Histoires et Passés

Décès de Pierre-Gilles de Gennes


Connu du grand public après l’obtention du Prix Nobel en 1991, Pierre Gilles de Gennes était un scientifique d’exception, génial touche à tout de la physique, pionnier de ce que lui même désignait souvent comme la physico-chimie de la matière molle, détenteur de la médaille d’or du CNRS, professeur au Collège de France, il est décédé vendredi à l’âge de 74 ans.

Il est aujourd’hui courant d’utiliser des « superglues » destinées à rassembler divers matériaux. Il est ordinaire dans la production industrielle de fabriquer des montres, des calculettes et des écrans plats. Ces évolutions désormais anodines ont en partie été permises grâce aux travaux signés Pierre-Gilles de Gennes. Ce scientifique français d’exception qui recevait en 1991 le prix Nobel de physique, récompensant l’aboutissement de trente années de recherche sur les phénomènes d’ordre dans des milieux complexes.

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Pierre Gilles de Gennes dans son laboratoire brandissant un portrait des époux Curie

Aujourd’hui il ne reste que ses inventions. Pierre-Gilles de Gennes est mort, vendredi, à l’âge 74 ans. Considéré comme un chercheur hors-normes, ce parisien a commencé à travailler en 1955 en tant qu’ingénieur de recherche au Commissariat à l’énergie atomique, et obtient en 1957 le titre de Docteur en Sciences. Celui que l’académie des sciences de Suède n’hésite pas à qualifier d’ « Isaac Newton de notre temps » lors de la remise du prix Nobel, est nommé très tôt professeur, d’abord à la faculté des sciences d’Orsay, ville où il décèdera, puis au Collège de France.

La fibre enseignante

C’est un domaine qui lui tenait particulièrement à cœur et qui deviendra son cheval de bataille. Pierre-Gilles de Gennes réalisait de fréquentes visites dans les établissements scolaires, persuadé de l’importance de populariser les sciences. Il s’était prononcé dans les colonnes du Monde pour une rénovation de l’enseignement, en y expliquant qu’un « élément important de la formation à 15 ans consiste à travailler dans un garage pour y apprendre de la mécanique mais aussi les rapports humains ». Pas la langue dans sa poche, il conseillait aux enseignants, « très mal informés de la vie moderne« , de passer six mois ou un an en entreprise.

Le 24 janvier 2007, il recevait la Mention spéciale Enseignement Supérieur du Prix Roberval pour le livre « Goutes, bulles, perles et ondes », co-écrit avec David Quéré et Françoise Brochard-Wyart. La cérémonie d’inhumation aura lieu dans la plus stricte intimité, a indiqué, sans plus de détails, l’annonce parue mardi, dans le carnet du Monde.

Auteur : Mélanie RODDIER

Source : www.lejdd.fr

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