« Les folles inventions de M. Bricolo » est une série de courts-métrage réalisés par Charles R. Bowers, dans les années 20. Ce dernier était un réalisateur visionnaire, mais également un acteur pionnier du film d’animation du début du XIXème siècle, davantage connu en France sous le nom de son personnage farfelu de « Bricolo ».
Au travers de ces courts-métrages, il mélange les acteurs réels avec des marionnettes et des objets animés. Au cours des années 20, il invente et dépose le « Bowers Process », une méthode qui lui permet de réaliser les trucages de ses gags.
L’occasion pour Orientations de présenter la profession peu connue d’inventeur.
Inventeur, un métier aux idées neuves
« N’importe qui peut être un inventeur« , affirme Sergio De Rico, ingénieur et inventeur spécialisé dans les systèmes de sécurité automobile post-accidents. « L’important, c’est d’avoir une bonne idée et d’en être convaincu. Il faut déceler un besoin dans la vie de tous les jours et trouver un moyen d’y répondre », explique-t-il. Cela paraît simple dit comme ça, mais devenir inventeur demande énormément de travail.
La formation idéale est celle d’ingénieur. Toutefois, n’importe quel professionnel peut avoir une bonne idée pour améliorer la pratique de son métier. Une fois l’idée en tête, la première étape consiste à réaliser un prototype pour donner forme à cette vision. Cette première « incarnation » sera ensuite indispensable pour présenter le projet auprès d’investisseurs potentiels. « Cette étape est très importante car vous devez vendre quelque chose qui n’existe pas encore », souligne Sergio De Rico. Le prototype doit donc être très bien réalisé, et le plus proche possible de sa forme finale.
Protéger son invention : le brevet
Vient ensuite l’étape la plus délicate : le dépôt de brevet. Une invention doit en effet être protégée au plus vite. Si ce n’est pas fait, quelqu’un d’autre est susceptible de copier et de voler l’idée. Tandis que le brevet d’invention permet à la personne qui le dépose de jouir d’un monopole sur sa création et les intérêts qui peuvent en découler.
Cependant, pour être brevetée, une invention doit réunir trois conditions : être absolument nouvelle ; être le résultat d’une activité inventive (on évalue cet aspect un peu subjectif en fonction de l’inattendu de l’invention ou du délai qui la sépare d’inventions précédentes) ; et présenter un caractère industriel (en d’autres termes qui puisse être fabriquée). C’est une démarche coûteuse et longue mais absolument incontournable et indispensable.
Comment réussir à vendre son invention
Une fois le brevet déposé, le plus dur reste à faire : vendre son invention ! Et pour y arriver, il faut bien souvent s’armer d’une grande patience et se préparer à recevoir les critiques. Après la réalisation du prototype, il faut démarcher tous les acteurs du secteur concerné et frapper à toutes les portes possibles pour mettre un premier pas dans le milieu souhaité. Ensuite, il faut exister. Pour cela, les médias sont la meilleure solution possible. Friands de nouveautés, la télévision et les revues spécialisées offrent une excellente vitrine. Un site internet est également incontournable pour y présenter ses inventions avec des photos, des vidéos et des explications détaillées. Tout cela contribue progressivement à donner une image, et à faire exister une invention.
Si toutes ces conditions sont réunies, il est possible de contribuer au bien commun et au progrès et de devenir un jour le nouvel inventeur de la roue.
Témoignage
Sergio de Rico est ingénieur et inventeur de deux systèmes de sécurité automobile post-accident.
« Tout a commencé dans une ambulance. J’ai travaillé pendant plusieurs étés pour la protection civile dans la région montagneuse de Madrid. Là, j’ai participé à des sauvetages, après des accidents de voiture et particulièrement des sorties de route de nuit. Vous n’imaginez pas le temps qu’on perd à trouver un véhicule dans l’obscurité !
De là m’est venue ma première invention : un système d’éclairage automatique du véhicule en cas d’accident. Si vous trouvez le véhicule rapidement, vous pouvez intervenir plus vite et augmenter les chances de survie. Beaucoup de gens meurent parce qu’ils sont arrivés trop tard à l’hôpital.
Pour optimiser encore ce temps de réponse j’ai eu une autre idée. Il n’est pas rare que les secours ou les pompiers soient en effet obligés de scier les véhicules pour insérer une civière et extraire les blessés. Cela prend un temps fou. J’ai donc imaginé un dispositif de sangles intégrées dans les dossiers des fauteuils du véhicule, qui permettent d’immobiliser le blessé directement dessus. Il n’y a ainsi plus besoin de civière ni de scier le véhicule car le dossier est détachable et peut sortir par la portière. Le temps d’intervention est ainsi considérablement diminué et les secours peuvent procéder aux premiers soins beaucoup plus rapidement ce qui peut sauver des vies. »
Source : e-orientations.com
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