Henri Peyre, l’inventeur de Saint-Sulpice aux mille et un brevets


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Saint Sulpice avec Henri Peyre un inventeur et peintre a travaillé pendant 32 ans chez Look au bureau d’études dans le domaine du ski et du cycle des brevets déposés pour le monde entier.

Inventer. Mot sésame pour la caverne de l’imaginaire. Tout comme il se passionne pour les formes des pierres, Henri Peyre aura toujours été sur ce terrain à part, réservé aux découvreurs. Aux vrais.

Quand il ne photographie pas une pierre sous l’angle duquel il a reconnu un visage, un animal, un objet, une allégorie… Quand le soir venu, l’alchimie des saisons sur le végétal ne lui fait pas prendre un cliché d’un arbre. Dans la ramure duquel il a vu silhouette ou visage… Quand il ne peint pas ou ne parcourt pas l’œuvre de ses artistes préférés. Quand, dans la nuit, il ne prend pas son petit carnet. Pour réaliser une page entière de dessins automatiques…

À ce moment-là seulement, dans sa maison de Saint-Sulpice, où il aime aller d’un univers à l’autre, Henri Peyre fait ce qu’il a toujours aimé faire. Au travail, comme depuis une quinzaine d’années qu’il est à la retraite : il invente.

Les brevets, première richesse d’une usine

Le personnage ne peut cacher, sinon une certaine timidité, du moins une réserve qu’il estime devoir en respect pour son interlocuteur. Les mots se précipitent. Il aimerait tant faire partager ne serait-ce qu’un peu de tous ses mondes. À l’évidence, l’inventeur a un autre rapport au temps. Pour lui, il passe « bien trop vite » !

Henri Peyre répète avoir eu professionnellement de la chance. À l’école, il ne se sentait pas bien. Il dit même : « J’étais mauvais… » Pourtant, après de premières expériences professionnelles chaotiques, à l’approche de la trentaine, il va rentrer chez Look. D’abord pour le ski où il a inventé notamment des systèmes de frein. Puis pour le cycle, pour des fourches, des pédales ou autres. Son nom apparaît dans des dizaines de brevets. À la retraite, il est parti avec des idées. Normal, le monde qui l’entoure ne semble être fait que de ça. Ce que le commun des passants n’aura pas vu… Henri Peyre l’a remarqué. C’est ça inventer. Alors sont nés divers objets qui sont encore là, autour de celui qui leur a donné vie : la canne anglaise ou non, la béquille axillaire, toutes articulées par ressort et brevetées au niveau européen?; un système transformant le dernier scion de canne à pêche en catapulte ? ; un flotteur de pêche ascendant… Des choses plus ou moins imposantes, ludiques… Ayant toutes en commun de combler, finalement, l’évidence du manque.

« Au travail, c’est une grande chance d’avoir toute l’autonomie souhaitée. » Sans doute une chance qu’il doit, pour une part, au potentiel qu’on a vu en lui.

Henri Peyre sait que le portefeuille de brevets est une des richesses premières d’une usine. Il sait aussi que l’idéal est de voir une invention devenir projet économique pour les acteurs de la fabrication. Il ne doute pas qu’un jour, pour certains de ses objets “sans antériorité”, ce temps viendra.

« Mes deux CAP d’ajusteur et en dessin industriel ne m’ont pas beaucoup servi. De toute façon, pour qui veut vraiment, il n’y a pas d’obstacle qui vaille. »

Un jour, Henri Peyre a trouvé sa voie. Il a fait sa plus grande découverte : il savait inventer !

Auteur : Jean-Michel Benet

Source : www.lejdc.fr

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