Le moteur à explosion du XXIème siècle est né !


Moins gourmand, plus autonome et plus fiable : tel est le moteur à explosion imaginé par Aquarius Engines, une firme israélienne. Sa principale évolution ? Un piston unique se déplaçant latéralement. Génial.

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Conçu en Israël, le nouveau moteur à explosion, avec son piston unique à poussée latérale constitue une vraie révolution.

Et si l’avenir de l’industrie automobile ne résidait pas dans le moteur électrique qui, en dépit de progrès indéniables, n’en reste pas moins problématique à cause de ses batteries, mais bien dans le moteur… à combustion, que nous connaissons depuis un siècle? Sûr que pour l’écologiste qui sommeille (ou qui est déjà réveillé) en vous, la question ressemble à une provocation. Avec un pétrole moins cher, pensez-vous peut-être, le lobby de l’industrie automobile se sent de nouveau pousser des ailes et espère pouvoir nous imposer pendant des décennies encore son bon vieux moteur polluant. Sauf qu’il ne s’agit pas de cela du tout. Ce moteur à explosion de nouvelle génération marque une vraie révolution. Il est nettement moins gourmand, plus autonome et plus fiable, selon Aquarius Engines, la firme israélienne qui l’a conçu.

Yaakoby, CTO and Inventor, Fridman, Chief Marketing Officer, Gonik, Head of Business Development and Gorfung, Chief Executive Officer from Israeli start-up Aquarius Engines pose for a picture next to a prototype of their combustion engine at their offices

Les inventeurs Shaul Yaakoby (à dr.) et Gal Fridman (au centre), la responsable du marketing Maya Gonik (à g.), et Ariel Gorfung (debout), patron de l’entreprise israélienne Aquarius Engines, présentent leur fameux moteur.

Selon cette entreprise israélienne, ce moteur ultra-performant pourrait réduire la consommation de carburant de façon spectaculaire et contribuer à une révolution de l’industrie automobile. Bien entendu, il ne tient pas compte de l’évolution du moteur électrique. Et pour cause: il fonctionnera toujours à l’essence, mais avec une consommation sans comparaison avec celle des moteurs courants actuels.

D’abord son coût. La firme Aquarius Engines affirme que son moteur ne coûtera pas plus de 100 francs pour une autonomie, avec un seul plein, de 1600 km, soit le double de l’offre actuelle. Le secret est dans sa conception même, très différente du moteur à explosion ordinaire. Composé de moins de 20 pièces, le moteur d’Aquarius s’appuie non plus sur de multiples pistons à poussée verticale, mais sur un seul piston à poussée latérale. Cette simple innovation changerait tout. Ainsi à en croire la société d’ingénierie allemande FEV, qui a effectué des tests, un tel moteur se révèlerait deux fois plus efficace qu’un moteur traditionnel.

Son inventeur, Gal Fridman, co-fondateur d’Aquarius Engines, y mettrait sa main à couper: « Ce moteur a les plus faibles émissions (de CO2) et le meilleur rapport puissance-poids. »

Les arguments de la firme basée à Tel-Aviv ne sont en tout cas pas tombés dans l’oreille de sourds. De nombreux constructeurs automobiles sont déjà en discussion avec Aquarius Engines, par exemple le Français Peugeot.

Évidemment, l’introduction d’un tel moteur en remplacement de celui que nous avons toujours connu impliquerait d’énormes coûts pour transformer les chaînes de montage. Personne ne semble pour l’instant prêt à faire le grand saut, mais l’avenir de l’automobile se joue vraisemblablement en partie maintenant.

Source : www.illustre.ch

Ils inventent une imprimante 3D qui fait des tatouages


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Les robots rêvent-ils de tatouages électriques ?

Feriez-vous confiance à un robot pour vous faire tatouer ? C’est le défi que se sont lancé Pierre Emm et Johann Da Silveira, deux jeunes ingénieurs français. Leur projet : « Le Tatoué », une imprimante 3D qui tatoue la peau.

« Aujourd’hui les gens se servent d’une tablette ou d’un ordinateur pour réaliser des motifs. Ils les impriment et les décalquent sur la peau. Pourquoi ne pas choisir de tout réaliser numériquement ? », se demande Pierre Emm, 30 ans. Avec son camarade Johann Da Silveira, le jeune ingénieur a eu l’idée de cette imprimante à tatouages lors d’un workshop parisien organisé en 2013 par le ministère de la Culture. Leur objectif : créer un robot-tatoueur capable d’encrer un être humain en toute sécurité et avec la qualité artistique d’un professionnel.

À l’époque, ces étudiants de l’École Nationale Supérieur de Création Industrielle de Paris mettent rapidement le projet en pratique. Ils empruntent une imprimante 3D à leur école pour la reprogrammer – « la hacker » comme dit Pierre – et débuter les tests.

Les dessins sont d’abord conceptualisés via des logiciels, puis réalisés sur un bras en plastique polymère. Pour leur premier essai sur peau humaine – gracieusement prêtée par un ami – le motif tenté est simple : un cercle complet pour vérifier le bon fonctionnement de la machine.

Sécurité et hygiène de rigueur

Trois ans s’écoulent où l’évolution du robot tatoueur avance progressivement et où les motifs se complexifient au fil des expériences. Ces derniers mois, les deux Parisiens ont travaillé en collaboration avec l’accélérateur d’innovation – un incubateur de projets technologiques – de Satt Lutech à Paris. Quatre mois à « bricoler le prototype 24h/24h », raconte Pierre, pour perfectionner les normes d’hygiène et la praticité de la machine.

La question de la sécurité est primordiale pour le duo. Le robot-tatoueur est équipé d’un senseur qui reconnaît le relief de la peau en temps réel. « Même si le bras bouge pendant l’encrage, la machine se réadapte dans la seconde », précise son inventeur.

Mais n’allez pas penser que les deux jeunes ingénieurs considèrent « Le Tatoué » comme un remplacement des tatoueurs professionnels. À leurs yeux, il s’inscrit naturellement dans l’Histoire du tatouage. « C’est un nouvel outil pour les artistes. Il y a eu l’aiguille et la main, puis l’électricité et les dermographes… Le digital est une suite logique », assène Pierre.

Ce qu’en pensent les principaux intéressés ? « Certains s’en fichent, d’autre sont curieux, d’autres encore ont hâte de voir ce que cela va donner » répond Pierre. Côté public, « les principaux sceptiques ne sont pas tatoués et ont une vision romantique de l’expérience ».

Approuvé par un ténor du tatouage

Pas de quoi les décourager pour autant. Venus à San Francisco en avril donner une conférence sur leur travail, Pierre et Johann ont rencontré Lyle Tuttle, tatoueur – entre autres – de Janis Joplin et d’Henry Fonda. Du haut de ses 84 ans, le vieil encreur américain se passionne pour la machine des Français. « Il nous a demandé ‘vous pouvez me tatouer avec cette machine ?’, il était complétement recouvert d’encrage, mais nous a trouvé une petite place pour y inscrire ’Why !’ ».

Ravi de son tatouage, le ténor de l’aiguille s’improvise VRP du robot et invite les Français à une fête pour les présenter aux plus grands encreurs de Californie. Une reconnaissance prometteuse pour les deux Parisiens. D’autant plus qu’en septembre, Pierre et Johann partiront en quête d’investisseurs pour financer la production de leur imprimante 3D améliorée et l’ancrer dans l’Histoire du tatouage.

Auteur : Moran KERINEC

Source : jactiv.ouest-france.fr

Mort de Seymour Papert, co-créateur du langage de programmation « logo »


L’informaticien, professeur au MIT, était aussi l’un des fondateurs de l’ONG « One laptop per child ».

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Seymour Papert, en 2006.

L’informaticien sud-africain Seymour Papert, co-créateur du langage de programmation « logo », est mort dimanche 31 juillet aux États-Unis à l’âge de 88 ans, a annoncé la Fondation logo. M. Papert était l’un des inventeurs de ce langage de programmation simplifié, destiné à enseigner les bases de la programmation aux enfants, et qui a connu un vif succès dans les années 1980. Dans sa principale application pédagogique, le logo permet, en entrant des séries d’instruction, de faire se déplacer une petite tortue, stylisée dans un triangle – un fonctionnement qui reprend la logique à l’œuvre dans tous les programmes informatiques.

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Turtle Graphics, le principal outil d’enseignement du logo.

Né en 1928 à Pretoria, en Afrique du Sud, Seymour Papert avait obtenu un doctorat en mathématiques dans son pays, avant de partir à Cambridge où il passa avec succès un second doctorat. Enseignant dans plusieurs universités européennes, il avait été recruté en 1963 par le prestigieux Massachusetts institute of technology (MIT), où il a codirigé le laboratoire de recherche sur l’intelligence artificielle et cofondé le Media Lab.

Fournir des ordinateurs aux enfants des pays pauvres

Fervent défenseur de l’utilisation des ordinateurs à l’école, il avait cofondé, avec ses confrères Nicholas Negroponte et Alan Kay, l’initiative « one laptop per child », « un portable par enfant », qui visait à produire des ordinateurs bon marché adaptés à l’enseignement dans les pays en voie de développement. Trois millions d’ordinateurs ont été vendus dans une quarantaine de pays.

« Avec son esprit d’une profondeur et d’une créativité incroyables, Seymour Papert a aidé à révolutionner au moins trois domaines de recherche : la manière dont les enfants s’approprient le monde, le développement de l’intelligence artificelle, et tout ce qui se passe à l’intersection de l’enseignement et de la technologie », a dit le président du MIT, Rafael Reif. « L’empreinte qu’il a laissée sur le MIT est profonde ».

Victime d’un grave accident de la circulation à Hanoï en 2006, qui avait occasionné une blessure au cerveau et lui avait laissé de très lourdes séquelles, Seymour Papert a vécu la majeure partie de ses dernières années à l’hôpital.

Source : www.lemonde.fr

Claude Shannon, père de l’âge numérique


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Sa théorie de l’information a donné naissance à la compression numérique, capable de délivrer le maximum de données de façon la moins onéreuse possible. Il aurait eu 100 ans ce mois-ci.

Sans lui, nous n’aurions ni téléphone portable dans nos poches, ni albums photos sur les disques durs de nos ordinateurs, ni DVD sur les rayonnages de nos bibliothèques. Nous ne pourrions pas télécharger ou échanger nos chansons favorites sur Internet. Snapchat et les jeux vidéo ne feraient pas partie du quotidien des « millennials « . Pas de visioconférences entre cadres aux deux bouts de la planète, pas de Wikipedia pour venir à l’aide des écoliers à la veille d’un exposé, pas de paraboles pointées vers le ciel pour recevoir les signaux des satellites… C’est peu dire que le mathématicien et ingénieur américain Claude Shannon, dont l’année 2016 marque le centenaire de la naissance, comme 2012 avait célébré celle du Britannique Alan Turing, a puissamment contribué à façonner notre société et nos vies. « Il est à coup sûr l’un des pionniers les plus importants de l’âge de l’information « , résume le spécialiste du traitement du signal Patrick Flandrin, de l’ENS Lyon.

Malgré cette omniprésence, le père de la théorie mathématique de l’information reste méconnu du grand public. Contrairement au tombeur d’Enigma et co-inventeur de l’ordinateur, aucun film ne lui a été consacré. Il y aurait pourtant matière, tant le plus génial des ingénieurs des Bell Labs fut un être excentrique, collectionnant avec constance les hobbies bizarres (lire ci-dessous). Par un cruel coup du sort, il manquera de peu de voir déferler sur le monde la lame de fond d’Internet et de ces « nouvelles technologies de l’information et de la communication » dont il avait posé les bases théoriques : frappé par la maladie d’Alzheimer, il s’est éteint en février 2001 dans une maison de retraite du Massachusetts.

Information et incertitude

Comme pour ceux d’Alan Turing (qu’il a d’ailleurs rencontré en 1943 à Washington), c’est dans le fracas de la Seconde Guerre mondiale que s’enracinent les travaux révolutionnaires de Claude Shannon, employé lui aussi comme cryptographe au service de l’armée. L’année décisive vient un peu plus tard, en 1948, date de la publication de son article phare, « A Mathematical Theory of Communications « . Quelques mois plus tôt, trois autres ingénieurs Bell de Murray Hill, dans le New Jersey, avaient mis au point le premier transistor. Une coïncidence dont s’émerveille encore l’un des scientifiques français les plus cités dans les sciences de l’information, Claude Berrou : « Que, dans le même lieu, à quelques mois d’intervalle, aient été inventés successivement le composant capable de représenter une valeur binaire, 0/1, et la théorie qui allait accompagner le développement de l’informatique et des télécommunications, cela constitue à mes yeux le fait le plus marquant de la science du XXe siècle. C’est un double big bang. « 

L’article de 1948 a jeté les fondations sur lesquelles repose la société de l’information. « Claude Shannon a été le premier à se poser la question clef : « Qu’est-ce que l’information ? », poursuit Claude Berrou. Il choisit de la définir comme ce qui permet de lever une incertitude. «  Un petit exemple aidera à comprendre le lien entre ces deux notions. Supposons une source capable d’émettre à chaque seconde un « 0 » ou un « 1 ». Si on règle la source de telle sorte qu’elle n’émette que des « 0 » (ou que des « 1 »), chaque nouveau signal, dont le résultat est totalement prévisible et qui ne lève donc aucune incertitude, n’apporte aucune information. Si, au contraire, la source est réglée de telle sorte qu’elle émette à chaque seconde aléatoirement un « 0 » ou un « 1 », l’information de chaque nouveau message est maximale. Ainsi définie, l’information apparaît dans la théorie de Shannon comme une notion essentiellement probabiliste. Elle devient également quantifiable. C’est d’ailleurs au mathématicien des Bell Labs que l’on doit d’avoir imposé le terme de bit, contraction de « binary digit  » (chiffre binaire), comme mesure élémentaire de l’information.

Deux autres notions familières à nos oreilles d’enfants de l’ère numérique, et qui nous viennent tout droit de la théorie de Shannon, sont celles de redondance et de bruit. « En bon ingénieur des télécoms, Claude Shannon s’est demandé comment transmettre le maximum d’informations de la façon la plus efficace et la moins onéreuse possible « , explique Claude Berrou. La solution consiste à la compacter, en éliminant le plus de bits inutiles. Cette compression numérique, que les spécialistes désignent par l’expression de « codage de source « , a trouvé sa traduction concrète dans les formats que nous utilisons pour transmettre de l’image (JPEG), du son (MP3), etc.

La compression de données vise à éliminer du message tout ce qui n’est pas utile à la transmission de l’information, redondant. Mais, en théorie de l’information, il y a redondance et redondance : l’utile et l’inutile, la bonne et la mauvaise. Cela est lié à l’autre notion héritée de Shannon, celle de bruit : tout ce qui est susceptible de parasiter l’information contenue dans un message lorsque celui-ci transite par un canal (quel qu’il soit) de la source au destinataire.

La présence de bruit risquant d’altérer l’intégrité de l’information rend nécessaire une autre opération de codage, symétrique de la première et appelée le « codage de canal  » ou « codage correcteur d’erreurs « ; à l’inverse de la compression, elle consiste à ajouter de la (bonne) redondance, exactement comme on double un système électronique dans un avion ou une fusée pour éviter toute panne catastrophique.

Deux théorèmes de Shannon assignent des limites indépassables à la compression comme aux codes correcteurs – dans ce second cas, les « turbocodes » mis au point par Claude Berrou, et sans lesquels la téléphonie mobile ne fonctionnerait pas, s’approchent de cette asymptote théorique.

Une théorie universelle

Près de soixante-dix ans après avoir été formulée, la théorie de l’information n’a pas seulement donné son visage au monde moderne. Elle a aussi essaimé dans d’autres sciences. Cela tient à l’une de ses caractéristiques essentielles, qui fait à la fois sa force et sa limite : son universalité.

Si elle s’intéresse à la quantité d’informations contenues dans un message, la théorie de Shannon fait en revanche complètement l’impasse sur la qualité de celui-ci, sa signification – tout ce qui relève, en d’autres termes, de la sémantique. « Pour Shannon, dit plaisamment Claude Berrou, « amour » et « haine » ne sont que deux mots de cinq lettres prises dans un alphabet qui en compte vingt-six. Et les réponses aux questions « Dieu existe-t-il ? » et « Va-t-il pleuvoir sur Brest aujourd’hui ? » apportent l’une comme l’autre un bit d’information (oui/non). »

Cette indifférence au contenu sémantique du message et au support physique de celui-ci lui permet de s’appliquer à bien d’autres domaines que la transmission de données numériques. « On pense évidemment à la génétique, avec les séquences d’ADN qui s’écrivent au moyen d’un alphabet de quatre lettres [les nucléotides A, C, G, T, NDLR] et peuvent être facilement codées en langage binaire « , souligne Patrick Flandrin. « Les liens se multiplient aussi avec les neurosciences », ajoute Claude Berrou, qui étudie actuellement le fonctionnement du cerveau à travers le prisme de la théorie de l’information. « Un champ de recherches passionnant « , commente-t-il. On veut bien le croire !

2016, Année Shannon

L’Année Shannon, lancée par l’« Information Theory Society « , sera marquée par une série d’événements http://www.itsoc.org/resources/Shannon-Centenary à travers le monde, de Cambridge (Massachusetts), siège du MIT où Shannon a travaillé de 1958 à 1978, à Bombay , en passant par Ottawa, Hong Kong, Göteborg…

En France également, plusieurs événements seront organisés.

Le 13 avril, le mathématicien Josselin Garnier donnera à la BNF, à l’initiative de la Société mathématique de France, une conférence intitulée « Claude Shannon et l’avènement de l’ère numérique ».

De son côté, l’Institut Henri-Poincaré proposera cet automne un atelier « La théorie de l’information aujourd’hui « .

Auteur : Yann Verdo

Source : www.lesechos.fr

Ils ont inventé l’aspirateur à moustiques !


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Pierre Bellagambi et Simon Lillamand sont les deux fondateurs de la société Techno Bam, créée pour développer et commercialiser leur invention, l’aspirateur à moustiques. Une solution technique sans pesticides, testée dans le très protégé Parc naturel régional de Camargue avec l’aide du centre de recherche de la Tour du Valat. Un aspirateur à moustiques que les deux hommes viennent présenter en Polynésie par le biais de leur distributeur au fenua. La chasse est ouverte !

Un aspirateur à moustiques. L’idée peut prêter à sourire et pourtant le sujet est tout ce qu’il y a de plus sérieux. Surtout en Polynésie après les épisodes épidémiques de dengue, zika et chikungunya. Avec leur invention, Pierre Bellagambi et Simon Lillamand ont peut-être trouvé la solution pour éradiquer de nos domiciles ces nuisibles qui se repaissent quotidiennement de notre sang. Un procédé écologique qui ne détruit que les moustiques à proximité des zones d’implantation des bornes anti-moustiques (BAM). Un aspirateur qui, dans son fonctionnement, simule la respiration humaine. Les explications de Simon Lillamand.

Attirés par les leurres, les moustiques sont aspirés et finissent dans un sac où ils meurent naturellement. Pour les piéger, aucune substance toxique n’est utilisée. Alternative crédible aux insecticides chimiques et polluants, dangereux pour les écosystèmes et pouvant détruire d’autres espèces que les moustiques, les BAM ont été testés dans le très protégé Parc naturel régional de Camargue avec l’aide du centre de recherche de la Tour du Valat, référence mondiale en terme d’étude des zones humides et des espèces qu’elles abritent. Des tests réalisés autour du village de Sambuc où onze BAM ont été installés. Une première pour une collectivité. Une aide précieuse pour les deux inventeurs qui ont enregistré des résultats assez impressionnants, comme le précise Pierre Bellagambi.

Les deux inventeurs et leur distributeur local présenteront les différentes solutions qui seront prochainement commercialisées en Polynésie, vendredi 27 novembre à 9h30 au Tahiti Pearl Beach. Les BAM seront proposés au fenua sous forme de location avec entretien pour un prix approximatif de 10 000 Fcfp mensuels, auquel se rajoutera le prix de la bouteille de CO².

Auteur : Cédric VALAX

Source : www.radio1.pf

Ces jeunes inventeurs vous feront apprécier l’attente aux feux rouges


Deux jeunes inventeurs allemands ont trouvé le moyen de vous amuser en attendant que le petit bonhomme rouge passe au vert, en vous faisant jouer à un jeu vidéo avec le piéton d’en face.

Pour les gens pressés, rien de pire que de devoir interrompre sa marche pour attendre que le petit bonhomme rouge passe au vert. Que de temps perdu! C’est pourquoi l’invention de ces deux jeunes inventeurs allemands devrait plaire à tous les piétons impatients. Il s’agit d’un jeu vidéo très basique, largement inspiré du très célèbre «Pong». Cette fois, les deux joueurs joueront sur une boite, fixée de chaque côté du passage clouté sur les feux de signalisation. Ainsi, on joue contre quelqu’un que l’on n’a jamais rencontré. Le prototype de cette invention insolite, intitulée «ActiWait», est visible pour l’instant dans les rues de Hildesheim, près de Hanovre

Hormis leur ambition de rendre l’attente plus sympathique, le but du projet des deux jeunes inventeurs est de créer du lien social. Pour développer leur concept, sur lequel ils travaillent depuis 2012, ces jeunes passionnés se sont fait aider de spécialistes du trafic automobile, pour apprendre à coordonner les parties de Pong avec la circulation. Ils avouent même qu’au début de leurs démarches, ces spécialistes les prenaient pour des fous. Ils ont finalement réussi à les convaincre et à développer un prototype du jeu «ActiWait».

Ils ont depuis lancé une campagne de financement participatif pour multiplier les boîtiers et ainsi permettre à toujours plus de personnes de s’amuser en attendant.

Découvrez leur projet en vidéo : https://youtu.be/EafbxOrhL8k

Source : etudiant.lefigaro.fr

Une invention sherbrookoise qui permet de se réveiller en douceur


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Diplômés en génie mécanique de l’Université de Sherbrooke, Pierre-Olivier Provost et James Gagnon-Coupalont mis au point Lumino, un simulateur d’aube qui permet de se réveiller en douceur. Lumino fait l’objet d’une précampagne d’achats par le biais du site kickstarter.

Pour beaucoup de gens, le simple fait d’ouvrir l’œil le matin correspond à une véritable séance de torture. Surtout en hiver, lorsque l’axe de la Terre permet au soleil de faire la grasse matinée. Or, deux diplômés en génie mécanique de l’Université de Sherbrooke ont mis au point un simulateur d’aube qui, disent-ils, permet un réveil lumineux et en douceur… tout comme en été.

Lumino (c’est le nom de leur invention) est en fait une prise intelligente munie d’une communication sans fil (Bluetooth) qui, une fois reliée à un téléphone intelligent, permet de moduler l’intensité lumineuse d’une lampe de façon à assurer un réveil en douceur, comme un lever de soleil.

Une fois que la lumière a atteint l’intensité maximale, une alarme sonore (musique, chanson, radio, etc.) peut ensuite prendre le relais afin de compléter le réveil.

Les deux jeunes « cerveaux» derrière Lumino sont Philippe-Olivier Provost et James Gagnon-Coupal, qui se sont connus sur les bancs de la faculté de génie de l’Université de Sherbrooke où ils ont obtenu leur diplôme en 2011.

Comme c’est le cas de plusieurs inventions, l’idée de créer Lumino est née à partir d’un besoin : celui de se réveiller en douceur malgré l’absence de soleil.

« L’idée est apparue en 2012 au moment où James travaillait en Saskatchewan, raconte Philippe-Olivier Provost. Comme le soleil se lève tard en Saskatchewan, James avait de la difficulté à se réveiller le matin. Il avait fait quelques recherches pour se procurer une lampe de luminothérapie, mais c’était très dispendieux.

« Au départ, on s’est dit qu’on pourrait peut-être essayer de jumeler un dimmer (gradateur) à un réveil-matin. Puis, on s’est mis à travailler chacun de notre côté, moi à Sherbrooke, lui en Saskatchewan, tout en continuant à se parler par Skype pour montrer à l’autre ou on était rendu dans nos essais », raconte Philippe-Olivier Provost.

Un an plus tard, le premier prototype de Lumino était créé ainsi qu’un site web (www.thelumino.com). Aujourd’hui, les deux jeunes inventeurs sont prêts à lancer leur produit sur le marché. Pour ce faire, ils ont recours à une précampagne d’achats par le biais du site Internet Kickstarter.

L’objectif est d’amasser 100 000 $ d’ici la fin décembre afin de démarrer la production et soutenir le développement sous les systèmes d’exploitation iOS et Androïd.

Lancée il y a moins d’un mois, la campagne a permis jusqu’à maintenant d’amasser près de 14 000 $. Un passage à l’émission télévisée Les Dragons est prévu en 2015 pour le duo de jeunes entrepreneurs âgés respectivement de 26 et 27 ans.

« On a eu très peu de visibilité jusqu’à maintenant. Pour l’instant, on fonctionne surtout avec le bouche-à-oreille », affirme Philippe-Olivier Provost.

Les deux jeunes entrepreneurs ont également fondé leur propre compagnie, Koncepto, afin de commercialiser leur produit. Ils ont de plus bénéficié de l’aide de l’ACET (Accélérateur de création d’entreprises technologiques) et du 3IT (Institut interdisciplinaire d’innovation technologique) de Sherbrooke.

Auteur : Alain Goupil

Source : La Tribune (Canada)