Livre / L’inventeur de la carte postale est un Marseillais


Dominique Piazza ? Ce nom ne vous dit rien ? On vous aide : il est né à Marseille le 31 mai 1860, il y a 150 ans; il vécut au 97, boulevard Longchamp jusqu’à sa mort en 1941. Toujours pas ? Il fut l’inventeur d’un objet révolutionnaire que nous avons tous déjà eu entre les mains. Rien ? Dominique Piazza, fils d’un maçon italien, n’est rien moins que l’inventeur de la carte postale photographique !

Dans le remarquable ouvrage que Jean Contrucci lui a consacré, Dominique Piazza raconte : « J’avais 31 ans quand l’idée de la carte postale me vint. Un ami n’ayant pas trouvé d’emploi, partit pour l’Argentine. Ses lettres se suivaient, suppliantes : ‘Envoie-moi des souvenirs de Marseille !’ C’était le temps de la phototypie (un procédé d’impression, Ndlr). Je lui envoyais d’énormes cartons de 50 cm de côté représentant les Réformés, le Vieux-Port… 100 francs, à l’époque, quelle ruine ! Puis, j’eus l’idée de faire fabriquer de petits rectangles ornés de photographies des paysages familiers. La carte postale, fille de l’amitié était née. » Le 4 août 1891…

« Dominique Piazza, un destin marseillais », de Jean Contrucci. HC éditions, 22,50€.

Source : www.laprovence.com

La tondeuse écolo est née à Montigny-le-Bretonneux


Elle consomme moins et utilise n’importe quel type de sac. La tondeuse écolo, commercialisée à partir de lundi, a été conçue par un inventeur de génie de Montigny-le-Bretonneux.

Elle débarque lundi dans les rayons et les catalogues de Leroy-Merlin. Une tondeuse à gazon que son concepteur annonce « révolutionnaire ». Sylvain Appert, un jeune inventeur de Montigny-le-Bretonneux, a réussi à faire construire et vendre la première tondeuse écologique du marché. Écologique car elle consomme moins d’essence et qu’elle évite la dispersion des parasites.

Qui aurait pu croire qu’un engin aussi rustique qu’une tondeuse à gazon puisse nécessiter autant de recherches et réunir autant d’innovations ? Son principal atout est son porte-sac, un morceau de plastique d’apparence assez anodine mais qui a bénéficié de longues études aérodynamiques.

« Ce porte-sac, associé à une autre pièce de la machine, crée un flux d’air pour évacuer plus aisément l’herbe coupée, explique Sylvain Appert. Cela permet de faire tourner le moteur moins vite que sur les tondeuses conventionnelles, donc de consommer moins de carburant et d’émettre moins de gaz à effet de serre. »

De plus, ce flux d’air est confiné entre le sac et la tondeuse elle-même, « ce qui empêche aux poussières, aux mauvaises herbes ou aux champignons d’être dispersés dans le jardin, continue l’inventeur de la Bagmower. Du coup, on utilise moins de produits phytosanitaires pour s’en débarrasser. » Et pour les personnes allergiques, la dispersion des pollens est également réduite.

Enfin, dernière trouvaille et pas des moindres, ce fameux porte-sac permet d’installer n’importe quel sac allant jusqu’à 140 l, depuis le sac-poubelle en plastique jusqu’au sac en kraft Bagmower en passant par celui, compostable, que fournissent désormais toutes les mairies à leurs administrés.

La prochaine étape pour Sylvain va désormais consister à se faire une place sur le marché français avec sa machine à 750 €, tandis que son distributeur va se tourner vers le réseau européen. Et il y a quelques semaines, le jeune homme était aux États-Unis pour négocier avec un distributeur américain.

Site Web : www.tondeus-eco.com

Source : www.leparisien.fr

Allemagne / Publication du rapport fédéral de recherche et innovation 2010


Tous les deux ans, le Ministère fédéral pour l’enseignement et la recherche (BMBF) publie un rapport sur l’état de la recherche et de l’innovation en Allemagne (Bundesbericht für Forschung und Innovation BUFI). L’édition 2010, forte de 640 pages, a été présentée le mercredi 19 mai par la Ministre fédérale de l’enseignement supérieur et de la recherche, Annette Schavan.

Celle-ci a tenu à souligner que « le rapport montre combien les investissements en R&D sont rentables ». Elle a poursuivi en rappelant que « la part de produits et services issus directement de la recherche dans la création de richesse en Allemagne s’élève à 45% ». La ministre a aussi rajouté que le « nombre de publications et brevets avait augmenté de 20% depuis 2000 ».

Dans le même laps de temps, le Gouvernement fédéral a accru le budget pour la R&D de manière continue. Ainsi, entre 2005 et 2008 les investissements en R&D ont augmenté de 21%, ce qui représente 1,9 milliard d’euros. De même les acteurs économiques ont, malgré la crise, augmenté le montant de leurs investissements de 19%, soit une hausse de 7,4 milliards d’euros.

Ces chiffres confirment les orientations choisies par le gouvernement allemand. D’après la Ministre, les évolutions des marchés financiers confirment la bonne marche de manœuvre adoptée par Berlin et qui ambitionne de faire de l’Allemagne le pays de la science. D’après les calculs du BMBF, les investissements en R&D en 2008 correspondent à 2,64% du produit intérieur brut (PIB). Madame Schavan a de plus renouvelé l’annonce faite dans le contrat de coalition, à savoir investir, sur la période législative actuelle, 12 milliards d’euros supplémentaires pour l’enseignement et la recherche.

Le rapport (en allemand) au format PDF : www.bmbf.de/pub/bufi_2010.pdf

Source : www.bulletins-electroniques.com

PLUTO facilite l’accès aux informations sur les brevets


Améliorer l’accès aux bibliothèques multilingues numériques de brevets : telle est l’idée du nouveau projet PLUTO («Patent language translations online») financé par l’UE. Le consortium du projet, fort de cinq membres, a débuté les travaux le 1er avril dernier. Au cours des trois années à venir, il recevra un soutien de 2,18 millions d’euros au titre du programme de soutien politique aux technologies de l’information et de la communication (ICT-PSP) du septième programme-cadre (7e PC) pour lancer et mettre en place un système innovant.

Afin de surmonter la barrière de la langue qui met un frein au développement d’une société innovante, les partenaires espèrent créer un service en ligne de traduction rapide et efficace. Le système sera conçu spécialement pour répondre aux besoins des inventeurs à la recherche d’informations sur les brevets existants et sur d’autres questions relatives à la propriété intellectuelle (PI).

Les inventeurs et les PME (petites et moyennes entreprises) doivent passer par un processus long et coûteux lorsqu’ils tentent de pénétrer un nouveau marché. Une recherche authentique de brevets existants est une condition sine qua non, mais est entravée par les barrières linguistiques, la distribution de sources d’informations sur une multitude de sources et, enfin, l’expertise juridique et technique requise.

«L’augmentation d’activités relatives à la PI résulte en un besoin accru et urgent d’outils permettant de remédier aux barrières linguistiques, car les différences linguistiques ne servent pas d’excuse en cas de contrefaçon», expliquent les partenaires du projet. «Dans ce contexte, le risque majeur pour une PME est qu’elle investisse toutes ses ressources pour intégrer un marché particulier, pour découvrir plus tard qu’un concurrent détient déjà un brevet dans ce même marché.»

Le moteur de recherche de brevets et de traduction en ligne devant être conçu dans le cadre de PLUTO utilisera le contenu web existant ainsi que les derniers outils de traduction automatique. Grâce à leur spécialisation, les produits du projet seront plus fiables que les outils de traduction automatique généraux, et ils maintiendront leur avantage en terme de rapidité sur les traductions humaines. En définitive, l’outil couvrira les 23 langues officielles de l’UE.

Les partenaires du projet du secteur industriel et universitaire viennent de Belgique, du Danemark, d’Irlande, des Pays-Bas et d’Autriche, et apportent leurs meilleurs atouts pour atteindre cet objectif : un moteur de traduction automatique à haute performance ; un environnement logiciel de traduction complet; et une méthodologie pour l’évaluation des résultats de traduction ainsi que des extractions d’informations et d’expertise de brevets.

Le groupe sera en coopération étroite avec l’Office européen des brevets (OEB).

La responsable du projet Susan Fraser de la Commission européenne explique qu’en finançant un tel projet pilote dans le cadre du programme ICT-PSP, la Commission aimerait démontrer la valeur publique de la recherche. «Si PLUTO parvient à donner la possibilité aux inventeurs et aux PME d’exploiter leurs inventions plus rapidement et à moindre coût, alors il remplit parfaitement son rôle dans la stratégie européenne de l’innovation durable», commente-elle.

Pour de plus amples informations, consulter :

Information Retrieval Facility – cliquer : ici

Source : cordis.europa.eu

Georges Chétochine est mort


Georges Chétochine, spécialiste de l’analyse du comportement, et invité régulier des plateaux télé, est décédé vendredi à l’âge de 72 ans.

Son aptitude à décrypter les gestes et les attitudes des célébrités et des politiques en faisait un invité très prisé des plateaux télé : Georges Chétochine est décédé vendredi dernier à l’âge de 72 ans. Il avait été professeur de marketing à l’université Paris-Dauphine, conseiller en communication d’hommes politiques, consultant marketing pour des marques au sein de sa propre agence, et auteur de plusieurs livres comme La déroute des marques, La Vérité sur les gestes, Le marketing des émotions

Georges_Chétochine

Georges Chétochine était régulièrement reçu en tant qu’expert à la télé. Il avait été chroniqueur  dans Y’a pas photo, le magazine animé par Pascal Bataille et Laurent Fontaine entre 1997 et 2002 sur TF1. Il venait y décoder les attitudes et le langage du corps des célébrités. Il avait également été recruté par M6 en tant que jury de L’Inventeur de l’année en 2007.

Source : www.programme-tv.net

L’Algérie s’engage pour la protection de la Propriété Industrielle


L’Algérie prépare un dispositif pour la protection de la propriété industrielle avec une assistance technique de l’OMPI.

Le directeur général de l’Institut national algérien de la propriété industrielle (Inapi), M. Abdelhakim Taoussar, a annoncé hier à Alger qu’une stratégie nationale pour renforcer la protection de la propriété industrielle en Algérie était en cours d’élaboration. Intervenant au forum d’El Moudjahid, M. Taoussar a fait savoir que ce projet sera mis sur pied avec l’appui et l’assistance technique de l’Organisation mondiale de la propriété industrielle (OMPI).

Il a expliqué que cette démarche s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie du ministère de l’Industrie et de la promotion de l’investissement (MIPI) pour le développement de l’innovation et de la recherche dans le secteur de l’industrie, dont la démarche consiste à soutenir financièrement et techniquement les inventeurs pour développer leurs potentiels. A cet effet, un projet de loi sur la promotion de l’innovation va être conçu en Algérie avec l’objectif de mettre en place des mécanismes d’aide (fonds d’aide) et d’assistance aux inventeurs pour encourager l’innovation.

Dressant le bilan de son organisme, le même responsable a indiqué que 380 titres de propriété industrielle (dont 39 nationaux) ont été délivrés par l’Inapi à des demandeurs de brevets d’invention (tous secteurs confondus) durant le premier semestre 2010. Il a précisé que les 776 demandes de brevets d’inventions déposées en Algérie en 2009 concernent le domaine pharmaceutique (43 %), suivi de la physique (15 %), des technologies industrielles (11 %), de la chimie, de l’électricité et autres. Il a également relevé que 19 913 marques nationales et 60 199 marques internationales sont actuellement enregistrées au niveau de son établissement et bénéficient toujours d’une protection de propriété. « Cette nette évolution dans l’enregistrement des marques internationales est due essentiellement à la forte croissance du marché avec l’installation de plus en plus d’entreprises étrangères en Algérie », a-t-il expliqué.

Auteur : Mourad

Source : www.algerie-dz.com

Mobilité urbaine : Mobilys valorise 5 années de R&D


Créée il y a tout juste un an à Calais, Mobilys développe des véhicules électriques dotés d’un groupe électrogène à moteur thermique pour le rechargement des batteries. La Little commence à être commercialisée tandis que la jeune entreprise est en train de valoriser les 5 années de R&D ayant précédé sa création et prépare une augmentation de capital avec l’aide du capital investissement régional.

Le véhicule électrique à prolongateur d’autonomie », voilà ce que commence à commercialiser une jeune entreprise de Calais (Nord). Créée il y a un an par Damien Biro, Mobilys a derrière elle cinq années de recherche et développement confiée à un bureau d’études de la région parisienne et financée par des partenariats avec Total, la région Ile-de-France et l’incubateur du plateau de Saclay Incuballiance. L’idée de Damien était simple, « les principaux problèmes pour le développement des véhicules électriques sont l’absence de réseaux de rechargement des batteries et le prix de ces dernières liées notamment au poids des véhicules ». La solution s’impose alors : il suffira de créer des véhicules légers, à faible autonomie pour limiter la puissance de la batterie, mais embarquant un groupe électrogène fonctionnant à l’aide d’un moteur thermique.

Un véhicule léger et une batterie à petit prix

C’est ainsi qu’est née La Little, un véhicule de type Méhari déclinable en 2 ou 4 places, avec diverses options en carrosserie. L’autonomie de sa batterie n’excède pas les 100 kilomètres, mais quand elle est à plat deux options se présentent, la recharger sur une prise de secteur ordinaire ou, mettre en route le groupe qui recharge la batterie et permet à cette dernière de continuer à faire fonctionner la propulsion. Au passage, le coût de cette batterie s’élève à environ 1 500 € l’unité. Le principe a séduit le constructeur italien Piaggio. Du coup, l’entreprise propose également des Piaggio porteurs équipés de son système. Depuis le début de l’année, Mobilys a enregistré dix commandes, dont quatre de la ville de Calais qui a décidé d’en équiper certains de ses services.

Calais, premier test grandeur nature

 » Pour nous il s’agit d’un démarrage, nous souhaitons nous équiper en suivant un planning annuel », précise Natacha Bouchart, la maire de la ville. Ces acquisitions s’inscrivent dans le contexte de la mise en œuvre récente de dispositifs visant à développer une offre de transport alternative à la voiture pour le centre-ville notamment.Cette politique a été déclinées avec Baladine (service de minibus en centre-ville), avec Véline (150 vélos venant d’être mis en libre-service avec Véolia transports) et le projet d’une ligne de transport urbain en bateau pour desservir divers quartiers de cette ville portuaire aux multiples canaux et bassins. Mobilys, pour sa part, affirme avoir en poche une quarantaine de promesses d’achats restant à confirmer. Elle met la dernière main à son projet d’augmentation de capital qui passera de 4 000 € à 475 000 €, 400 000 € provenant de la valorisation des années R&D et 75 000 € étant apportés en fonds propre par le groupe de capital investissement IRD développé par les chambres de commerce de la région, les sociétés d’investissement territoriales et des investisseurs privés.

Auteur : Pierre Magnetto

Source : www.developpementdurablelejournal.com