La French Fab : vers un rayonnement mondial de l’Industrie française


Après la French Touch et la French Tech, c’est au tour de la French Fab de s’atteler à la valorisation des entreprises françaises. L’ambition ? Faire rayonner l’industrie française dans le monde, en mettant l’accent sur l’innovation et l’expertise du tissu industriel hexagonal.

A l’image de la « French Tech », l’objectif est ici de faire gagner en visibilité et notoriété les entreprises, mais aussi de communiquer autour de l’Industrie française, pour sensibiliser les acteurs sur la nécessité de développer des formations professionnelles adéquates, autour d’un « écosystème encore trop méconnu », selon Nicolas Dufourcq, Directeur Général de Bpifrance.

L’investissement en technologies de pointe, garant de qualité, et la mise en œuvre d’une stratégie centrée sur l’innovation sont donc deux leviers que vous pouvez activer. Au-delà du développement de votre activité en France, l’innovation peut faciliter l’export, à condition bien sûr, de préparer vos collaborateurs à la culture de l’export.

En témoigne la réussite à l’export de la PME Socomore. Grâce à la mise en œuvre d’une stratégie appropriée, le chiffre d’affaires de l’entreprise à l’international a récemment atteint 50%. D’origine Vannetaise, spécialisée dans les produits de traitement de surface pour l’aéronautique, Socomore a installé 3/4 de ses usines à l’étranger. « Nous avons opté pour le choix d’être des ultra-spécialistes mondiaux au lieu d’être des généralistes mondiaux », déclare Frédéric Lescure, président de Socomore. Cette réussite internationale s’explique effectivement par une stratégie centrée sur l’hyperspécialisation technique et l’innovation. Socomore dédie 5% de son chiffre d’affaires à la R&D, et vient de débloquer 5 millions d’euros pour doubler la surface de son centre R&D situé à Vannes. Un tel développement international a nécessité la diffusion d’une culture de l’export. Les collaborateurs ont reçu une formation en anglais, et ont bénéficié des absorptions d’entreprises à l’étranger pour assimiler de nouveaux savoir-faire et outils.

La « French Fab » a encouragé de nombreuses PME à penser au-delà des frontières françaises. Gris Découpage, une PME familiale spécialisée dans la fabrication de pièces de fixation et composants mécaniques en grandes séries pour les géants de l’automobile a reçu le Prix de la Pépite à l’Export en 2015. Si Gris Découpage réalise aujourd’hui 60% de son chiffre d’affaires à l’export, c’est aussi grâce à l’accompagnement de Bpifrance. « Nous avons été agréablement surpris par l’aide apportée par Bpifrance. Nous y avons trouvé un soutien financier mais surtout des réponses à la problématique de l’entreprise liée à l’opérationnel. On est dans le concret », explique Céline Gris, Directrice Générale de l’entreprise.

Professionnels de l’Industrie, vous souhaitez vous lancer à l’export ? Renseignez-vous sur le site de Bpifrance.

Auteur : Laurane Tabouret – Source : lentreprise.lexpress.fr

Lettre d’information Transtech – Décembre 2016


Invention à l’honneur

Bûche et allume – Feux à base de marc de café recyclé – Valérie Grammont –

En observant sa grand-mère qui rencontrait des difficultés à faire du feu lors d’un hiver rigoureux, Valérie GRAMMONT a l’idée de développer une bûche qui faciliterait la vie des amoureux du feu de cheminée. Elle recherche alors des déchets à recycler et découvre que le marc de café est un excellent combustible (son pouvoir de combustion est 67% supérieur à celui du bois). Avec l’équivalent de 2 Tours Montparnasse de marc de café qui fini enfoui ou incinéré chaque année en France, le gisement est colossal.

De l’idée au produit

Valérie travaille alors au développement de son idée et c’est ainsi qu’elle lance en 2014 la bûche 100% végétale sans produit pétrolier Smart&GREEN® : la 1ère bûche sans bois à base de marc de café recyclé !

Prête à l’emploi, elle offre deux heures de pleine flamme et chauffe autant que 4 bûches de bois. Elle remplace à elle seule l’allume-feu, le petit bois et le bois. Pour l’allumer rien de plus simple, il suffit de présenter un briquet ou une allumette à chacune de ses extrémités !

Depuis la gamme s’est enrichie d’un allume-bûche qui, outre sa fonction d’allume-feu du bois, remplace également le petit bois. Pratique et efficace il permet de procéder à l’allumage en quelques secondes et offre 30 minutes de combustion avec une flamme de 15 cm.

État du projet

Fabriqués en France, en région Champagne-Ardenne, ces produits sont présents dans plus de 950 points de vente. Ils ont permis de recycler le marc de 3 millions de café et de créer 3 emplois temps plein annuel, ce dont Valérie Grammont est très fière.

Et aussi …

La bûche a été primée Médaille d’Or au Concours Lépine 2014 et l’allume-bûches est Lauréat du Concours Système U Innovations 2016 catégorie Bazar.

La bûche à base de marc de café a fait l’objet d’une parution dans la Revue Inventifs 2015.

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100% végétal

3 millions nombre de cafés dont le marc a déjà été recyclé

Campagne de financement réussie pour Still English !

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Lauréate du concours I’NOV PRO 2014, pour sa méthode innovante d’apprentissage de l’anglais : Still English, Sophie Martinez s’est lancée en octobre dernier dans une campagne de financement participatif sur ULULE afin de développer son activité.

Après 45 jours de campagne, l’objectif de 9.000 € était atteint !

Félicitations à Sophie Martinez et bonne continuation dans le développement de Still English, sa méthode dynamique et ludique d’apprentissage de la langue anglaise pour tous publics (dès 8 ans) et pour tous niveaux (débutant à avancé).

15 % de remise sur la boutique Inventifs …

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Concours I-LAB 2017

Le 12 décembre 2016, ouverture d’inscriptions à la 19ème édition du concours I-LAB

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I-LAB, le Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes porté par le ministère chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, en partenariat avec Bpifrance, a pour objectif de détecter et de soutenir les meilleurs projets de création d’entreprises innovantes, en offrant une aide financière et un accompagnement adapté. Il est ouvert à tous les porteurs de projets dont «la preuve du concept» est établie, à condition que l’entreprise issue de leur projet soit créée sur le territoire français.

Un jury national, composé d’industriels et de personnalités compétentes dans les domaines de la création et du financement des entreprises innovantes, de la valorisation de la recherche et du transfert technologique, sélectionnera les Lauréats.

Informations et inscriptions sur : www.bpifrance.fr/Toutes-nos-solutions/Aidesconcours-et-labels/Concours-innovation/i-LAB-2017-creation-d-entreprise-innovante

TRANSTECH Aquitaine

40 Avenue de la Somme – 33700 MERIGNAC

E-mail : contact@transtech.asso.fr

Tél. : 05 56 51 39 18

Financement de l’innovation : faut-il réformer Bpifrance ?


La banque publique est devenue un guichet unique pour les entrepreneurs, au point d’avoir rendu l’écosystème du capital-risque dépendant de sa stratégie. L’ambiguïté sur son rôle demeure aussi, entre investissements directs et indirects.

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Le siège de Bpifrance

Dans un rapport publié jeudi, le Conseil d’analyse économique s’interroge sur la doctrine et la gouvernance de la banque publique d’investissement ainsi que sur les risques d’un monopole de l’État sur le capital-risque.

Sans les investissements publics, le capital-risque français n’aurait peut-être pas survécu à la crise financière de 2008. En France, l’intervention de l’État dans le financement de l’innovation est prépondérante : au cours des trois dernières années, 22,3 % des fonds levés en capital-risque l’ont été auprès d’institutions publiques. Un taux qui atteint 2,9 % au Royaume-Uni, relève le Conseil d’analyse économique (CAE) dans une note réalisée par Marie Ekeland (France digitale), Augustin Landier et Jean Tirole (membres du CAE et enseignants à l’école d’économie de Toulouse).

L’intervention publique via Bpifrance est pourtant de plus en plus remise en question : les acteurs privés sont en devenus dépendants et le CAE s’interroge « sur la pérennité d’un équilibre vertueux qui semble reposer sur l’équipe dirigeante en place et non pas sur les institutions elles-mêmes ».

Se pose également la question de la taille et la fréquence optimale que devraient avoir les interventions de la banque publique pour que l’écosystème du capital-risque puisse, à terme, être plus autonome. Par définition, le marché du capital-innovation est pro-cyclique, c’est-à-dire que « l’offre de financements augmente en phase haute du cycle économique et se rétracte en phase de ralentissement », souligne le rapport. Problème : l’innovation a besoin de stabilité, d’où l’intérêt d’une intervention publique à certains moments. Cela veut aussi dire que Bpifrance devrait ralentir le rythme à d’autres moments, pour laisser le relais aux acteurs privés. Reste qu’il serait difficile, voire impossible, de lui imposer cela.

« Bpifrance a fait feu de tout bois pour exister et avoir de l’impact mais n’a pas forcément eu une démarche académique en posant la question du moyen et long terme », estime Jean-David Chamboredon, le dirigeant du fonds d’investissement Isai. Pour Franck Sebag, associé chez EY, c’est surtout le poids prépondérant de la banque publique dans la chaîne économique qui pose problème car « sa taille fait peser une crainte sur les sorties futures. Or il faudrait un canal de sortie en Bourse pour les entreprises technologiques sur des montants situés entre 50 et 250 millions d’euros, qui n’existe pas aujourd’hui ».

Si le CAE souligne le « succès fragile » de Bpifrance en matière de performance économique, les spécialistes se demandent si l’institution n’est pas devenue un repoussoir aux fonds d’investissement étrangers qui souhaitent miser sur les start-up françaises. Les capitaux-risqueurs français restent très dépendants de Bpifrance : l’institution est « très active en investissement indirect puisqu’elle est présente, via 262 fonds partenaires en 2015, dans la moitié des acteurs français du capital-innovation ».

Il est cependant hors de question de laisser le monopole à l’État sur ce marché, estime-t-on au CAE. Déjà, dans certains cas, Bpifrance imposerait des contraintes géographiques aux fonds d’investissement, limitant de fait la capacité de certains acteurs français à bénéficier d’une meilleure visibilité à l’international.

Double opérateur.

Investisseur en capital-risque, Marie Ekeland pointe du doigt le fait que « Bpifrance est un double opérateur, disposant de fonds propres et des fonds du programme d’investissement d’avenir (PIA). Or l’articulation des deux activités n’est pas claire ». Sans compter l’absence d’une doctrine explicite et la diversité des dispositifs de financements de l’innovation gérés par Bpifrance : la structure dispose de onze fonds directs dont neuf issus des PIA 1 et 2, et de quatre fonds de fonds dont deux issus des PIA 1 et 2.

« C’est très politique, estime un banquier d’affaires. Sur l’activité d’investissement direct, les équipes sont bonnes mais on sent parfois que, pour des raisons obscures, les dossiers ne sont pas transférés aux bonnes personnes ». Cependant, « Bpifrance arrive à masquer la complexité des dispositifs, nuance Jean-David Chamboredon. C’est davantage une question de cohérence qui se pose : son rôle est-il d’abonder des entreprises sur des gros tours de table ou d’être à l’initiative de ces tours de table ? »

« Quand on investit directement, on peut se contenter des deals compliqués, à savoir des deals de taille moyenne. Mais pour être invité dans les bons et plus gros deals, il faut jouer des coudes, poursuit Jean-David Chamboredon. Et il faut avoir les moyens de le faire comprendre aux investisseurs », explique Jean-David Chamboredon. Et cela est forcément plus simple quand on dispose également d’une activité de fonds de fonds et donc d’une forte influence, comme Bpifrance. Directeur associé de Sogedev, Thomas Gross a un avis plus tranché et juge que le capital-risque « doit être la prérogative des acteurs privés sauf pour les investissements portant des projets de service public ».

La situation reste paradoxale et ambiguë : Bpifrance s’est fixé l’objectif d’un retour global positif, de l’ordre de 3 % à 4 % par an sur fonds propres, pour l’ensemble de l’institution. Or le besoin de financement en France se trouve principalement sur des projets dont la performance est limitée. Le rapport soulève aussi les risques liés à gouvernance de Bpifrance « pour la mettre à l’abri de la capture par le monde politique, d’autant que la performance de Bpifrance est intrinsèquement difficile à mesurer et que les coûts des politiques sont différés à un horizon long ». La solution : augmenter substantiellement le nombre d’administrateurs indépendants de Bpifrance. « Le plus grand risque, c’est le clientélisme, par exemple au niveau régional », conclut Jean-David Chamboredon.

Auteur : Hugo Sedouramane

Source : www.lopinion.fr

Françoise Raverdy (Dooderm) : «J’ai réussi à développer mon idée innovante »


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Françoise Raverdy, fondatrice de Dooderm

Dooderm est l’une des huit start-up sélectionnées par Les Pionnières, réseau d’incubateurs et de pépinières au féminin, et présentes actuellement sur son stand de la Foire de Paris. Sa fondatrice livre les sept principes qui l’ont guidée, de l’idée innovante au développement de son entreprise.

L’innovation disruptive existe également dans le textile. La société Dooderm fabrique des vêtements (t-shirts, leggings, chaussettes, gants, bonnets…) à base de coton peigné et de fil d’argent, destinés à soulager les gens souffrant de problèmes dermatologiques (eczéma, psoriasis, allergies…). Il fallait y penser ! Françoise Raverdy, la fondatrice, détaille les sept points forts qui lui ont permis de développer son business.

#1 Faire de l’expérience une force

Françoise Raverdy est une jeune entrepreneure de … 60 ans. Elle a longtemps travaillé comme assistante sociale dans le service de dermatologie du CHR de Lille puis quinze ans dans l’industrie textile. En 2007, un licenciement la pousse vers l’entrepreneuriat. « À mon âge, je ne trouvais plus de poste. C’est malheureusement une réalité », explique-t-elle. Mais, refusant de s’apitoyer sur son sort, elle décide de faire de son expérience une force. « J’avais un réseau, une connaissance poussée du milieu. J’ai mis en avant mes compétences pour imaginer des produit capables de soulager des maladies de peau », dit-elle simplement.

#2 Repérer les signaux forts

L’idée est née après un séminaire sur les textiles “techniques”, à l’École nationale supérieure des Arts et Industries textiles (ENSAIT), où les propriétés antibactériennes et antifongiques de l’argent avaient été présentées. « J’ai parlé à un dermatologue de mon projet de concevoir des vêtements permettant de soulager les démangeaisons. Il m’a laissé entendre qu’aucune solution de ce type n’existait alors en France », raconte la fondatrice. Un premier signe d’encouragement qui l’amène à réaliser une étude de marché auprès de professionnels, dermatologues et pharmaciens-, et de gens souffrant de problèmes de peau. Son constat : le marché français compte actuellement 3 millions de personnes souffrant de problèmes dermatologiques, dont 400.000 dans la seule région du Nord-Pas-de-Calais ! Une tendance qui va encore s’accroître au fil des années. « Le budget d’un traitement pour soulager ces maladies est estimé à 50 euros par mois, sans compter les coûts supplémentaires pour l’achat de savons hypoallergéniques et de crèmes hydratantes. Mais aucune proposition textile n’existait en effet sur le marché français pour soulager les démangeaisons », souligne-t-elle. Tous les signaux étaient au vert. Elle décide alors de se lancer.

#3 Prendre le temps de concrétiser son projet

Françoise Raverdy est alors accueillie par l’incubateur Innotex de l’ENSAIT de Roubaix qui met à sa disposition tout le nécessaire : des laboratoires, des ateliers de tricotage … Les experts qu’elle y rencontre l’aident à mettre en place les études de faisabilité, notamment sur la non-toxicité du tissu. Elle continue à se documenter et finit par découvrir une bibliographie sur le pansement à l’argent qui, avec ses propriétés anti-inflammatoires et antibactériennes, cicatrise les plaies. Elle rencontre aussi un ingénieur textile à qui elle demande de concevoir des prototypes. Elle dépose une “enveloppe Soleau” (*) à l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) et enfin, en janvier 2014, elle crée Dooderm. « Le chemin a été long. Il fallait être persévérante, même si, parfois, j’ai pu me sentir découragée. Il m’a fallu tout ce temps pour faire la preuve de l’efficacité de mon procédé », reconnaît la fondatrice.

#4 Trouver des appuis extérieurs pour le financement

Pour l’aspect financier, elle trouve du soutien auprès de la Ruche d’entreprises de Tourcoing, qui appartient au réseau d’incubateurs et de pépinières au féminin Les Pionnières. L’organisme lui sert de facilitateur pour rencontrer des organismes bancaires, négocier un prêt de 70.000 euros, obtenir un prêt d’honneur de 20.000 euros à taux zéro d’Initiative Métropole Nord, bénéficier du Fonds de garantie pour la création, la reprise, le développement d’entreprise à l’initiative des femmes (FGIF), qui couvre 70 % du montant du prêt dans la limite de 45.000 euros, recevoir un subvention a l’innovation de BPIFrance … En rajoutant 20.000 euros d’apport personnel, elle obtient 150.000 euros pour développer son projet. Grâce à cet accompagnement, elle peut préparer et valoriser le capital de sa société.

#5 S’entourer des bons partenaires

Françoise Raverdy trouve auprès de la société Lemahieu, spécialiste de la maille technique haut de gamme, partenaire industriel idéal (et régional !) pour fabriquer ses vêtements “made in France” et s’occuper de la logistique. L’entreprise est venue à la rencontre de l’entrepreneure grâce au buzz médiatique dont elle a bénéficié, en particulier un  reportage diffusé au journal télévisé de TF1. « Nous avons conçu ensemble un logiciel qui nous permet de suivre en temps réel la production, la gestion de stocks et la livraisons des produits», précise-t-elle.

#6 Trouver le bon réseau de distribution

Françoise Raverdy s’appuie sur le réseau Prestamed, qui regroupe 2.500 pharmacies. « Nos produits sont présents dans 300 pharmacies sur les 22.500 que compte la France », explique la dirigeante. Mais les ventes sont assurées à 80 % par les commandes directes des particuliers sur des plateformes d’e-commerce, Tousergo par exemple. À ce jour, elle gagne près de 100 nouveaux clients par mois. Elle a également des vues sur l’export, espérant commercialiser bientôt ses produits en Belgique, en Allemagne et en Grande-Bretagne.

#7 Embaucher le(s) bon(s) profil(s)

L’entrepreneure a recruté un ingénieur, indispensable pour monter les dossiers, argumenter, vérifier auprès des fournisseurs s’ils sont en conformité avec la réglementation des dispositifs dits “de santé ” tout en s’assurant de l’hygiène et de la sécurisation des produits, même si la start-up ne bénéficie plus du label “dispositif médical” délivré par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Ce qui ne l’empêche pas d’être en lien avec des médecins, des pharmaciens, un réseau d’experts de la santé, pour réfléchir au développement de nouveaux produits.

(*) Sans être un titre de propriété industrielle – elle est donc moins onéreuse qu’un brevet -, l’“enveloppe Soleau” permet de dater de façon certaine une œuvre et de considérer le dépositaire comme auteur. Elle garde le secret des projets ou innovations en cours.

La Foire de Paris : 500.000 clients potentiels

L’idée de faire venir huit start-up sélectionnées par Les Pionnières lors de la grande manifestation commerciale vient de Carine Préterre, directrice de la Foire de Paris. « Il nous a paru essentiel de participer au développement d’initiatives créatrices d’emplois portées par des femmes », dit-elle. Pour Frédérique Clavel, fondatrice de Paris Pionnières et présidente de la Fédération Pionnières, ce soutien permet « aux entrepreneures de gagner en visibilité. La manifestation leur offre l’occasion de faire du business en touchant près de 500.000 clients potentiels. » Les start-up sélectionnées viennent de toute la France. « Il fallait qu’elles présentent des produits innovants “tendance” » et produits en France », explique Frédérique Clavel.

www.foiredeparis.fr

 

Les Pionnières, réseau business au féminin

Crée il y a dix ans, le réseau Les Pionnières rassemble une vingtaine d’incubateurs et de pépinières en France, au Maroc, en Belgique et au Luxembourg, au service d’entrepreneures innovantes et créatrices d’emplois durables. Il propose un parcours complet et personnalisé, depuis l’idée jusqu’au développement de l’entreprise, avec un accompagnement à la fois individuel et collectif qui prend en compte les aspects techniques et humains de la création d’entreprise. « L’objectif : apporter les meilleures conditions de réussite et de viabilité́ du projet, dans un écosystème dynamique et bienveillant », souligne Frédérique Clavel, la fondatrice.

lespionnieres.org

Source :  business.lesechos.fr

Innovation : les ficelles de ceux qui ont toujours un coup d’avance


C’est une obsession, une question de survie presque. Pour ces patrons visionnaires, nourrir un brin de folie et oser prendre des risques sont des moteurs. Et des gages de réussite. Qu’ils cultivent chacun à leur façon.

Ils y pensent tout le temps. Ou presque. Comme une évidence, une composante essentielle de leur métier. « Notre entreprise est née grâce à la mise au point d’une technologie disruptive sans contact, annonce Julien Zuccarelli, directeur général de la PME ASK, qui compte 380 salariés et a mis au point une technologie sans contact utilisée par de grands groupes. Innover est donc dans notre ADN. »

Damien Marc, à la tête de JPB Système, entreprise du secteur aéronautique qui fabrique des systèmes auto-freinants, ne dit pas autre chose : « C’est une pensée quotidienne, un élément clé de la culture d’entreprise », analyse le dirigeant. Mais cette nature profonde s’exercera d’autant mieux si elle est cultivée à bon escient. Et là, chacun à sa méthode. Chez JPB Système, la trentaine de salariés se réunit une fois par semaine pour une intense séance de brainstorming. « Toutes les idées fusent, il n’y a pas de barrières ou de censure, raconte Damien Marc. Nous lançons des idées de nouveaux produits et nous les passons au tamis afin de ne pas nous disperser et de parvenir à tracer des grands axes de travail. »

Chez Acrelec, ETI de l’ingénierie électronique qui a mis au point des bornes de commandes pour la restauration rapide et la grande distribution, on a voulu miser sur un système agile. « Avec 550 salariés, nous sommes une ETI de belle taille mais comme le disait Jeff Bezos d’Amazon : « Une bonne équipe projet c’est pas plus de deux pizzas » donc nous avons créé une start-up en interne pour assurer le pilotage des projets innovants et qui peut réagir très vite », avance Jacques Mangeot. Une équipe à l’affut qui fait évidemment de la veille mais pas seulement.

Canaliser le grain de folie nécessaire

L’innovation, c’est aussi une question de timing. « Il faut être en alerte permanente et savoir lancer son produit au bon moment, sans être trop en avance sinon c’est un échec assuré », poursuit Jacques Mangeot. Un avis partagé par Alain Molinié, PDG d’AwoX, PME spécialisée dans les objets connectés. « Sortir un truc avant tout le monde ne servira à rien si ça n’est pas adossé à un business model solide, si vous ne collez pas au marché. » Le voilà l’autre grand principe de l’innovation réussie et maitrisée : la connaissance du marché ou du client et de ses besoins. Pas question de pratiquer des travaux de pure recherche un peu hors-sol! Il faut sans cesse penser marché et ajuster la proposition en fonction de celui-ci. « Nos idées ce sont les problèmes des clients et des magasins que nous équipons et auxquels nous tentons de répondre le plus rapidement et le plus précisément possible », pointe Jacques Mangeot d’Acrelec.

Pour les entreprises industrielles, le délai de réponse est parfois plus long qu’escompté. « Nous ne sommes pas une start-up mais une PME de l’industrie avec sa temporalité propre, rappelle Julien Zuccarelli d’ASK. Il ne s’écoulera pas moins d’une année pour qu’un produit soit mis au point et atteigne son marché. » Pour éviter de cruelles et parfois coûteuses déconvenues, l’entreprise blinde le processus en amont. « C’est toujours le département R&D qui donnera le go pour la feuille de route du produit », poursuit le chef d’entreprise.

Car l’innovation est un processus collectif, de concertation et d’émulation. Un processus qui dépend donc beaucoup des équipes mobilisées. « Je veille à assurer un mélange des âges au sein de mon équipe d’ingénieurs afin d’associer des jeunes à la vision plus débridée, plus folle et des profils plus confirmés, capables de (re)cadrer les choses si le grain de folie s’égare un peu trop », estime Damien Marc. Au-delà de l’hétérogénéité des profils, le chef d’entreprise s’efforce aussi d’insuffler un esprit particulier. « Je leur répète que l’échec est possible et ne doit pas être trop redouté, qu’il est important d’oser et d’essayer. Pour rester en tête, il faut de toute façon sortir de sa zone de confort. » En clair, il faut se donner les moyens.

« Un risque qui en vaut la peine »

Des moyens qui sont à la fois humains et financiers. « J’aimerais bien que mes ingénieurs puissent tous consacrer 20% de leur temps à innover mais c’est impossible nous sommes une entreprise trop petite, estime Alain Molinié. L’homme se montre très réservé et ne détaille pas les sommes allouées plus ou moins directement à l’innovation. Chez Acrelec, on consent juste à dire que « tous les bénéfices sont réinvestis pour les futurs projets de pointe. »

Seul Damien Marc de JPB Système, affiche la couleur et avance quelques chiffres : entre 600 000 et 700 000 euros sont engagés dans l’innovation. « Cette somme comprend à la fois aux dépôts de brevets, à l’amortissement du matériel et aux heures de travail des équipes d’ingénieurs, raconte le chef d’entreprise. C’est 10% du chiffre d’affaires donc ça n’est pas négligeable et on peut se dire que c’est peut-être dispensable mais je ne le pense pas. Grâce à cette politique là, on se donne une visibilité de dix-quinze ans. C’est un risque qui en vaut donc la peine surtout avec un outil comme le CIR. »

Trois des quatre entrepreneurs interrogés ne tarissent pas d’éloges sur le dispositif d’aides à l’innovation disponible en France. Exception faite de Jacques Mangeot qui regrette que celui-ci comporte « trop d’étapes, trop d’échelons complexes » et souhaiterait « un allègement des charges plutôt qu’un mécanisme en deux temps avec un contrôle fiscal à la clé. »

Mais l’homme loue néanmoins le soutien de Bpifrance. « La France est innovante, les entreprises font preuve de polyvalence de pragmatisme et me semblent plus affûtées que leurs voisines européennes et il faut s’en réjouir », ajoute-t-il. Un avis partagé par Alain Molinié, d’AwoX. « La France est très bien outillée et mène une vraie politique de financement de l’innovation et c’est, dans ce domaine, une sorte de paradis. »Voilà au moins une occasion de se réjouir !

Auteur : Tiphaine Thuillier

Source : lentreprise.lexpress.fr

L’innovation de demain s’appuiera sur l’expérience des utilisateurs


Les évolutions récentes du monde économique ont fait émerger un nouveau paradigme de l’innovation fondé sur l’expérience. Derrière ce constat se cache un impératif : remettre l’humain au cœur du processus de création de l’offre des entreprises.

Attentive aux tendances en matière d’innovation, la Banque publique d’investissement (Bpi) a récemment annoncé son intention de financer l’innovation non technologique. Même si toutes les entreprises n’ont pas encore adopté cette approche, j’ai constaté avec plaisir que de plus en plus d’entrepreneurs s’intéressent aux nouvelles méthodes d’innovation axées sur les usages et les besoins des individus, dont l’analyse montre qu’elles sont capables de créer davantage de valeur et d’emploi.

De la révolution industrielle à celle de la marque

La première révolution industrielle a donné la part belle aux ingénieurs et aux innovations technologiques. Durant cette période sont nées des technologies qui ont changé la vie des gens, telles que la machine à vapeur, le moteur à combustion ou le composant électronique. L’histoire de Peugeot est un symbole des évolutions successives d’une entreprise liées à la R&D et la technologie : après avoir prospéré dans la métallurgie, puis la fabrication de vélos, l’entreprise s’est recentrée sur la technologie automobile dans la première moitié du XXe siècle. Nous devons ainsi à ses ingénieurs la première voiture à essence du monde, en 1919.

La seconde ère de l’innovation est celle de la marque. Depuis les années 60, le marketing et la publicité sont progressivement devenus de puissants moteurs pour l’innovation. Des entreprises sont devenues de véritables icônes mondiales, comme Nike ou Coca-Cola dont les campagnes de communication touchent les consommateurs du monde entier grâce à leur créativité marketing. Mais aujourd’hui, la marque et sa capacité d’enchantement ne suffisent plus à bien faire vendre.

Vers une nouvelle ère

Les hommes consomment mieux (et plus, et plus souvent) ce qui a été bien conçu pour eux. Ceci vous semble une évidence ? Pourtant même de grands groupes cotés en bourse ont perdu de vue le sens de leur action. Ils ne savent plus pourquoi ils produisent. Ils ont oublié pour qui ? Dans leurs organisations complexes, l’homme, cet être vivant, charnel, le sourire pas toujours ultra bright qui vit dans une famille pas toujours en or, a disparu des radars. Ces entreprises-là investissent des sommes faramineuses en R&D et en marketing, mais elles sont désemparées : elles ne comprennent pas pourquoi les gens n’achètent plus leurs produits.

La réponse est assez simple. Pour créer de l’innovation, ces organisations sont remarquablement structurées autour des compétences technologiques et/ou de la marque. Mais elles sous-investissent dans la connaissance de l’homme qui les achète. Elles ne savent pas comment il vit, pourquoi il consomme, à quoi il aspire.

Un nouveau paradigme émerge, qui place l’humain au cœur de tout. L’innovation est entrée dans une nouvelle ère, celle de l’expérience. Elle puise ses fondements de la connaissance intime de la vie des gens grâce à des observations anthropologiques in situ. Elle produit de nouvelles offres pour l’entreprise, auxquelles la R&D et le marketing donnent ensuite forme et chair.

Cette innovation-là est non-technologique – elle entre en résonance avec une mutation des usages, l’émergence de nouveaux besoins auxquels elle apporte une réponse avec justesse. Parce que ses produits sont conçus pour eux, les hommes les utilisent et les consomment.

Une attention plus grande aux utilisateurs

De nombreuses entreprises ont déjà compris l’importance de mettre à profit la connaissance des hommes. S’appuyant sur une analyse des usages dans leur complexité et leurs mutations, à travers une attention plus grande aux utilisateurs, ces entreprises innovantes élaborent des produits répondant à un besoin réel. Stimulé par Airbnb qui met en lumière que le rapport à l’expérience du voyage a changé, Accor fait évoluer sa stratégie vers une approche centrée utilisateurs.

Et le groupe entre en 2015 dans le top 10 des plus fortes hausses du CAC40. Dans le secteur bancaire, Benoît Legrand, président directeur général d’ING en France affirme que sa banque en ligne répond aux mutations des besoins de consommateurs plus connectés, qui recherchent une proximité émotionnelle et digitale, une accessibilité et une efficacité opérationnelle. ING Direct est n° 1 de la banque en ligne en France et passera le cap du million de clients en France en 2015.

La culture de l’expérience se diffuse peu à peu dans les entreprises et les start-up, oriente leur réflexion en les engageant dans un cercle vertueux. L’avenir de l’innovation se joue dans l’observation et la compréhension subtile des usages émergents et de l’expérience souhaitable. Nos ingénieurs et hommes de marketing ont le talent nécessaire pour la transformer en offre pérenne. Dans tous les domaines, désormais, l’avenir ne s’invente pas, il s’observe.

Auteur :  Christophe Rebours, PDG de InProcess

Source : www.lesechos.fr

France Brevets : innovation ou régression ?


Quel est l’intérêt du « patent pool » ? L’État a-t-il à intervenir pour en proposer sa version ?

France Brevets est le patent pool souverain français. Créé en juin 2011, l’entreprise agrège les brevets issus de la recherche publique et privée en « grappes technologiques » pour les commercialiser sous forme de licences.

En théorie, le patent pool a des avantages dans le contexte actuel de la propriété intellectuelle. Du point de vue de ceux qui les détiennent, c’est une façon de rémunérer la recherche et développement sans avoir à scruter le marché en vue d’engager de coûteuses procédures juridiques à l’encontre d’éventuels « contrefacteurs ». Du point de vue de ceux qui souhaiteraient pouvoir utiliser les découvertes brevetées, c’est une façon d’acquérir en une fois les licences de plusieurs technologies détenues par des acteurs fragmentés.

Mais en pratique, c’est une distorsion du droit de la propriété intellectuelle (fondé sur l’application des innovations brevetées) donnant lieu à des dérives. L’année de la création de France Brevets, une étude américaine identifiait 45% des actions en contrefaçon comme du « patent trolling » ; un an plus tard, le patent trolling atteignait 62%.

L’idée du patent trolling est d’utiliser les brevets comme source de revenus non en concédant des licences, mais en menaçant les entreprises de procès pour engager avec elles des négociations visant à leur soutirer « à l’amiable » le plus possible. La frontière est mince avec un patent pool, qui peut utiliser cette éventualité pour tirer les prix de ses licences à la hausse.

Le « bundling » de brevets réduit également la transparence ; certains patent pools l’ont déjà démontré en maintenant un prix constant pour des licences alors que certains brevets la composant avaient expiré.

Enfin, il n’est pas évident que les patent pools favorisent l’innovation. Ils renforcent la place du juridique dans l’innovation et nuisent au développement de technologies concurrentes.
Outre ces questions liées à son statut de patent pool, France Brevets soulève d’autres problématiques.

En premier lieu se pose la question de la pertinence de cette forme d’intervention étatique dans l’économie : un patent pool privé est parfaitement viable et le rôle d’un État n’est pas de concurrencer le secteur privé. On tend à l’oublier aujourd’hui, alors que l’État est actionnaire (et un très mauvais actionnaire), gestionnaire (et un très mauvais gestionnaire) et investisseur (et un très mauvais investisseur), mais l’État est tout au plus censé encadrer le jeu concurrentiel, pas y prendre part.

Les conflits d’intérêt sont également un enjeu important. Si tant est qu’elle soit indépendante, la justice donnant tort au patent pool souverain désavouerait du même coup la pertinence de son action. Il ne suffit pas qu’un organisme soit créé ou détenu par l’État pour qu’il soit juste et bon.

Si on admet que les patent pools posent un risque pour la concurrence, il est évident que ce risque est plus important lorsque l’État est impliqué. On connait la capacité des organes étatiques à imposer leur monopole dans différents secteurs, notamment celui de la protection sociale : les chefs d’entreprise de plus en plus nombreux à tenter de quitter la Sécurité Sociale font l’objet d’un véritable harcèlement juridique financé par leurs propres cotisations.

D’autant plus que l’État tend à abuser des « synergies » entre ses différents services, synergies qu’il dénonce par ailleurs chez les géants du web. Les synergies sont mises en avant par les instances publiques d’investissement et d’accompagnement comme BPI France et le Ministère du Redressement Productif comme renforçant leur légitimité. Et ceci, à l’heure où la lutte contre les positions dominantes amène le parlement européen à voter pour une scission de Google : d’un côté le moteur de recherche, de l’autre les services commerciaux. La constitution de « positions technologiques » n’est-elle pas en soi un obstacle à la libre concurrence ?

On pourrait aller plus loin, et se demander si c’est en faisant des procès qu’on favorise l’innovation. Alors que les innovations capitalisent les unes sur les autres, protéger l’innovation peut revenir à empêcher des innovations incrémentales de voir le jour, voire mettre un frein au développement de technologies concurrentes potentiellement meilleures. En particulier quand l’innovation et la propriété intellectuelle occupent une place croissante dans l’économie et qu’un patent pool souverain fait planer la menace d’un protectionnisme par les brevets.

Les dernières années donnent lieu à des développements intéressants en matière d’innovation qui devraient à n’en pas douter se poursuivre.

D’un côté, des acteurs de plus en plus gros s’embourbent dans d’incessants procès, notamment sur le marché des smartphones. L’innovation accélère, mais revêt une complexité juridique croissante.
De l’autre, l’innovation se développe aussi sur un coin de table. Des jeux vidéos indépendants émergent, des programmes et robots sont développés avec un minimum de ressources. Le tout alors que l’open-source et les licences libres sont en plein essor.

L’innovation n’a certainement pas besoin de devenir une économie de rente, et c’est pourtant ce vers quoi les patent pools l’orientent – direction dans laquelle l’État français s’est donc lui aussi engagé. Entraver le jeu concurrentiel nuit aussi bien aux acteurs du secteur qu’aux consommateurs.

Valoriser l’innovation n’est pas nécessairement favoriser l’innovation. Maximiser le retour de l’innovation pour atteindre ses objectifs de rentabilité – le TRI cible est de 8% – et ceux des inventeurs conduira à n’en pas douter France Brevets à chercher à tirer le plus haut revenu possible de ses portefeuilles, avec un impact négatif pour le consommateur qui subit in fine le coût plus élevé non de la recherche, mais de sa protection. Et si les objectifs de rentabilité ne sont pas atteints, France Brevets sera un mauvais investissement de plus de la part d’un État qui se targue d’un « horizon d’investissement que peu d’acteurs peuvent engager ». Les 100 millions d’euros posés sur la table pour la création de France Brevet étaient-ils bien nécessaires, alors que la dette des États ralentit et menace l’ensemble de l’économie ?

Auteur : Baptiste Créteur

Source : www.contrepoints.org