Un tutoriel sur le brevet d’invention en ligne et en libre accès


L’École nationale des chartes a publié en ligne un tutoriel multimédia interactif en libre accès sur les brevets d’invention. Il s’adresse aux étudiants avancés des filières d’ingénieur et aux chercheurs. Il a pour objectif de les aider à comprendre et à utiliser toutes les ressources scientifiques du brevet d’invention.

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Un tutoriel en libre accès sur les brevets d’invention

Qui dit innovation, dit brevet d’invention. Beaucoup de questions se posent autour de ce document technico-juridique, sur sa définition, sa destination et son usage. Autant d’interrogations auxquelles Manuel Durand-Barthez (formateur en sciences de l’information à l’Urfist) répond – avec le concours d’experts en Propriété industrielle et de chercheurs sur le terrain – dans ce tutoriel en ligne.

Ce dernier est composé de 10 modules de cours :

  • Introduction générale
  • Présentation et objectifs du cours
  • La propriété intellectuelle
  • L’invention brevetable
  • Analyse du document brevet
  • Le dépôt de brevet en France
  • Le dépôt de brevet à l’international
  • Le brevet européen
  • Après la délivrance
  • Recherche de brevets

Chaque module s’articule autour d’une vidéo de présentation du cours, de son cours interactif et d’une interview d’expert pour compléter le sujet. Pour assurer la validation des connaissances, des exercices pratiques avec des questions à choix multiple (qcm) sont proposés à la n de chaque module.

Le tutoriel est en accès libre

Source : www.aerobuzz.fr

Plongée en 1947, dans les balbutiements du jeu vidéo


Au sortir de la guerre, Thomas T. Goldsmith et Estle Ray Mann se lancent un défi impossible : concevoir un jeu fonctionnant sur les téléviseurs. Histoire du plus vieux brevet de jeu vidéo connu.

A l’occasion de ses 70 ans, Le Monde retrace le rocambolesque destin du Cathode Ray Tube Amusement Device, ou « périphérique de divertissement pour écran à tube ». Il s’agit du plus vieux brevet de jeu vidéo connu, et sept décennies après son dépôt, le 25 janvier 1947, à l’office des brevets américains, il tient autant de l’OVNI historique que du Saint-Graal pour les historiens du jeu vidéo. (2/3)

Des deux auteurs du Cathode Ray Tube (CRT) Amusement Device, divers degrés d’informations nous sont parvenus. Estle Ray Mann, ingénieur, est cité dans plusieurs autres brevets en électronique, mais on ne sait rien de sa personnalité ni de ses motivations. Si l’on en croit le site de généalogie MyHeritage, il est décédé en 1965.

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Thomas Toliver Goldsmith (19010-2009) est né à Greenville, en Caroline du Sud.

Il en va autrement de Thomas Toliver Goldsmith, né en 1910, considéré comme une figure majeure de l’histoire de la télévision américaine. Il fut responsable de la recherche au sein de DuMont Laboratories de 1936 à 1966. Fondée en 1931, l’entreprise fut elle-même locomotrice des nouvelles technologies. Parmi ses nombreux produits, des postes de radio, des oscilloscopes, ou encore des écrans à tubes monochromes, souvent réputés pour leur qualité haut de gamme.

Né d’un courtier en assurances et d’une mère pianiste, Thomas T. Goldsmith est celui qui bat la mesure de l’innovation au sein de la jeune pousse de l’époque. « Le docteur Goldsmith était passionné par l’ingénierie et l’électronique », relate au Monde l’un des derniers hommes à l’avoir interviewé sur sa carrière, David Weinstein, auteur de The Forgotten Network : DuMont and the Birth of American Television (2004, non traduit). « Je ne dirais pas qu’il était joueur, mais il était extrêmement excité de pouvoir travailler chez DuMont comme pionnier des tout premiers postes de télévision, y compris les premiers receveurs couleur. »

Celui que les notices biographiques présentent comme « imaginatif » était autant un ingénieur émérite qu’un esprit aventurier, en contraste avec la personnalité du fondateur de la société, l’inventeur Allen DuMont. Une anecdote illustre peut-être son tempérament : lorsque les deux hommes font du bateau ensemble, tandis que DuMont regarde la télévision dans la cabine, Thomas T. Goldsmith, lui, préfère s’intéresser au gouvernail. « Tom était quelqu’un d’extrêmement créatif, très imaginatif, toujours joueur, et en un sens cela se reflète dans cette invention », témoigne William Brantley, qui l’a côtoyé à partir des années 1960 à l’université de Furnam.

Libérer les forces créatives

Nul ne sait à quelle date remontent les prémices du projet. Tout juste peut-on relever que quelque chose est dans l’air. A l’Exposition universelle de New York de 1939-1940, deux produits d’un genre encore nouveau se côtoient. D’un côté, le Nimatron, une machine à jouer au jeu de nim, un jeu mathématique ; de l’autre, les premiers téléviseurs grand public de DuMont. L’un est un jeu sans écran ; l’autre, un écran sans jeu. Les deux gamètes du jeu vidéo sont pour la première fois réunis, mais il faudra sept années – et l’armistice de 1945 – pour que germe le premier embryon.

Quelques mois encore avant de cosigner le brevet du CRT Amusement Device, Thomas T. Goldsmith et les équipes de recherche de DuMont travaillent sur des radars utilisés par l’US Army durant la Seconde guerre mondiale. Les plus grands cerveaux du pays sont alors mobilisés par la recherche militaire. William Higinbotham, le créateur du premier jeu sur oscilloscope en 1958, Tennis for Two, travaille même alors sur l’élaboration de la bombe atomique.

La fin de la guerre relâche les énergies créatives de milliers de scientifiques. Plus qu’une lubie, l’usage ludique de la technologie sert autant à trouver de nouveaux débouchés hors du militaire qu’à réenchanter une science meurtrie par son usage assassin. Thomas T. Goldsmith a 35 ans au moment de la capitulation du Japon. C’est probablement à cette période qu’épaulé d’Estle Ray Mann, il conçoit le Cathode Ray Tube Amusement Device, le premier jeu vidéo de l’histoire.

Un mur d’obstacles pratiques

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Exemple de machines DuMont Laboratories et Fairchild Camera sur lesquels Thomas Goldsmith a travaillé.

Si le jeu vidéo comme objet commercial n’existe pas encore, de nombreux projets témoignent d’un désir de la communauté scientifique de se divertir. « A l’époque, il n’y avait pas de jeu vidéo du tout, mais plein d’électroniciens jouaient avec des oscilloscopes. Certains modèles étaient même livrés avec des plans pour obtenir des effets de rebonds qui pouvaient, déjà, servir à jouer à un jeu de raquette. Tennis for Two, il a été conçu comme ça », resitue David Winter, collectionneur de vieilles consoles et gérant du site Pong-Story.com. Certains, comme Thomas T. Goldsmith et Estle Ray Mann, veulent aller plus loin, en concevant un vrai jeu commercialisable basé sur de l’électronique analogique.

La machine qu’ils construisent n’a jamais été immortalisée, mais elle n’aurait probablement pas juré dans les dyschronies de BioShock ou Fallout 4 : massive, faite de triodes, de tubes et de résistances, elle permet à l’utilisateur de déplacer le signal lumineux à l’écran pour imiter la trajectoire d’un missile. La dissymétrie est totale entre la quantité d’équipement employée et le minimalisme du résultat.

Pourtant, à la différence des nombreux montages purement expérimentaux qui lui succéderont, le CRT Amusement Device semble d’ores et déjà pensé avec une application commerciale en tête – c’est dans l’ordre des choses pour DuMont, entreprise privée qui vit de la vente de ses équipements, analyse David Weinstein.

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Publicité pour les postes de télévision DuMont, en 1946.

« Je suppose que DuMont a breveté ce jeu en pensant qu’il pourrait avoir une application pour la formation militaire, plutôt que comme divertissement grand public. Peut-être qu’ils espéraient aussi qu’une autre entreprise acquière les droits de ce brevet et le lance sur le marché militaire ou grand public. »

Mais en cette année 1947 les handicaps sont trop nombreux. Commercialement, d’abord. L’armée s’intéresse alors surtout à l’intelligence artificielle, quant aux particuliers, ils ne sont pas assez nombreux à pouvoir être intéressés : le taux d’équipement des ménages en téléviseurs reste infime. Seuls 102 000 Américains en sont équipés en 1948, soit 0,4 % de la population, selon une étude historique de 1993. Les retombées sont donc bien incertaines.

Pour ne rien arranger, les coûts de production sont importants. « Un tube cathodique coûtait cher à l’époque », rappelle David Winter, pour qui, dans le meilleur des cas, un exemplaire aurait coûté environ 80 dollars d’époque, soit l’équivalent de 900 euros aujourd’hui, juste à être fabriqué. Et probablement 20 % à 30 % de plus en prix public pour le consommateur.

« Vous auriez pu vous en servir comme radiateur »

Mais le problème le plus fatidique est probablement ailleurs : techniquement, le jeu est trop exigeant pour pouvoir fonctionner sans danger. « Je me rappelle qu’il m’a indiqué que certains effets étaient incommodes », relate William Brantley. Il évoque des obstacles majeurs pour un produit grand public, comme l’encombrement massif, la surchauffe, voire les risques de court-circuit. Et de préciser : « Je crois me souvenir qu’il utilisait du 110 volts, donc il y aurait eu des soucis de sécurité. »

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Thomas T. Goldsmith, lors d’une expérience de physique, dans les années 1960.

Ce ne sera pas le seul projet à l’époque à être avorté pour des raisons similaires. Quatre années plus tard, l’ingénieur américain Ralph Baer ne réussit pas non plus à convaincre son employeur, Loral, de développer un système de jeu sur télévision. « DuMont n’avait pas les épaules pour assumer cet investissement, mais je ne crois pas que qui que ce soit [à l’époque] reconnaissait le potentiel financier des jeux vidéo », explique David Weinstein.

La technologie n’est alors tout simplement pas encore prête, confiait l’inventeur de la première console effectivement commercialisée, Ralph Baer, dans un e-mail à l’auteur de l’article, deux ans avant sa mort, en 2012 : « Les premiers transistors au silicium remontent à 1954… toute console conçue avant aurait dû utiliser de 25 à 30 tubes pour le moindre jeu de raquette… et vous auriez pu vous servir de cette machine comme radiateur l’hiver », au vu de la chaleur produite. Débouchés microscopiques, prix prohibitif, sécurité incertaine, tout était réuni contre un tel projet, qui tombe dans les oubliettes de DuMont.

Resté des décennies dans l’oubli

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Thomas T. Goldsmith (à droite), au début des années 1950.

Dans les deux décennies qui suivent sa publication en 1948 au journal de l’office des brevets américains, le brevet « numéro 2 455 992 » ne fait l’objet d’une citation que dans un seul autre brevet, un très technique circuit de commande pour radar, en 1949, avant de disparaître complètement.

Le vénérable aïeul de Pikachu, FIFA, et consorts, est donc tout simplement passé inaperçu de son vivant. « Étonnamment, il n’a pas vraiment eu d’effet sur l’histoire du jeu vidéo », acquiesce Mark Wolf, auteur d’une encyclopédie du jeu vidéo. En plus d’être inexploité, le CRT Amusement Device tombe très rapidement dans l’oubli, au grand dam de son coinventeur. Jusqu’au début des années 2000, le Cathode Ray Tube Amusement Device est même parfaitement inconnu non seulement du grand public, mais également des historiens, et aurait probablement dû le rester. C’était sans compter un « Indiana Jones » français de la manette.

Auteur : William Audureau – Source : www.lemonde.fr

Le saviez-vous ? Abbas Ibn Firnas le génie de l’aviation


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Nous mettons à l’honneur un génie musulman qui a révolutionné l’aviation en étant le premier homme à voler.

Abbas Ibn Firnas est un célèbre savant d’origine berbère qui vivait à Cordoue entre 810 et 887 à l’époque où l’Espagne était musulmane (Al-Alandalous).

Inventeur, poète, ingénieur, physicien, astrologue, astronome, il a plusieurs cordes à son arc et tout au long de sa vie, il a réussi à s’illustrer grâce à son génie.

Il aura surtout marqué les esprits avec son invention, le premier «avion» au monde, un détail souvent ignoré dans les livres d’Histoire. L’appareil qui comporte des ailes volantes est l’une des inventions les plus fabuleuses de célèbre inventeur.

L’ingénieur a placé des plumes sur un cadre en bois donnant à la structure l’air de deux grosses ailes. Pour faire voler la machine, Abbas Ibn Firnas devait courir et bouger les bras comme un oiseau afin de battre des ailes. Il a lui-même expérimenté son invention pour la première fois en 875 en se lançant d’une montagne qui lui a permis de voler pendant un long moment. Malheureusement l’atterrissage sera brutal, en retombant, Abbas Ibn Firnas se blesse grièvement le dos.

Sa santé ne cessera de décliner depuis et les conséquences de cette chute finiront par lui être fatal en 887, année de sa mort.

Ce que l’on retient de son parcours atypique c’est que outre sa machine à voler, il a inventé des verres de lecture, une horloge à eau, un métronome etc… Il a aussi contribué à lever le voile sur le mouvement des planètes en utilisant des planisphères et des anneaux pour simuler le mouvement des étoiles.

Ce musulman pratiquant n’a pas oublié de mettre à contribution ses dons pour sa religion et il a donc utilisé son métronome pour connaître l’heure de la prière, du lever et du coucher du soleil.

Aujourd’hui, le pont Abbas Ibn Firnas à Cordoue porte son nom ainsi qu’un cratère de la Lune.

Source : www.ajib.fr

Un jeune ingénieur charentais envoie son pétillant de pommes dans l’espace !


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Pierre Blondon

Le jeune ingénieur en packaging charentais, inventeur de la boisson pétillante sans alcool à la pomme Wati Bulle il y a trois ans, a réussi un beau pari : envoyer une de ses bouteilles dans l’espace ! Accrochée à un ballon comme le montre la vidéo sur YouTube (vidéo ci-dessous), la bouteille personnalisée grimpe, grimpe et grimpe…

Jusqu’à 36 km d’altitude, soit aux confins de la stratosphère, affirme le film de 2 mn 30 s. Là, le ballon-sonde et 5 m3 d’hélium explosent, stoppant nette l’ascension. Débute alors la descente.

La bouteille, arrimée à une petite plateforme reste d’une sidérante stabilité grâce un petit parachute que l’on découvre à la toute fin de la vidéo. Lorsqu’elle atterrit finalement dans un conifère du côté de Villers-sur-Chizé, dans le sud des Deux-Sèvres, après 2h45 de vol et 1 heure de recherches, dit encore la vidéo.

Pierre Blondon s’offre un nouveau joli coup de pub pour sa boisson qui connaît un réel succès. Son excellent « petit clin d’oeil à l’astronaute français Thomas Pesquet », intervient après deux médailles d’or au Salon de l’agriculture de Paris, des partenariats avec le Festival de Cannes, les Oscars du foot ou le Grand Prix de Monaco.

Sans parler d’une association avec le fondateur du label de disques Wati B, Dawala. Wati Bulle est également la boisson officielle du groupe de rap Sexion d’Assaut et du rappeur Black M. Le Wati Bulle est en vente dans les magasins du groupe Carrefour et les hypermarchés Auchan autour de 6 € la bouteille de 75 cl.

Source : www.charentelibre.fr

Un ingénieur algérien primé par la chaîne MBC


Classé à la deuxième place du concours  de l’émission “Stars Of Science”, diffusée sur la chaîne de télévision saoudienne MBC, Abderrahim Bourouis, ingénieur à Algérie Télécom, a conquis le public par une invention ingénieuse : un vêtement intelligent permettant aux parents d’enfants autistes de surveiller plus efficacement leurs petits.

Il faut dire que la motivation était forte puisque l’ingénieur algérien est, lui-même, parent d’un enfant autiste. Son invention baptisée “Wonderkit” est une sorte de chemise intelligente fournissant toute sorte d’informations sur l’enfant en analysant sa gestuelle grâce à des capteurs.

Le “Wonderkit” est une sorte d’ange gardien qui envoie des signaux que les parents reçoivent sur leurs ordinateurs ou leurs Smartphones. Il peuvent grâce à cela savoir si leur enfant a faim ou sommeil, ou encore s’il est stressé ou en pleine crise de panique.

Inventeur prolifique et cadre hors pair, Abderrahim Bourouis a remporté en 2012, le premier prix MED-IT pour la meilleure start-up algérienne. Il a également raflé le deuxième prix de AINnovation Compétition, ainsi que d’autres prestigieux prix nationaux et internationaux.

Auteur : Massi M.

Source : www.algerie-focus.com

L’inventeur James Dyson crée sa propre université d’ingénieurs


L’inventeur britannique de l’aspirateur sans sac va investir 15 millions de livres sterling pour former des ingénieurs compétitifs au niveau international.

« Nous sommes en compétition mondiale avec la Corée, le Japon, Taïwan et Singapour. Ce sont toutes des nations technologiques majeures et nous devons être meilleurs qu’elles ». C’est ainsi que l’inventeur James Dyson, créateur entre autres de l’aspirateur sans sac et de sèche-mains par propulsion d’air mondialement connus, a justifié sa dernière création, un institut de technologie visant à former des ingénieurs.

L’inventeur britannique milliardaire, aujourd’hui âgé de 69 ans, va investir 15 millions de livres sterling sur les cinq prochaines années. L’objectif est d’accueillir 6 000 étudiants dans son « Dyson Institute of Technology » d’ici à 2020, comme l’explique cet article du Guardian. «La pénurie d’ingénieurs est un véritable problème en Amérique et en Europe, et commence à devenir un problème au Japon, a expliqué l’inventeur. Nous avons un appétit insatiable pour de bons ingénieurs et notre cursus leur enseignera l’ingénierie pendant qu’ils travailleront sur des projets réels, plutôt que d’apprendre des principes abstraits dans le milieu universitaire.»

Des étudiants «diplômés avec un emploi garanti et aucune dette»

L’institut de technologie de James Dyson sera basé dans les locaux Dyson de la petite ville de Malmesbury, dans le comté de Wiltshire, où les 25 étudiants de la première promotion qui fera sa rentrée en septembre 2017, se mêleront aux employés de l’inventeur. Ainsi, les étudiants ne payeront aucun frais de scolarité, mais seront au contraire payés pour travailler aux côtés des ingénieurs professionnels de l’entreprise. Un jour par semaine, les étudiants iront néanmoins suivre des cours à l’université de Warwick, qui leur délivrera leur diplôme à la fin de la formation de quatre années. « Une des attractions de ce cours est qu’il est gratuit, et que les étudiants seront diplômés avec un emploi garanti et aucune dette » affirme ainsi James Dyson.

Le ministre de l’enseignement supérieur britannique, Jo Johnson, estime que le Dyson Institute of Technology «offrira non seulement aux étudiants la possibilité d’étudier des programmes de pointe, mais qu’il jouera également un rôle essentiel dans l’éducation de la prochaine génération d’ingénieurs». L’inventeur est décidément très engagé dans l’éducation supérieure. Alice Gast, présidente du très prestigieux Imperial College de Londres, nous annonçait en octobre la création d’une école de design au sein de son institution, créée en partenariat avec James Dyson. L’école portera d’ailleurs son nom.

Source : etudiant.lefigaro.fr

Abdoulaye Touré, un ingénieur dans le champ de captage de l’énergie solaire


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L’ingénieur Abdoulaye Touré, déjà grand prix du chef de l’État pour les inventions (1998), sera élevé au grade de Chevalier de l’ordre national du Lion le 12 novembre 2016. Le même jour, il s’envolera pour la Cop 22, à Marrakech, où il devrait recevoir une autre distinction pour son apport à la réduction de la dégradation des écosystèmes et à la préservation de la santé des femmes du monde rural. Ce Sénégalais a mis au point un système de stérilisation de l’eau dans les années 72, puis une cuisinière solaire. Cette invention est suivie d’un four solaire en 1990, d’une pompe solaire en 1998, d’un lampadaire solaire en 2013 et d’un kit solaire.

L’enseignant Abdoulaye Touré ne se résigne pas devant une épidémie. Entre les années 1973 et 1974, les villages situés le long du fleuve Sénégal, dans l’actuelle région de Matam, avaient connu des épisodes de diarrhées liées à l’insalubrité de l’eau. En se fondant sur ses leçons de physique enseignées en classe de 4e, le natif de Mékhé conçoit, à la surprise générale, un mécanisme de stérilisation de l’eau en milieu rural. « Vous savez que le noir attire la chaleur. Les rayons du soleil sont captés à travers un vitrage, la surface noire transforme ces rayons en chaleur.

Celle-ci est séquestrée sous l’effet de serre. C’est avec cette chaleur de 70° que nous sommes parvenus à avoir une eau potable », raconte l’ancien directeur de l’école élémentaire Sinthiou Garba. Il s’est mis alors au travail. Et au bout de quelques années, il sort une cuisinière, puis un four, tous deux alimentés par le solaire. Ces inventions étaient des cadeaux du ciel dans ces zones sylvo-pastorales au milieu des années 93. Les femmes s’appropriaient l’invention avec l’aide de la coopération suisse. Le succès du four traverse vite les frontières du Sénégal. Il sera expérimenté au Burkina Faso. Durant ces années, l’enseignant est sorti de l’anonymat grâce aux articles publiés dans « Le Soleil ». « Si je suis connu à travers le Sénégal et dans le monde, c’est grâce au « Soleil » qui a fait les premiers reportages sur mes inventions », reconnaît Abdoulaye Touré qui a remercié l’Aspit.

Les gains écologiques d’un four

C’est durant cette période qu’il quitte le Fouta pour la capitale. L’enseignant était venu préparer une nouvelle carrière. De retour à Dakar, il servira comme directeur à l’école Bara Guèye de Yarakh Hann. Il se consacre également à une de ses passions : la création. Le Fonds mondial pour l’environnement (Fem) qui a reconnu les retombées écologiques de ses travaux a soutenu ses œuvres. Le temps de cuisson d’un kilogramme d’aliments est de 2 heures 30 à 3 heures. « Le “ four ” capte les rayons solaires pour les transformer en chaleur. Il s’agit de concentrer les rayons dans la caisse en aluminium, le foyer logé dans une autre caisse plus grande et isolée avec des éléments séchés, comme des coques de menuiserie, pour que l’enveloppe externe ne chauffe pas », explique le concepteur.

Un lampadaire et une pompe solaires made in Sénégal

Un double procédé de captage. Un couvercle en double vitrage placé au-dessus du foyer capte les rayons. C’est la première étape. Dans une seconde phase, un réflecteur, un panneau recouvert de papier argenté, emprisonne la chaleur, augmentant ainsi la température du four. « Le four solaire n’a aucun impact négatif sur l’environnement. Il exploite l’énergie solaire et ne nécessite pas de bois de chauffe, de charbon ou d’’électricité. Donc, il contribue à la réduction de la déforestation », fait remarquer Abdoulaye Touré.

L’ingénieur électromécanique est connu pour son obsession de vouloir sortir les ménages du monde rural de la précarité et des ténèbres. Il a fabriqué, depuis 2013, un lampadaire solaire qui s’allume au coucher du soleil et s’éteint au lever du soleil. Ne voulant pas se limiter à l’éclairage public, Abdoulaye Touré fabrique alors un kit solaire qui règle l’équité en termes d’accès à l’énergie. L’auteur ne se fait pas d’illusion, il faudra du temps pour que l’Etat fournisse de l’énergie partout et pour tous. « La production et le transport de l’énergie coûtent cher. L’État n’a pas les moyens de raccorder tous les villages.

Dans la suite de ces inventions orientées vers l’exploitation de l’énergie solaire, l’ingénieur a mis au point une pompe solaire d’une capacité moyenne de 2m3/h. « La pompe, modulable suivant les besoins et la profondeur des puits traditionnels, est alimentée par un générateur électrique solaire installé sur une charrette. Ceci permet d’éviter les vols de panneaux et des accessoires solaires. Nous ne pouvons pas avoir une agriculture moderne sans une maîtrise des technologies de mobilisation de l’eau », défend l’enseignant.

Une série de distinctions

La pompe solaire d’Abdoulaye Touré a remporté le premier Grand prix du président de la République pour l’invention et l’innovation en 1998 et le Prix du Centre international pour la création de l’entreprise en Afrique en 1999. L’inventeur sera aussi primé à la Techno-foire à Tambacounda en 2001. Il est invité à la Cop 22, à Marrakech, par le Projet initiatives climat et est nominé « aux trophées Initiatives Climat Cop 22 ». Le projet « Initiatives climat » est porté par la coopération suisse, l’Institut de la Francophonie pour le développement durable, le Programme des Nations unies pour le développement et le projet Dinika de l’Union européenne.

Abdoulaye Touré qui sera élevé au grade de Chevalier de l’ordre national du Lion pour service rendu à la nation le 12 novembre 2016 au King Fahd Palace. Le même jour, il s’envolera pour la Cop 22, à Marrakech, au Maroc, pour recevoir une autre distinction.

Auteur : Idrissa SANE

Source : www.lesoleil.sn