Les inventions polonaises à un salon mondial


Un système de détection des drones, un mélange moderne en cellulose, le premier double agrandisseur d’écran et un dispositif de contrôle courant de la qualité du sablage abrasif – voilà les inventions qui représenteront la région de Łódź lors du 45ème Salon International des Inventions de Genève.

Chaque année, l’acquis des ingénieurs polonais, des scientifiques et des inventeurs accroit de nouvelles découvertes et de réalisations innovantes. Une grande partie de ces solutions sont uniques à l’échelle mondiale, cela donc vaut la peine de les présenter au monde entier. Une occasion parfaite pour le faire sera le Salon International des Inventions qui aura lieu à Genève, pour la 45ème fois déjà. C’est un événement unique de portée mondiale où chaque année on peut voir des centaines d’inventions venant de dizaines de pays. Lors du Salon de l’année dernière, plus de 1000 inventions provenant de 40 pays ont été présentées, et l’Exposition de cette année promet d’être tout aussi impressionnante au niveau du nombre d’exposants et de visiteurs.

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Une loupe unique, la perlite et un système de détection de drones

Lors du Salon des Inventions de Genève on pourra voir, entre autres, un système innovant qui détecte de manière fiable et qui ramène sur terre les drones se trouvant dans l’espace interdit. Les élèves et les étudiants adoreront une loupe unique qui facilite l’apprentissage aux personnes atteintes de myopie. Un mélange moderne en cellulose, appelé perlite, et un système unique de contrôle de la qualité du sablage abrasif iront sur le stand d’exposition directement de l’industrie polonaise. Nos exposants non seulement présenteront leurs produits et solutions phares mais ils aussi auront l’occasion d’échanger leurs expériences avec les collègues du monde entier.

La 45ème édition de l’International Exhibition of Inventions aura lieu à Genève, à Palexpo-Hall 7, bloc n°7050, stand n°9 (près de la sortie 712) du 29 mars au 2 avril. Nous  vous invitons cordialement à participer à cet événement mouvementé et riche en émotions positive.

Auteur : Andrzej Zadziorski – E-mail : andrzej.zadziorski@mpromotion.com.pl

Canada / Les nouveaux «innogénieurs»


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« Une idée n’est pas une invention, une invention n’est pas un produit, un produit n’est pas une entreprise, rappelle Gilles Patry, pdg de la Fondation canadienne pour l’innovation.

Tout le profil de Julie Charron-Latour est tourné vers l’innovation. Cette jeune femme, en voie de terminer un doctorat en génie industriel à Polytechnique, vient de lancer son entreprise informatique, Bambou Space, qui met en marché un logiciel renforçant et formalisant l’amélioration continue en entreprise.

«Notre premier produit, Bottom-Up Solution, permet de capter les idées des employés et d’en faire le suivi jusqu’à leur implantation. On dit à nos clients qu’on est à un clic d’une idée implantée.»

On connaît les logiciels de flux de travail (workflow) qui formalisent et supervisent les flux d’échanges de documents dans les bureaux. Voici un équivalent, mais avec une différence majeure : Bottom-Up Solution formalise un processus ouvert de créativité et de transformation de l’entreprise.

Ce logiciel a été mis au point avec l’aide de Samuel Bassetto, un professeur de Polytechnique qui promeut systématiquement auprès de ses étudiants «le lancement de start-up soutenues par des idées scientifiques», fait ressortir Mme Charron-Latour.

Julie Charron-Latour et Samuel Bassetto appartiennent vraiment au monde des «innogénieurs». En effet, l’innovation réside au cœur de nos systèmes économiques et l’ingénieur y occupe une place de choix.

Génie à la fine pointe

Évidemment, l’ingénieur joue un rôle innovant dans l’économie plus traditionnelle de la production manufacturière, par exemple, ou de la production électrique. Chose moins connue, il est partie prenante de tous les développements les plus avancés des technologies de pointe : intelligence artificielle, nouveaux matériaux, robotique, technologies médicales, fintechs.

«Une idée n’est pas une invention, une invention n’est pas un produit, un produit n’est pas une entreprise, affirme Gilles Patry, pdg de la Fondation canadienne pour l’innovation, lui-même ingénieur. On trouve des ingénieurs dans les trois phases, car ils sont bien formés pour réaliser chaque étape.»

Certes, l’ingénieur est polyvalent, mais il apporte aussi une marque bien distinctive : «Son génie propre est de rendre les idées réalisables», ajoute M. Patry. Le développement du LabPET à l’Université de Sherbrooke en est une illustration éloquente. Ce tomographe par émission de positrons permet de réaliser en une seule passe une image 3D d’un organe avec une résolution que la théorie jugeait inatteignable. Aujourd’hui, on trouve le LabPET dans les plus grands labos d’imagerie moléculaire du monde.

L’idée du tomographe avait germé dans l’esprit de Roger Lecomte, professeur à la Faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke, mais elle n’a pu voir le jour qu’avec le concours de Réjean Fontaine, professeur de génie électrique et informatique à la même université. C’est grâce au développement de détecteurs à base de photodiodes à avalanche, une première en ingénierie, que l’idée du Pr Lecomte a pris la forme d’un outil concret.

Le processus qui voit une idée devenir une technologie prévaut aussi au Centre d’optique, photonique et laser (COPL) de l’Université Laval. Ici, tout se trame entre physiciens et ingénieurs. «Les physiciens comprennent les phénomènes de la matière et leurs transformations, les liens entre la lumière et la matière, la façon dont la matière est excitée par la lumière», explique Diane Déziel, responsable des communications pour le COPL.

«L’ingénieur intervient surtout dans l’instrumentation et dans les moyens à prendre pour en arriver à un système. Il détient la connaissance des outils pour les rendre utilisables par les chercheurs eux-mêmes.»

Génie omniprésent

On ferait erreur si on croyait que l’ingénieur se confine au rôle d’apprenti-sorcier actif à la lisière des disciplines fondamentales pour mettre au monde les théories des scientifiques. L’ingénieur est lui-même créateur d’innovations souvent majeures, comme nous le démontrent Julie Charron-Latour et Samuel Bassetto.

Évidemment, l’ingénieur innovant ne loge pas seulement aux avant-postes les plus spectaculaires de la technologie. On le trouve dans une foule de positions, moins visibles peut-être, mais non moins nécessaires. Chez GCM Consultants, par exemple, firme qui abrite 200 ingénieurs consultants.

Active dans tous les domaines classiques du génie (civil, mécanique, électrique, chimique, automatisation), GCM s’enorgueillit plus particulièrement de faire connaître à ses grands clients industriels les technologies vertes et de les amener à les implanter. «Ils sont de grands consommateurs d’énergie et de matières premières et produisent beaucoup de rejets», explique François Roberge, directeur, environnement chez GCM. «On les engage dans des démarches d’amélioration continue pour perfectionner leur procédés et réduire leurs coûts de production tout en atténuant leur empreinte environnementale.»

Les améliorations mises en place prennent mille et une formes : utiliser le butane, rejet d’un processus, comme carburant d’un autre ; récupérer la chaleur d’une machine pour préchauffer un four industriel, en réduisant ainsi la consommation énergétique. Accumulées, toutes ces innovations permettent aux clients de demeurer compétitifs dans la grande joute économique d’aujourd’hui.

L’innovation est au centre de la compétitivité de notre économie. Et l’ingénieur réside au cœur de l’innovation. Présent dans tous les secteurs traditionnels de l’économie, il s’affaire aussi à la plus fine pointe des technologies, en intelligence artificielle, en nouveaux matériaux et en biophotonique. Ce dossier en rend compte.

Auteur : Yan Barcelo – Source : www.lesaffaires.com

Un tutoriel sur le brevet d’invention en ligne et en libre accès


L’École nationale des chartes a publié en ligne un tutoriel multimédia interactif en libre accès sur les brevets d’invention. Il s’adresse aux étudiants avancés des filières d’ingénieur et aux chercheurs. Il a pour objectif de les aider à comprendre et à utiliser toutes les ressources scientifiques du brevet d’invention.

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Un tutoriel en libre accès sur les brevets d’invention

Qui dit innovation, dit brevet d’invention. Beaucoup de questions se posent autour de ce document technico-juridique, sur sa définition, sa destination et son usage. Autant d’interrogations auxquelles Manuel Durand-Barthez (formateur en sciences de l’information à l’Urfist) répond – avec le concours d’experts en Propriété industrielle et de chercheurs sur le terrain – dans ce tutoriel en ligne.

Ce dernier est composé de 10 modules de cours :

  • Introduction générale
  • Présentation et objectifs du cours
  • La propriété intellectuelle
  • L’invention brevetable
  • Analyse du document brevet
  • Le dépôt de brevet en France
  • Le dépôt de brevet à l’international
  • Le brevet européen
  • Après la délivrance
  • Recherche de brevets

Chaque module s’articule autour d’une vidéo de présentation du cours, de son cours interactif et d’une interview d’expert pour compléter le sujet. Pour assurer la validation des connaissances, des exercices pratiques avec des questions à choix multiple (qcm) sont proposés à la n de chaque module.

Le tutoriel est en accès libre

Source : www.aerobuzz.fr

Plongée en 1947, dans les balbutiements du jeu vidéo


Au sortir de la guerre, Thomas T. Goldsmith et Estle Ray Mann se lancent un défi impossible : concevoir un jeu fonctionnant sur les téléviseurs. Histoire du plus vieux brevet de jeu vidéo connu.

A l’occasion de ses 70 ans, Le Monde retrace le rocambolesque destin du Cathode Ray Tube Amusement Device, ou « périphérique de divertissement pour écran à tube ». Il s’agit du plus vieux brevet de jeu vidéo connu, et sept décennies après son dépôt, le 25 janvier 1947, à l’office des brevets américains, il tient autant de l’OVNI historique que du Saint-Graal pour les historiens du jeu vidéo. (2/3)

Des deux auteurs du Cathode Ray Tube (CRT) Amusement Device, divers degrés d’informations nous sont parvenus. Estle Ray Mann, ingénieur, est cité dans plusieurs autres brevets en électronique, mais on ne sait rien de sa personnalité ni de ses motivations. Si l’on en croit le site de généalogie MyHeritage, il est décédé en 1965.

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Thomas Toliver Goldsmith (19010-2009) est né à Greenville, en Caroline du Sud.

Il en va autrement de Thomas Toliver Goldsmith, né en 1910, considéré comme une figure majeure de l’histoire de la télévision américaine. Il fut responsable de la recherche au sein de DuMont Laboratories de 1936 à 1966. Fondée en 1931, l’entreprise fut elle-même locomotrice des nouvelles technologies. Parmi ses nombreux produits, des postes de radio, des oscilloscopes, ou encore des écrans à tubes monochromes, souvent réputés pour leur qualité haut de gamme.

Né d’un courtier en assurances et d’une mère pianiste, Thomas T. Goldsmith est celui qui bat la mesure de l’innovation au sein de la jeune pousse de l’époque. « Le docteur Goldsmith était passionné par l’ingénierie et l’électronique », relate au Monde l’un des derniers hommes à l’avoir interviewé sur sa carrière, David Weinstein, auteur de The Forgotten Network : DuMont and the Birth of American Television (2004, non traduit). « Je ne dirais pas qu’il était joueur, mais il était extrêmement excité de pouvoir travailler chez DuMont comme pionnier des tout premiers postes de télévision, y compris les premiers receveurs couleur. »

Celui que les notices biographiques présentent comme « imaginatif » était autant un ingénieur émérite qu’un esprit aventurier, en contraste avec la personnalité du fondateur de la société, l’inventeur Allen DuMont. Une anecdote illustre peut-être son tempérament : lorsque les deux hommes font du bateau ensemble, tandis que DuMont regarde la télévision dans la cabine, Thomas T. Goldsmith, lui, préfère s’intéresser au gouvernail. « Tom était quelqu’un d’extrêmement créatif, très imaginatif, toujours joueur, et en un sens cela se reflète dans cette invention », témoigne William Brantley, qui l’a côtoyé à partir des années 1960 à l’université de Furnam.

Libérer les forces créatives

Nul ne sait à quelle date remontent les prémices du projet. Tout juste peut-on relever que quelque chose est dans l’air. A l’Exposition universelle de New York de 1939-1940, deux produits d’un genre encore nouveau se côtoient. D’un côté, le Nimatron, une machine à jouer au jeu de nim, un jeu mathématique ; de l’autre, les premiers téléviseurs grand public de DuMont. L’un est un jeu sans écran ; l’autre, un écran sans jeu. Les deux gamètes du jeu vidéo sont pour la première fois réunis, mais il faudra sept années – et l’armistice de 1945 – pour que germe le premier embryon.

Quelques mois encore avant de cosigner le brevet du CRT Amusement Device, Thomas T. Goldsmith et les équipes de recherche de DuMont travaillent sur des radars utilisés par l’US Army durant la Seconde guerre mondiale. Les plus grands cerveaux du pays sont alors mobilisés par la recherche militaire. William Higinbotham, le créateur du premier jeu sur oscilloscope en 1958, Tennis for Two, travaille même alors sur l’élaboration de la bombe atomique.

La fin de la guerre relâche les énergies créatives de milliers de scientifiques. Plus qu’une lubie, l’usage ludique de la technologie sert autant à trouver de nouveaux débouchés hors du militaire qu’à réenchanter une science meurtrie par son usage assassin. Thomas T. Goldsmith a 35 ans au moment de la capitulation du Japon. C’est probablement à cette période qu’épaulé d’Estle Ray Mann, il conçoit le Cathode Ray Tube Amusement Device, le premier jeu vidéo de l’histoire.

Un mur d’obstacles pratiques

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Exemple de machines DuMont Laboratories et Fairchild Camera sur lesquels Thomas Goldsmith a travaillé.

Si le jeu vidéo comme objet commercial n’existe pas encore, de nombreux projets témoignent d’un désir de la communauté scientifique de se divertir. « A l’époque, il n’y avait pas de jeu vidéo du tout, mais plein d’électroniciens jouaient avec des oscilloscopes. Certains modèles étaient même livrés avec des plans pour obtenir des effets de rebonds qui pouvaient, déjà, servir à jouer à un jeu de raquette. Tennis for Two, il a été conçu comme ça », resitue David Winter, collectionneur de vieilles consoles et gérant du site Pong-Story.com. Certains, comme Thomas T. Goldsmith et Estle Ray Mann, veulent aller plus loin, en concevant un vrai jeu commercialisable basé sur de l’électronique analogique.

La machine qu’ils construisent n’a jamais été immortalisée, mais elle n’aurait probablement pas juré dans les dyschronies de BioShock ou Fallout 4 : massive, faite de triodes, de tubes et de résistances, elle permet à l’utilisateur de déplacer le signal lumineux à l’écran pour imiter la trajectoire d’un missile. La dissymétrie est totale entre la quantité d’équipement employée et le minimalisme du résultat.

Pourtant, à la différence des nombreux montages purement expérimentaux qui lui succéderont, le CRT Amusement Device semble d’ores et déjà pensé avec une application commerciale en tête – c’est dans l’ordre des choses pour DuMont, entreprise privée qui vit de la vente de ses équipements, analyse David Weinstein.

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Publicité pour les postes de télévision DuMont, en 1946.

« Je suppose que DuMont a breveté ce jeu en pensant qu’il pourrait avoir une application pour la formation militaire, plutôt que comme divertissement grand public. Peut-être qu’ils espéraient aussi qu’une autre entreprise acquière les droits de ce brevet et le lance sur le marché militaire ou grand public. »

Mais en cette année 1947 les handicaps sont trop nombreux. Commercialement, d’abord. L’armée s’intéresse alors surtout à l’intelligence artificielle, quant aux particuliers, ils ne sont pas assez nombreux à pouvoir être intéressés : le taux d’équipement des ménages en téléviseurs reste infime. Seuls 102 000 Américains en sont équipés en 1948, soit 0,4 % de la population, selon une étude historique de 1993. Les retombées sont donc bien incertaines.

Pour ne rien arranger, les coûts de production sont importants. « Un tube cathodique coûtait cher à l’époque », rappelle David Winter, pour qui, dans le meilleur des cas, un exemplaire aurait coûté environ 80 dollars d’époque, soit l’équivalent de 900 euros aujourd’hui, juste à être fabriqué. Et probablement 20 % à 30 % de plus en prix public pour le consommateur.

« Vous auriez pu vous en servir comme radiateur »

Mais le problème le plus fatidique est probablement ailleurs : techniquement, le jeu est trop exigeant pour pouvoir fonctionner sans danger. « Je me rappelle qu’il m’a indiqué que certains effets étaient incommodes », relate William Brantley. Il évoque des obstacles majeurs pour un produit grand public, comme l’encombrement massif, la surchauffe, voire les risques de court-circuit. Et de préciser : « Je crois me souvenir qu’il utilisait du 110 volts, donc il y aurait eu des soucis de sécurité. »

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Thomas T. Goldsmith, lors d’une expérience de physique, dans les années 1960.

Ce ne sera pas le seul projet à l’époque à être avorté pour des raisons similaires. Quatre années plus tard, l’ingénieur américain Ralph Baer ne réussit pas non plus à convaincre son employeur, Loral, de développer un système de jeu sur télévision. « DuMont n’avait pas les épaules pour assumer cet investissement, mais je ne crois pas que qui que ce soit [à l’époque] reconnaissait le potentiel financier des jeux vidéo », explique David Weinstein.

La technologie n’est alors tout simplement pas encore prête, confiait l’inventeur de la première console effectivement commercialisée, Ralph Baer, dans un e-mail à l’auteur de l’article, deux ans avant sa mort, en 2012 : « Les premiers transistors au silicium remontent à 1954… toute console conçue avant aurait dû utiliser de 25 à 30 tubes pour le moindre jeu de raquette… et vous auriez pu vous servir de cette machine comme radiateur l’hiver », au vu de la chaleur produite. Débouchés microscopiques, prix prohibitif, sécurité incertaine, tout était réuni contre un tel projet, qui tombe dans les oubliettes de DuMont.

Resté des décennies dans l’oubli

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Thomas T. Goldsmith (à droite), au début des années 1950.

Dans les deux décennies qui suivent sa publication en 1948 au journal de l’office des brevets américains, le brevet « numéro 2 455 992 » ne fait l’objet d’une citation que dans un seul autre brevet, un très technique circuit de commande pour radar, en 1949, avant de disparaître complètement.

Le vénérable aïeul de Pikachu, FIFA, et consorts, est donc tout simplement passé inaperçu de son vivant. « Étonnamment, il n’a pas vraiment eu d’effet sur l’histoire du jeu vidéo », acquiesce Mark Wolf, auteur d’une encyclopédie du jeu vidéo. En plus d’être inexploité, le CRT Amusement Device tombe très rapidement dans l’oubli, au grand dam de son coinventeur. Jusqu’au début des années 2000, le Cathode Ray Tube Amusement Device est même parfaitement inconnu non seulement du grand public, mais également des historiens, et aurait probablement dû le rester. C’était sans compter un « Indiana Jones » français de la manette.

Auteur : William Audureau – Source : www.lemonde.fr

Le saviez-vous ? Abbas Ibn Firnas le génie de l’aviation


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Nous mettons à l’honneur un génie musulman qui a révolutionné l’aviation en étant le premier homme à voler.

Abbas Ibn Firnas est un célèbre savant d’origine berbère qui vivait à Cordoue entre 810 et 887 à l’époque où l’Espagne était musulmane (Al-Alandalous).

Inventeur, poète, ingénieur, physicien, astrologue, astronome, il a plusieurs cordes à son arc et tout au long de sa vie, il a réussi à s’illustrer grâce à son génie.

Il aura surtout marqué les esprits avec son invention, le premier «avion» au monde, un détail souvent ignoré dans les livres d’Histoire. L’appareil qui comporte des ailes volantes est l’une des inventions les plus fabuleuses de célèbre inventeur.

L’ingénieur a placé des plumes sur un cadre en bois donnant à la structure l’air de deux grosses ailes. Pour faire voler la machine, Abbas Ibn Firnas devait courir et bouger les bras comme un oiseau afin de battre des ailes. Il a lui-même expérimenté son invention pour la première fois en 875 en se lançant d’une montagne qui lui a permis de voler pendant un long moment. Malheureusement l’atterrissage sera brutal, en retombant, Abbas Ibn Firnas se blesse grièvement le dos.

Sa santé ne cessera de décliner depuis et les conséquences de cette chute finiront par lui être fatal en 887, année de sa mort.

Ce que l’on retient de son parcours atypique c’est que outre sa machine à voler, il a inventé des verres de lecture, une horloge à eau, un métronome etc… Il a aussi contribué à lever le voile sur le mouvement des planètes en utilisant des planisphères et des anneaux pour simuler le mouvement des étoiles.

Ce musulman pratiquant n’a pas oublié de mettre à contribution ses dons pour sa religion et il a donc utilisé son métronome pour connaître l’heure de la prière, du lever et du coucher du soleil.

Aujourd’hui, le pont Abbas Ibn Firnas à Cordoue porte son nom ainsi qu’un cratère de la Lune.

Source : www.ajib.fr

Un jeune ingénieur charentais envoie son pétillant de pommes dans l’espace !


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Pierre Blondon

Le jeune ingénieur en packaging charentais, inventeur de la boisson pétillante sans alcool à la pomme Wati Bulle il y a trois ans, a réussi un beau pari : envoyer une de ses bouteilles dans l’espace ! Accrochée à un ballon comme le montre la vidéo sur YouTube (vidéo ci-dessous), la bouteille personnalisée grimpe, grimpe et grimpe…

Jusqu’à 36 km d’altitude, soit aux confins de la stratosphère, affirme le film de 2 mn 30 s. Là, le ballon-sonde et 5 m3 d’hélium explosent, stoppant nette l’ascension. Débute alors la descente.

La bouteille, arrimée à une petite plateforme reste d’une sidérante stabilité grâce un petit parachute que l’on découvre à la toute fin de la vidéo. Lorsqu’elle atterrit finalement dans un conifère du côté de Villers-sur-Chizé, dans le sud des Deux-Sèvres, après 2h45 de vol et 1 heure de recherches, dit encore la vidéo.

Pierre Blondon s’offre un nouveau joli coup de pub pour sa boisson qui connaît un réel succès. Son excellent « petit clin d’oeil à l’astronaute français Thomas Pesquet », intervient après deux médailles d’or au Salon de l’agriculture de Paris, des partenariats avec le Festival de Cannes, les Oscars du foot ou le Grand Prix de Monaco.

Sans parler d’une association avec le fondateur du label de disques Wati B, Dawala. Wati Bulle est également la boisson officielle du groupe de rap Sexion d’Assaut et du rappeur Black M. Le Wati Bulle est en vente dans les magasins du groupe Carrefour et les hypermarchés Auchan autour de 6 € la bouteille de 75 cl.

Source : www.charentelibre.fr

Un ingénieur algérien primé par la chaîne MBC


Classé à la deuxième place du concours  de l’émission “Stars Of Science”, diffusée sur la chaîne de télévision saoudienne MBC, Abderrahim Bourouis, ingénieur à Algérie Télécom, a conquis le public par une invention ingénieuse : un vêtement intelligent permettant aux parents d’enfants autistes de surveiller plus efficacement leurs petits.

Il faut dire que la motivation était forte puisque l’ingénieur algérien est, lui-même, parent d’un enfant autiste. Son invention baptisée “Wonderkit” est une sorte de chemise intelligente fournissant toute sorte d’informations sur l’enfant en analysant sa gestuelle grâce à des capteurs.

Le “Wonderkit” est une sorte d’ange gardien qui envoie des signaux que les parents reçoivent sur leurs ordinateurs ou leurs Smartphones. Il peuvent grâce à cela savoir si leur enfant a faim ou sommeil, ou encore s’il est stressé ou en pleine crise de panique.

Inventeur prolifique et cadre hors pair, Abderrahim Bourouis a remporté en 2012, le premier prix MED-IT pour la meilleure start-up algérienne. Il a également raflé le deuxième prix de AINnovation Compétition, ainsi que d’autres prestigieux prix nationaux et internationaux.

Auteur : Massi M.

Source : www.algerie-focus.com