Ce moteur sera monté comme moteur auxiliaire de bicyclette. La production d’un véhicule complet commence en 1922, avec un modèle à 142 cm3, avec variateur de vitesse en option. En France, la société SIC adapte le moteur auxiliaire à ses bicyclettes, puis commercialise des motos complètes avec le 142 cm3. Dès 1925, DKW utilise des moteurs à compresseur. En 1929, une 500 cm3 à refroidissement liquide est commercialisée (100 km/h. 14cv, boite 3 vitesses.).

Il faut attendre 1930 pour voir apparaître le moteur monobloc, incluant une transmission finale performante, qui existera aussi en version 600 cm3. DKW fera d’importants travaux dans le fonctionnement du moteur à deux temps qui équipe tous ses véhicules, mais les brevets seront déposés par un certain Adolf Schnurle. Pour l’anecdote, une 125 DKW servira de modèle à la première Yamaha.

Le scooter

Contrairement à ce que l’on croit, ce n’est pas en 1945 que le Scooter fut inventé, mais c’est en 1902 dans la ville de Blois en France que Georges Gauthier inventa sous le nom d’auto-fauteuil une motocyclette dont les roues de faible diamètre et le cadre ouvert permettaient au conducteur d’être assis ; bénéficiant également d’un tablier de protection, c’était bien un scooter. Il fut fabriqué jusqu’en 1914. D’autres modèles de scooter furent produits ensuite. Mais c’est à partir de 1946 que la Vespa italienne connut un succès sans précédent, suivi d’une période de déclin, jusqu’à ce que Peugeot en collaboration avec Honda lance en 1982 un scooter moderne.

Le pneu

En 1888, un jeune vétérinaire écossais, travaillant en Irlande, John Boyd Dunlop (1840-1921), voyant son fils avancer péniblement sur son tricycle, eu l’idée du pneu. Les premières usines de pneus ont été créées à Dublin (Irlande) en 1889. Ces premiers pneus avaient l’inconvénient d’être difficiles à réparer lors des crevaisons qui ne manquaient pas de survenir.

Un grand pas fut franchi en 1891 avec l’industriel Édouard Michelin qui mit au point le pneu démontable avec chambre à air. Ce nouveau pneu sera immédiatement testé par Charles Terrant, lors de la course cycliste Paris-Brest-Paris qu’il remporta. Le pneu à chambre à air fut définitivement adopté à l’automobile par les frères André et Édouard Michelin. L’invention du pneu va révolutionner le monde du vélo, des industries automobiles et aéronautiques. Les pneus permettent un transport plus rapide sur une longue distance, ce qui nous permet de voyager. Cette possibilité de déplacement rapide a dut contribuer d’une façon  fulgurante à l’évolution de l’humanité sur bien des rapports (commercial et culturel).

Dans le même ordre d’idée, nous n’avons plus besoin de nous déplacer physiquement pour certaines transactions commerciales ; l’invention de l’informatique nous permet, en un clin d’œil, un déplacement virtuel inimaginable il y a de cela quelques années déjà. Cet article ne se veut pas exhaustif, ce n’est qu’un aperçu, le sujet est très vaste, bref un gros merci pour cet ancêtre qui a eu cet éclair de génie en imaginant et réalisant la roue.

Auteur : Alain Assad

Source : www.passionperformance.ca

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