Le code-barres a 60 ans


Inventé en 1949, il est aujourd’hui omniprésent.

Fin de journée dans un supermarché, quelque part sur le globe. En ce mois d’octobre 2009, le client fatigué ne prête plus guère attention aux bips répétitifs au passage en caisse de ses articles. Le code-barres est devenu banal.

S’il est apparu à la fin des années 70 dans les supermarchés, le brevet avait été déposé dès octobre 1949 par un chercheur américain, Norman Joseph Woodland. C’était il y a tout juste 60 ans.

Le code-barres était né, digne fils d’un père que nous connaissons tous : le code morse. « J’ai seulement étendu les points et les traits pour en faire des lignes fines et épaisses » commentera l’inventeur des années plus tard.

Très ingénieux, M. Woodland. Mais nous sommes au tout début des années 50. S’il n’y a rien de plus facile que de tracer quelques lignes verticales, le lecteur, rudimentaire, faisait la taille d’un bureau. Sans compter la place occupée par les ordinateurs de l’époque nécessaires au traitement des données : une pièce entière. Comment convaincre les premiers usagers ?

Progrès techniques

Il faudra attendre la fin des années 60. Progrès de l’informatique, puis invention du laser viendront à bout de ces menus inconvénients. Il n’en fallait pas plus pour susciter l’intérêt du secteur de la distribution.

Avec l’invention d’un code standard, il faut aussi trancher sur une forme standard. Aujourd’hui, le rectangle semble évident. Mais les inventeurs avaient d’abord pensé à un code-barres circulaire, surnommé « l’œil-de-bœuf ». D’autres avançaient même l’idée saugrenue d’une forme en étoile. Finalement, c’est le code que nous connaissons qui est adopté en 1973. Nous avons sans doute échappé aux pires fantaisies.

Depuis, le code-barres se retrouve partout dans toute la grande distribution : sur les articles, pour tracer l’origine de la viande. Mais pas uniquement. On en retrouve sur les médicaments. Sur les cartons pour les déménagements ou lors des livraisons de colis. Lorsque l’on prend l’avion, on retrouve encore un code-barres sur les nouvelles cartes d’embarquement. Code-barres omniprésent, à tel point que certains artistes en ont fait leur matière première, le taguant sur les murs, le déformant, travaillant à l’infini ses lignes verticales pour leur donner un nouveau souffle. Esthétique, le code-barres l’est, sans aucun doute. Si ça ne vous a pas frappé, regardez bien, dans la rue. Certains en ont déjà un, tatoué, dans le cou. La carte d’identité de demain ?

Auteur : Olivier Devos

Source : www.ladepeche.fr

Un commentaire sur “Le code-barres a 60 ans

  1. ET le 1er supermarché en Europe a avoir équipé son magasin de caisses dites optiques ( scanner) c’est SUMA PARLY2 en 1978.
    Pour le code barre poids prix variables, ( paquets préemballés), une société US l’avait mis en essai à WALMART TROY, le système fût installé à Suma.

    j m’en souviens très bien, j’ai été employé par cette société us.
    Intéressant votre site Merci!

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