« Je compare les inventions à des œuvres d’art »


Harold Barrault (licensing director d’Orange) a beau être lauréat du trophée de la meilleure équipe licensing, il ne se considère pas comme un modèle. Pourtant, en quelques mois à peine, il a restructuré l’équipe d’une dizaine de personnes et renouvelé les méthodes de management pour optimiser la valorisation des actifs intellectuels du groupe. En qualité de licensing director, il a la lourde tâche de consolider et de gérer l’exécution des brevets déposés par la marque. « La branche innovation du groupe est immense, s’enthousiasme-t-il. Orange a racheté en 2000 le Centre national d’études des télécommunications, soit environ 600 chercheurs, pour en faire son lab. Et aujourd’hui, dans la continuité de cet ancrage historique, nous soutenons plus de 500 start-up ! ». Avec un portefeuille réunissant plus de 6 500 brevets, le pôle licensing d’Orange est l’un des plus importants en France.

« Il faut dix ans pour parvenir à un tel patrimoine », se félicite Harold Barrault, conscient que l’héritage France Télécom y est pour beaucoup. Son équipe travaille aussi bien pour les opérationnels en interne, c’est-à-dire sur des technologies produites par le groupe, qu’externes, à savoir des fabricants utilisant les innovations développées par Orange. « Je compare souvent les inventions à des œuvres d’art. Elles peuvent avoir une valeur exceptionnelle comme être de vraies croûtes », s’amuse Harold Barrault. Son œil avisé est celui d’un chercheur d’or. Concrètement, lorsqu’un inventeur pense avoir une idée brevetable, il sollicite les professionnels du licensing qui parviendront peut-être à la valoriser, après dépôt du brevet, parfois des années après. Ici réside toute la stratégie d’Orange en matière de propriété intellectuelle : « Nombreuses sont les entreprises à ne pas valoriser leurs brevets », explique l’ancien geek.

L’activité licensing de l’opérateur français opère dans l’ombre, mais plus pour longtemps. Un professionnel de la communication sera bientôt chargé de veiller à sa visibilité. Ainsi, pourront sortir du bois ceux qui œuvrent à mettre en lumière les découvertes des inventeurs.

(source = Décideurs)

4 commentaires sur “« Je compare les inventions à des œuvres d’art »

  1. Bonjour.
    Bien noté qu’il y avait environ 600 chercheurs……………… avec un portefeuille réunissant plus de 6 500 brevets. Et Il serait intéressant de connaitre le nombre et si possible le nom des chercheurs qui ont tiré profit de leurs innovations et comment celles-ci ont été négociées afin que je puisse faire partager ces réussites.
    [pub supprimée]
    Cordialement.

    J'aime

    • Bonjour Monsieur Babaz,

      Comme indiqué dans la catégorie (et confirmé dans la dernière ligne) il s’agit d’un article de presse et donc c’est à la source qu’il faut poser cette question, pas à nous.

      Ce site étant purement informatif et sans aucune publicité, pas même pour d’autres sites, nous vous prions de ne pas faire figurer à la fin de chacun de vos commentaires un lien vers le vôtre. Lisez les autres commentaires et vous constaterez que chacun s’y tient de bonne grâce.

      cordialement

      J'aime

  2. Je lis : « Avec un portefeuille réunissant plus de 6 500 brevets, le pôle licensing d’Orange est l’un des plus importants en France »

    En 10 ans, si je lis bien, 650 brevets/an soit 2 par jour !
    Est-ce bien sérieux d’écrire cela.

    Combien de brevets dits de rupture ? Combien de perfectionnements ? Et peut-être combien bidons ou copiés ?

    Merci de votre réponse.

    Cordialement

    J'aime

  3. Bonjour Richard,

    Ce sont deux questions intéressantes.

    En effet, 2 par jour, ça laisse à penser qu’il y a plus de quantité que de qualité. Mais vous oubliez que c’est le fruit du travail de 600 chercheurs. C’est donc un rythme tout à fait normal pour quelqu’un dont le métier est de chercher et de trouver.

    Concernant le nombre de brevets bidons, c’est encore une question pertinente (tout le monde dans le métier a en tête les demandes de brevet totalement affligeantes déposées par Apple et il n’est pas le seul) mais la remarque n’est pas valable s’agissant de ce qu’on appelait le CNET. Le hasard fait que je les connais bien et qu’ils sont à l’origine d’innovations absolument remarquables. Entre autres, personne sur cette planète n’aurait un tel débit sur des lignes téléphoniques hors d’âge si le CNET n’avait pas radicalement perfectionné les techniques de modulation-démodulation à la base du xDSL. Qui le sait ? Pas grand monde hélas parce que les français sont toujours dans l’auto-dénigrement et le fatalisme. Et ce n’est pas en faisant un procès d’intention à tout le monde, y compris des gens vertigineusement compétents, qu’on améliorera cette situation, bien au contraire.

    Vos questions, je le répète, sont pertinentes mais il vaudrait mieux laisser le soin d’y répondre à ceux qui parmi les membres de notre communauté sont à même de le faire. Bref, dialoguer…

    cdt

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.