Il a créé une remorque à vélo citadine et repliable


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Carlos Rubia avec sa remorque dans les rues de Pamiers.

Carlos Rubia, un Appaméen, vient de créer une remorque à vélo adaptée à la ville et repliable. Le fruit de quatre ans de travail. Il lance la commercialisation.

Avec son invention, il compte bien révolutionner la pratique du vélo en ville. «Jusqu’ici, il n’existait pas de remorque permettant de passer dans des rues étroites ou entre les voitures. On n’en voit pas dans les grandes villes», explique Carlos Rubia. Cet Appaméen, ferronnier d’art, a résolu le problème avec sa suiver, une remorque à vélo citadine et repliable. Un produit qui selon lui «répond à un besoin».

Voici quatre ans que Carlos Rubia travaille sur ce projet. L’idée lui a germé dans la tête quand il fut confronté au problème. «Dans un magasin, je ne trouvais pas la remorque appropriée. Alors, j’ai décidé d’en créer une», raconte-t-il.

Cela lui prendra quatre ans. Il y engloutit son temps, ses économies, mais mène son projet à bien. «La conception prend beaucoup de temps», avoue-t-il. Il a fallu par exemple, trouver un système de sécurité adapté aux manœuvres et arriver à un produit très simple d’utilisation.

Après la conception, le brevet déposé, il a fallu passer à la réalisation. Pas facile non plus de trouver un industriel pour fabriquer la remorque. Si le mât arrière est fait en France, la remorque, elle, est réalisée en Espagne. «J’aurais voulu, mais il n’était pas possible de rester en France», regrette l’inventeur.

Aujourd’hui, il est donc en mesure de proposer ses premiers produits à 310 € sur un site Internet. Un site qui sert à cet inventeur à faire connaître son produit. On peut ainsi y découvrir un petit film publicitaire tourné dans les rues de Foix. Il montre bien tous les atouts de la suiver. Ne reste plus qu’à passer à la commercialisation. «L’usine est dans les starting-blocks pour débuter la fabrication», assure-t-il. Mais ce dernier ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il a déjà conçu plusieurs accessoires qui se rajoutent à la remorque : une caisse à bouteilles, un tapis de sol… Pour les développer, il lui faut 15 000 €. Il va donc, courant janvier, lancer une levée de fonds sur Internet.

Site web : www.suiver.eu

Le chiffre : 20

modèles > En stock. Pour le moment, c’est ce dont dispose Carlos Rubia.

Jusqu’à 30 kg homologués

La suiver est adaptable à plus de 85 % des vélos vendus dans le commerce. Elle est réglable selon la taille de la roue. Il s’agit d’une petite remorque en acier doux, recouverte de peinture antirouille, qui pèse 7 kg. Elle peut contenir 15 bouteilles et jusqu’à 30 kg homologués. Afin de passer entre les voitures, elle est à peine plus large qu’un vélo. Et cerise sur le gâteau, elle se replie en un tour de main sur votre porte-bagages. Ainsi, pas besoin de la démonter, ni de la ranger.

Auteur : E.D. – Source : www.ladepeche.fr

Canada / Une invention qui met le vélo de l’avant


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Xavier Peich

Voulant faire de la bicyclette le moyen de transport par excellence en ville, une entreprise montréalaise s’est résolue à éliminer tous les «irritants» qui lui sont associés.

Dans les bureaux de SmartHalo, quelques dizaines d’employés s’affairent. Ils programment, soudent et assemblent les composantes d’une petite boîte noire, pas plus grande qu’une rondelle de hockey.

Pourtant la liste de ses fonctions est longue: guide GPS, appareil d’enregistrement des déplacements, système d’alarme et phare. «Nous nous sommes longuement interrogés sur les manières de transmettre de l’information aux cyclistes sans les déranger», explique Xavier Peich, co-fondateur et directeur des affaires chez SmartHalo.

En effet, le boîtier n’est pas muni d’un écran d’affichage, mais d’un cercle lumineux qui permet par exemple d’indiquer sur quelle rue tourner. Le tout se fait grâce à connectivité avec le téléphone intelligent de l’utilisateur. On peut ainsi entrer les coordonnées d’un trajet dans son cellulaire, puis le ranger, car la navigation se fait avec les voyants lumineux de l’invention.

Verrouillé par un système magnétique, le SmartHalo ne peut s’enlever que si l’on possède la clef vendue avec l’appareil, le protégeant ainsi du vol. L’idée est de pouvoir laisser presque en tout temps la petite boîte sur le guidon de son vélo. «La recharge qui ne devrait pas prendre beaucoup plus de temps que celle d’un cellulaire, soit quelques heures, permet une durée d’utilisation de trois semaines», assure M. Peich.

Victime de son succès

L’entreprise qui a été lancée, il y a deux années a incendié les esprits des cyclistes sur internet.

«Notre campagne de sociofinancement avait pour objectif initial 67 000$, qui a été atteint en moins de 15 heures !» -Xavier Peich.

L’invention, entièrement fabriquée au Québec, a depuis reçu des promesses d’achat venant de 71 pays dans le monde. Près de 6000 personnes ont ainsi effectué des commandes prépayées pour le SmartHalo.

Brassant déjà près de 500 000$ en promesses d’achat et en financement, la pression est grande sur la jeune équipe. «Tout cela apporte tout de même un « challenge ». Par exemple, on entrevoyait la livraison d’appareils dès mai 2016, mais il nous aura fallu la reporter à décembre de cette année», affirme M. Peich.

Ce dernier parlera des défis associés au sociofinancement lors de la rencontre TEDx au Planétarium Rio Tinto Alcan de Montréal, le 28 novembre 2016. «Il ne faut pas croire que c’est plus simple. Lorsqu’on utilise ce genre de plateforme, on ne vend pas seulement un produit, mais aussi une aventure. Les gens veulent savoir comment chaque étape avance, et ça peut être très demandant, dit M. Peich. La bonne exécution de la campagne de financement se révèle encore plus importante que l’idée qui est proposée.»

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Auteur : Emmanuel Delacour

Source : journalmetro.com

Maroc / Solar-E-Cycle : Un projet novateur qui préserve l’environnement


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Il est de ces inventions qui marient si bien technologie et environnement au point de s’empresser de les voir à l’œuvre. C’est le cas de Solar-E-Cycle. L’appellation en dit long sur la teneur du projet. Il s’agit d’une solution dédiée pour faciliter la mobilité et l’accès à l’électricité des populations rurales hors réseau et ce dans les pays en développement. Derrière cette invention se trouve la société Steinrich Cycles et qui vient de créer quatre prototypes de véhicules solaires à Rabat.

Les inventeurs souhaitent venir à la rescousse des millions de personnes qui ne peuvent se procurer un véhicule, en leur proposant un vélo qui fonctionne à l’énergie solaire. Le Solar-E-Cycle est constitué de deux vélos recyclés, reliés par une barre de métal, sur lesquels un banc et un panneau solaire ont été installés. La «voiturette» peut rouler à 40 km/h et parcourir une cinquantaine de kilomètres une fois rechargée. Une batterie au plomb et des moteurs électriques dans les roues permettent à celles-ci de tourner. Son énergie journalière de 3kWh apportera un changement systémique dans les économies des zones rurales isolées des pays en développement.

Les inventeurs visent le marché africain. Ils mentionnent, sur leur page Kickstarter, que ce mode de transport pourrait grandement aider les familles. «85 % des ménages n’ont pas accès à l’eau courante. Les femmes et les jeunes filles doivent donc, chaque jour, marcher plusieurs kilomètres pour avoir accès à l’eau. Avec ce moyen de transport, elles y auraient accès plus rapidement et pourraient aller à l’école et travailler».

Pour que ce projet aboutisse, la société a collaboré avec des partenaires marocains. «L’idée c’est de proposer ces véhicules aux populations des zones rurales, pour faire de petits trajets. Ils pourraient être mis en location pour 5 ou 10 dirhams par jour», souligne Roger Christen, fondateur du projet.

L’intérêt de cette invention peut avoir d’autres objectifs. Pour les personnes soucieuses de la préservation de l’environnement et en même temps curieuses de découvrir les paysages de la nature marocaine et sa biodiversité, le Solar-E-Cycle représente un moyen idoine pour la découverte sans pour autant polluer l’environnement.

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S’agissant de sa contribution sociale, l’invention permettra d’améliorer la mobilité des familles qui partent à la recherche de l’eau et une utilisation plus productive du temps. Dans la maison, l’électricité produite par les panneaux solaires photovoltaïques du Solar-E-Cycle permettra d’améliorer la qualité de vie.

Par ailleurs, ce moyen de locomotion pourrait bien être utilisé à d’autres desseins. En effet, les récupérateurs de déchets pourraient bien s’en servir pour faciliter le transport des ordures. Dans ce sens, un partenariat a été mis en place avec la Fédération marocaine des villes et villages verts (FMVVV) pour le développement d’un triporteur solaire pour la collecte des déchets solides recyclables dans 180 centres de collecte prévus sur le Royaume.

Avant l’annonce officielle de sa commercialisation et en attendant de nouvelles sources de financements, Steinrich Cycles mise sur la tenue de la 22e Conférence mondiale sur le climat à Marrakech pour promouvoir son projet. Les quatre prototypes de véhicules seront exposés à cette occasion, et devraient participer au Moroccan Solar Race Challenge, une course de voitures solaires organisée les 12 et 13 novembre, en marge de la COP22.

Auteur : Hakim Bahechar

Source : aujourdhui.ma

Lopifit, l’invention qui permet de faire du vélo en trottinant


Manier un vélo électrique sans pédales, et ce en marchant sur un tapis de course. Cette invention géniale nous vient des Pays-Bas, où la bicyclette est reine !

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À l’avenir, vous croiserez peut-être quelqu’un aux commandes d’un tel deux-roues. Vous aurez l’impression de voir quelqu’un faire de la marche debout sur son vélo. Mais ne soyez pas trop surpris, l’inventeur néerlandais Bruin Bergmeester s’est dit qu’il pouvait combiner la marche sur tapis avec le vélo, et il a réussi son pari. De cette étrange envie est né le concept Lopifit.

« Une toute nouvelle façon de ce déplacer » peut-on lire sur le site officiel.

En réalité, l’invention a des allures de trottinette avec des roues de vélo. C’est un peu ça à vrai dire, mais le vélo Lopifit comporte un mini-tapis de course en lieu et place de la selle et des pédales habituelles. Dès que l’on commence à marcher sur le tapis, le vélo avance et pour cause, ce dernier est relié à un moteur électrique.

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La batterie prévue pour le stockage de l’électricité a une autonomie de 55 kilomètres, ce qui est très intéressant. Ainsi, pour une utilisation classique, il ne sera pas utile de recharger le Lopifit chaque jour. Le dispositif contient également une fonction roue libre, lorsque vous entamez une descente.

Le concept a été testé par Bruin Bergmeester dans le village de Valthe, dans le nord des Pays-Bas, devant des passants amusés et parfois médusés. Le Lopifit, à qui l’on vient de trouver un financement, est désormais commercialisé au prix de 1899 euros l’unité, tandis que six coloris sont disponibles.

Voici une vidéo présentant le concept Lopifit :

Auteur : Yohan Demeure

Source : sciencepost.fr

Ce vélo électrique fonctionne à l’énergie solaire


Solar Application Lab n’est pas encore une boite très connue mais cela devrait changer prochainement et pour cause car cette entreprise a levé le voile sur un vélo électrique hybride alimenté par des panneaux solaires. Le premier prototype présenté a fait sensation, bien sûr, et cela n’a rien de surprenant car la société est basée… aux Pays-Bas.

Si vous avez eu l’occasion de vous rendre là-bas, alors vous savez sans doute que les déplacements en vélo sont courants. Les néerlandais sont très attachés à leurs cycles et c’est sans doute ce qui a poussé l’entreprise à travailler sur ce vélo.

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Oui, ce sont bien des panneaux solaires sur la roue avant.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les vélos électriques ne sont pas nouveaux et les premiers brevets datent même du 19ème siècle, c’est pour dire.

Les vélos électriques ne sont pas une invention récente

Ogden Bolton Jr a d’ailleurs été le tout premier inventeur à déposer un brevet de ce type aux Etats-Unis, dans les années 1890. Toutefois, il n’a pas été en mesure de construire un cycle fonctionnel et c’est finalement Hosea W. Libbey qui a été le premier à inventer un vélo propulsé par un moteur électrique.

Le produit n’a cependant pas rencontré le succès escompté. Non et il a fallu attendre le début des années 80 pour que le vélo électrique revienne sur le devant de la scène, sous l’impulsion d’un inventeur allemand du nom de Egon Gelhard. Yamaha a ensuite commercialisé un modèle en 1993, plus ou moins à la même période que Giant.

Si l’on en croit les derniers chiffres en date, alors plus de 32 millions de vélos électriques ont été vendus en Chine en 2013. En Europe, ce sont pas moins de 1,2 million de cycles qui ont trouvé preneur et cela prouve finalement qu’il existe bien un marché pour ces produits.

Le vélo électrique a de nombreux avantages, c’est indéniable, mais il n’est pas parfait pour autant et son plus gros problème vient finalement de sa batterie et donc de son autonomie. C’est précisément ce qui a poussé Solar Application Lab à travailler en étroite collaboration avec des étudiants de l’Université Technique d’Eindhoven pour créer un vélo électrique solaire.

Ce vélo ne sortira pas avant 2018, au mieux

Le concept n’est pas nouveau, bien sûr, mais ce modèle est tout de même assez différent des autres produits de ce genre. En effet, habituellement, les vélos solaires s’accompagnent d’une remorque où sont intégrés les panneaux solaires.

Ce n’est pas le cas de ce vélo puisque les panneaux photovoltaïques sont directement placés sur les roues du cycle. En outre, l’énergie accumulée est renvoyée vers une batterie utilisée par le moteur électrique et cela veut aussi dire que ce cycle pourra fonctionner dans des conditions lumineuses difficiles.

Pour le moment, ce vélo n’existe cependant qu’à l’état de prototype mais l’entreprise compte le commercialiser sous deux ans, pour un prix qui devrait tourner autour de 2 500 €.

Auteur : Frédéric Pereira

Source : www.fredzone.org

Trois Bretons ont créé le vélo qui se tord


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Johan Le Bon, Alexis Honoré et Alban Haloche (photo) ont fabriqué un vélo insolite au cadre pivotant. Un nouveau sport extrême ?

« Attention, Monsieur, votre vélo est cassé ! » Alban Haloche sourit. Il a l’habitude des commentaires étonnés sur le passage de son vélo. Ou plutôt, son Trocadéro. Un vélo qui a une petite particularité : son cadre n’est pas fixe. Il peut pivoter dans le sens des aiguilles d’une montre ou l’inverse, comme une girouette, donnant l’impression de se tordre.

« C’est fun, on peut faire des figures à 360° sur une toute petite surface. Les braquages sont plus aigus que sur un vélo normal. Je vais tous les jours au travail avec. Mais je déconseille pour la balade de plus de 5 km… »

Alban Haloche a déposé un dossier de brevet pour son invention en novembre, avec ses deux amis co-inventeurs, Alexis Honoré et Johan Le Bon. Ce Breton est déjà connu dans le monde des deux-roues : il est champion du monde sur route junior.

Cible : les fans de sports extrêmes

« On se demandait comment créer un vélo qu’on ne peut pas se faire voler, raconte Alban. Avec celui-là, le voleur tomberait au bout de 50 cm ! Il faut la technique. Mais je peux l’enseigner en dix minutes. »

Les trois inventeurs ont investi 6 000 € dans leur projet. « Pour l’instant, on veut faire le buzz auprès des fans de sports extrêmes. Ce n’est pas un vélo de cirque. On vise aussi une clientèle d’amateurs de fixies. »

La production de masse devra toutefois attendre. « On a des contacts avec Red Bull (la boisson énergétique), ils attendent de voir la vidéo qu’on va produire avec le Trocadéro. On passera à la vitesse supérieure si elle fait le buzz. On créera alors un site avec une plateforme d’achat. » Si l’essai est transformé, le Trocadéro pourrait être officiellement lancé fin 2016.

Auteur : Julien Joly

Source : www.rennes.lemensuel.com

À Saint-Étienne, les bénévoles de l’Euro se déplaceront en Kiffy, un tricycle nouvelle génération


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Le Kiffy avec son inventeur, les entrepreneurs et le maire de la ville

La gloire du cycle est de retour à Saint-Étienne. Norbert Peytour a inventé un tricycle nouvelle génération qui se veut écologique, pratique et design. Fort de son succès auprès de la mairie stéphanoise, le Kiffy sera expérimenté par les bénévoles de l’Euro 2016 pour aller d’un site à un autre.

« Kiffy : outil pratique et malin utile dans toutes ses configurations d’usage. » Telle est la définition que se donne le tricycle dernière génération sur son site. Il semble avoir convaincu les élus locaux, puisque la municipalité et l’agglomération de Saint-Étienne en ont communément acheter une dizaine. Ils serviront notamment aux bénévoles de l’Euro 2016 pour se déplacer d’un site à l’autre.

Pour l’Euro 2016 à Saint-Étienne, les bénévoles ne peineront pas à marcher entre chaque site ! À leur secours viendra le Kiffy, un tricycle nouvelle génération et 100% ligérien. La municipalité en a commandé une dizaine : ils seront mis à disposition des bénévoles dès juin prochain. Jérémie Janot, ancien gardien emblématique de l’ASSE, est responsable de la coordination des bénévoles de l’Euro 2016, il est donc le premier concerné par cette nouvelle. Il se dit d’ailleurs très fier de cette acquisition.

Un Euro vert chez les Verts, Jérémie Janot, ancien gardien de l’ASSE

Il n’y aura que 500 bénévoles pour 800 candidatures à ce jour. Un conseil donc pour tous ceux qui se sont inscrits : remettez un coup de pédale ou ça pourrait vous être fatal lors des sélections.

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Christophe Rosentiel et son kiffy, à la mairie de Saint-Étienne

Un tricycle écologique 100% ligérien

Deux roues à l’avant, une à l’arrière, un cadre en aluminium mais ce n’est pas tout. L’atout séduction de ce tricycle, c’est son lieu de fabrication. Le Kiffy est presque entièrement produit dans la Loire, seules quelques pièces de transmission sont importées. L’aspect « made in France » du produit est une vraie fierté pour les entrepreneurs, mais aussi un élément de vente. En effet, avec ce projet, les responsables de Easy Design Technology, Christophe Rosentiel et Patrice Faivre-Duboz, ont obtenu de nombreux prix. Ils sont en charge du développement et de la commercialisation du produit.

Le Kiffy peut également se vanter d’être esthétique. Julien Primard, designer à l’Agence 360, s’est chargé de donner une vraie valeur ajoutée au produit. En somme, le Kiffy apparait comme « le bon élève du moyen de transport moderne ». C’est aussi ce qui explique le succès emporté auprès de la mairie de Saint-Étienne. L’investissement de l’équipe municipale, en collaboration avec l’agglomération, est un geste d’encouragement pour l’équipe d’Easy Design Technology mais aussi pour les productions locales et innovantes en règle générale.

Sur le long terme, les tricycles achetés par la mairie pourraient servir au personnel. Le porte-charge de 80 kilos à l’avant du modèle permet en effet de se déplacer avec du matériel comme le montre la vidéo promotionnelle du produit.

Des gammes variées

Le Kiffy se décline de plusieurs manières. Il existe une version pliable, la gamme Flash (pliable en un flash) et la gamme FIX (non pliable). Dans les deux cas, il est possible d’accrocher une batterie au tricycle… Design elle aussi, la batterie permet des efforts moins importants. Le tricycle est aussi conçu pour les personnes à mobilité réduite.

Seul hic notable : pour se procurer un tricycle ligérien, il faudra mettre la main au porte-monnaie. 2300 euros, c’est le prix conseillé à la vente par les entrepreneurs pour un Kiffy pliable mais non-éléctrique. Un prix qui est largement au-dessus du marché du tricycle. Cela n’empêche pas les responsables d’être ambitieux. Pour Christopher Rosentiel, directeur d’Easy Design Technology, c’est la qualité du produit qui fera son succès.

Un millier de modèles devrait être fabriqué en 2016, puis cinq mille d’ici 2 à 3 ans. Si la vente s’adresse particulièrement aux professionnels, certaines enseignes en vendront aussi à des particuliers. Dans la Loire, c’est Olympic cycle, une boutique spécialisée dans le vélo située à Saint-Romain-le-Puy, qui a été désignée comme point de vente.

Saint-Étienne est la première ville française à se procurer des Kiffy. Mais d’autres sont candidates. Nice est la prochaine sur la liste. À l’étranger, de nombreux distributeurs ont déjà investi sur ce modèle atypique.

Auteur : Mahauld Granier

Source : www.francebleu.fr