Le développement durable va révolutionner l’architecture


Comment favoriser une architecture « verte » ? A l’occasion du Grenelle de l’environnement, le ministre de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables, Jean-Louis Borloo, consulte l’architecte Françoise-Hélène Jourda. A 52 ans, cette figure de l’architecture française est une des rares spécialistes de la construction écologique dans l’Hexagone. Elle vient de livrer à Bordeaux un musée botanique équipé de serres photovoltaïques et va mettre en chantier en décembre, à Saint-Denis, un immeuble de bureaux qui devrait devenir le premier bâtiment de France à énergie passive.

Une « architecture durable », ça veut dire quoi ?

Pas grand-chose. Je préfère parler d’architecture responsable. Cela implique de répondre aux besoins du présent sans mettre à mal la possibilité des générations futures de répondre à leurs propres besoins. Pour cela, il faut préserver les moyens laissés à leur disposition. On a été irresponsables pendant très longtemps.

Qu’est-ce que ça implique en matière de construction ?

Une bonne gestion de cinq ressources : le sol, les matériaux, l’eau, l’air et l’énergie. Il faut utiliser le moins de terrain possible, densifier et rentabiliser les infrastructures existantes. Privilégier les matériaux renouvelables, récupérables, recyclables. Minimiser le besoin en eau, utiliser la pluie. Ne pas polluer l’air extérieur par des rejets comme ceux des climatiseurs. Enfin vient la question de l’énergie, la plus complexe.

Pourquoi ?

Il faut limiter l’énergie consommée par le bâtiment et par sa maintenance, par l’isolation et en produisant des énergies gratuites et renouvelables, solaires avant tout. Mais il faut aussi prendre en compte ce qu’on appelle l’énergie « grise », consommée par les matériaux eux-mêmes depuis leur production jusqu’à leur traitement en fin de vie. Le bois a une énergie grise très faible ; l’aluminium est très mauvais. Le béton est entre les deux, mais il n’est pas recyclable, gros handicap.

Est-ce que la construction responsable change le visage de l’architecture ?

Le développement durable va bouleverser l’écriture architecturale autant que la révolution industrielle. Nous ne pourrons plus nous référer à la même esthétique. Les bâtiments devront être plus compacts, mais c’est à nous de faire en sorte que cette compacité devienne belle. Il faudra créer beaucoup d’espaces tampons. Ils seront aussi moins largement vitrés. Bref, exactement l’inverse des bureaux qu’on voit pousser dans les nouveaux quartiers de Paris ! Beaucoup d’architectes vont devoir arrêter de se regarder le nombril et de produire des gesticulations de formes.

On ne peut pas dire que les grandes stars de l’architecture donnent l’exemple…

Non ! Le développement durable est une source d’innovation et de plaisir, mais beaucoup d’architectes pensent que ça va les brimer. Pourtant ils ont assez de talent pour en faire un atout. Des bâtiments comme la Philharmonie de Paris de Jean Nouvel, tout en aluminium, sont une horreur du point de vue du développement durable.

Que pensez-vous du label « haute qualité environnementale » (HQE), dont se réclament de plus en plus de projets ?

La HQE, c’était bien au début, ça a sensibilisé les gens. Mais ce label a des effets pervers. On ne peut absolument pas dire que ces bâtiments sont de « haute qualité environnementale ». Il suffit d’atteindre quatre cibles sur une liste de quatorze, il n’y a pratiquement pas de contrôle. On voit des bâtiments HQE sans protection solaire et avec la climatisation ! Il y a en France beaucoup trop de labels et pas assez exigeants.

Quelles pistes avez-vous suggérées au ministre de l’écologie ?

Il y a beaucoup d’obstacles à lever. La France a quinze ans de retard sur l’Europe en matière de réglementation et d’homologation de techniques et de matériaux. Par exemple, il est très difficile de réutiliser les eaux de pluie ; on décourage les murs très isolants en comptabilisant leur épaisseur dans la surface de référence de la charge foncière ; il n’y a pas de banque de données sur l’énergie grise des matériaux…

Construire « responsable », ça coûte plus cher ?

Il faut compter entre 10 % et 15 % de surcoût pour faire quelque chose de correct. Cette différence est amortie grâce aux économies d’énergie, mais dans un temps difficile à évaluer : il dépend de l’évolution du prix de l’énergie. Cela peut aller de cinq à quinze ans.

Comment avez-vous mis en œuvre ces préceptes pour l’immeuble de Saint-Denis ?

C’est un bâtiment compact et démontable en acier et en béton. La façade, légère malgré ses 47 cm d’épaisseur, est en matériaux recyclables. Tout est conçu pour pouvoir transformer facilement les bureaux en logements. On récupère les eaux de pluie pour le jardin, il y a une ventilation naturelle et un rafraîchissement par la masse thermique au lieu de la climatisation… L’isolation permet de consommer très peu d’énergie, qui est plus que compensée par les cellules photovoltaïques en toiture et en façade. En revendant le surplus, l’immeuble devrait même gagner de l’argent.

Auteur : Grégoire Allix

Source : www.lemonde.fr

Oseo peine à arrêter sa stratégie et à trouver un patron


Lundi 1er octobre, le groupe public d’aide aux petites et moyennes entreprises (PME) Oseo naviguera sans pilote. Son PDG, Jean-Pierre Denis, a annoncé son départ depuis deux mois. Mais son successeur n’a toujours pas été désigné. Son ex-directeur général délégué, qui avait en charge l’aide aux entreprises innovantes, Michel Guilbaud, a été nommé directeur de cabinet du secrétaire d’Etat aux entreprises et au commerce extérieur, Hervé Novelli, sans être non plus remplacé.

Non point faute de candidat. Mais plutôt faute de savoir déterminer quels seraient les profils le plus adaptés à une stratégie et une organisation qui pourraient être remises en question. La « boussole » du groupe, disent certains, ne pointe pas dans la bonne direction. Alors que le gouvernement vante les mérites de l’innovation comme moteur de la croissance, Oseo-Innovation, la filiale du groupe chargée d’aider les entreprises innovantes, manquerait de liberté de manœuvre, malgré un budget en augmentation.

Créé en 2005, conformément aux souhaits de Nicolas Sarkozy, alors à Bercy, Oseo est le fruit du regroupement de l’ex-Agence de l’innovation (Anvar), devenue Oseo-Innovation, de la banque de développement des PME (BDPME) et de la Sofaris, chargée de garantir des prêts accordés à des PME. Ce groupe devait développer une stratégie globale d’aide aux petites entreprises, du conseil à de jeunes sociétés innovantes jusqu’à l’octroi de prêts bancaires à des firmes matures de tous secteurs d’activités.

Mission accomplie, peut-on lire dans les documents officiels. Objectif inatteignable en raison de fortes contradictions internes, entend-on par ailleurs.

MODIFIER LA STRUCTURE

En raison de sa taille et de sa contribution financière au groupe, la branche bancaire aurait pris le pouvoir, au détriment de la branche innovation. Oseo-financement (ex-BDPME) regroupe en effet environ les trois quarts des effectifs du groupe, et réalise la quasi-totalité de son résultat net. Et pour cause : Oseo-Innovation a une mission de service public, d’aide et de conseil. Oseo-Financement est, elle, une banque de droit privé – la Caisse des dépôts et consignation (CDC) détient 43 % du capital. L’Anvar, défavorisée par sa taille, a en outre fait l’objet, en octobre 2006, d’une enquête de la Cour des comptes, qui l’a davantage fragilisée. Sa comptabilité antérieure, mais aussi le manque de visibilité sur son efficacité, étant fortement mise en cause.

Conséquence, les anciens de la banque tiennent les postes-clés. Et depuis le départ de M. Guilbaud, les deux autres directeurs généraux délégués sont issus de cette branche. C’est aussi le cas pour six des sept directeurs de réseaux régionaux. En matière de soutien à l’innovation, « la mauvaise monnaie a chassé la bonne », commente un connaisseur du dossier.

Pour certains, la conduite d’une réelle politique d’aide à l’innovation devrait imposer de découper à nouveau le groupe, ou, à défaut, d’en modifier la structure, pour rendre à la branche innovation une certaine autonomie. D’autant que celle-ci doit prochainement fusionner avec l’Agence de l’innovation industrielle (AII). Parallèlement, des rumeurs de rapprochement entre Oseo-Financement et la CDC étaient évoquées avant l’été. Le fait qu’aucun président n’ait pu être nommé à temps laisse penser que ces questions sont toujours en suspens.

Auteur : Annie Kahn

Source : www.lemonde.fr

Les FACS qui ouvrent la voie


Faire réussir le plus grand nombre et produire une recherche de pointe : c’est le double défi de nos universités pour accéder à une reconnaissance internationale. Certaines ont pris de l’avance.

Merci, monsieur Liu ! écrit Pierre Veltz, en introduction à son livre sur les grandes écoles. Ce chercheur chinois de l’université Jiao Tong, à Shanghai, publie pourtant, depuis 2003, un classement mondial des universités humiliant pour la France. Il aura fallu cette claque, et la révolte des chercheurs descendus dans la rue en 2004, pour que l’état de délabrement physique et moral de notre université accède au statut de scandale public. Pour qu’on apprenne que la France est le seul pays du monde qui dépense plus pour un lycéen que pour un étudiant !

Nicolas Sarkozy a très vite saisi l’acuité de ce dossier. Deux ans avant la présidentielle, dès le 13 juillet 2005, il annonce son intention de donner l’autonomie aux facs et de revaloriser massivement la recherche. Deux mois plus tard, il promet 5 milliards. Pendant la campagne électorale, il confirme, éperonné par Bernard Belloc, devenu un conseiller très écouté à l’Élysée après avoir présidé une université à succès peu connue en France mais très repérée à l’étranger, Toulouse. Et puis il y a eu, cet été, la loi relative aux libertés et responsabilités des universités, présentée par Valérie Pecresse, jeune ministre de l’Enseignement supérieur, qui jubile : «L’important, c’est qu’une nouvelle loi place enfin notre enseignement supérieur sur des bases lui permettant d’affronter la compétition internationale.»

Exemple américain

Pourtant, 1 objectif de replacer nos facs au niveau est à la limite de «mission impossible». Car il faut concilier deux objectifs antinomiques. L’un est de faire réussir le plus grand nombre de bacheliers, dont beaucoup n’ont pas été bien préparés aux études supérieures, ce qui consomme beaucoup du temps des enseignants. L’autre est de produire une recherche de pointe, susceptible d’être visible à l’international, ce qui implique que ces mêmes profs passent du temps dans leurs labos. «Les exemples étrangers montrent que très peu d’universités parviennent à concilier ainsi ouverture sociale, préparation aux débouchés et élitisme académique», témoigne Bernard Belloc. C’est aux États-Unis qu’il estime avoir déniché le secret des facs qui marchent. En consacrant une année sabbatique à réaliser un audit du système universitai re public californien – 2,5 millions d’étudiants, comme en France – qui place une université, Berkeley, sur le podium des trois meilleures mondiales, Bernard Belloc, à rebours de clichés persistants, démontre :

1. que les universités publiques californiennes éliminent moins de jeunes que nous ;

2. que les frais de scolarité y sont modiques ;

3. et qu’elles abritent certains des meilleurs labos du monde.

Le secret de ce triple succès ? La Californie a scindé son dispositif en trois sortes d’établissements d’excellence, avec des passerelles de l’un à l’autre. D’abord, un dense réseau de collèges undergraduate qui sont des premiers cycles équivalents de nos IUT et BTS. A cela près que, chez nous, les IUT sont sélectifs, alors qu’en Californie les collèges, conçus comme des machines à préparer des études longues, sont ouverts. Ils conduisent leurs meilleurs éléments vers des facs spécialisées dans les masters, qui ne délivrent pas de doctorats et excellent dans le professionnel. Le troisième étage est constitué d’universités de recherche, qui sélectionnent les bons diplômés de masters, et attirent les meilleurs cerveaux du monde.

En Grande-Bretagne, le secret repose sur la sélection et l’élitisme à la façon de nos grandes écoles, mais avec un gros avantage sur nos établissements qui opèrent en ordre dispersé. Leurs campus, à l’image de Cambridge, pratiquent un mélange des genres très efficace : futurs scientifiques, médecins, juristes et managers s’y côtoient quotidiennement, avec un résultat bénéfique pour la recherche. Oxford et Cambridge n’émargent-ils pas dans le Top-10 mondial du classement de Shanghai ?

Une sélection polémique

Faut-il en déduire que «seule la sélection permet d’arriver à l’excellence», comme le claironne Jean- Robert Pitte, président de Paris IV ? «Sélectionner à l’entrée de l’université n’est pas dans la tradition française : le bac est l’examen d’entrée à l’université», répond la Conférence des présidents d’université (CPU), dont le président, Jean-Pierre Finance, est volontiers agacé par le sujet : «C’est facile d’être excellent en sélectionnant la crème des bacheliers. Mais comme les grandes écoles ne font quasiment pas de recherche, notre système conduit à tenir les meilleurs cerveaux éloignés de la recherche : c’est catastrophique pour notre capacité d’innovation.»

Richard Descoings, patron de Sciences-Po, dit la même chose. Et Jean- Charles Pomerol, patron de la première fac française au palmarès de Shanghai, Paris Vl-Jussieu, cible l’accusation : «Les profs du secondaire conseillent à leurs meilleurs éléments «TSU : tout sauf l’université». C’est inadmissible !»

«La sélection n’est pas le problème central», tranche Valérie Pecresse. Pour elle, une université qui fonctionne, «cela commence par une bonne gouvernance». Avant la «réforme Pecresse», les présidents d’université n’étaient que des potiches, élus pour quatre ans non renouvelables, otages d’épuisantes rivalités internes de clans, sans pouvoir sur leur argent et leurs effectifs. Désormais, ils seront des managers, élus sur un projet, qui pourront rester en poste huit ans, avec des capacités de recrutement et de gestion de leur budget.

«On se calme : l’affaire est loin d’être gagnée ! vient de prévenir un fin connaisseur des systèmes éducatifs mondiaux, Philippe Aghion, membre du Conseil d’analyse économique (lire l’encadré ci-dessus). Le principal problème reste celui du financement.» Pour lui, les 5 milliards supplémentaires promis par Sarkozy sont loin de suffire pour l’objectif qu’il a martelé : «Élever nos universités au niveau des meilleures mondiales.» D’après le CAE, cet objectif exige d’allouer 2 points de plus de PIB à l’université et la recherche, soit 30 milliards.

On en est très loin. Le CAE suggère de répartir cette charge entre quatre acteurs : l’État, les collectivités locales, les familles et les entreprises. Concernant l’apport de ces dernières, l’université Joseph-Fourier (UJF) de Grenoble est pionnière. Elle s’est dotée d’une filiale de droit privé, Floralis, dont la mission consiste à valoriser la recherche. «Les collaborations avec les milieux économiques prennent des formes très variées, qui vont du simple accord de R&D entre une entreprise et un labo de l’université sur un projet précis jusqu’à un transfert de technologie à des socié tés existantes, autrement dit du licensing», explique Eric Larrey, directeur de Floralis. Aujourd’hui, l’UJF est propriétaire de 115 brevets, qui rapportent quelque 5,5 millions d’euros par an.

Sur la voie des grandes écoles

Les universités vont aussi pouvoir créer des fondations pouvant collecter des fonds. Pas pour les dépenses courantes : pour se constituer un patrimoine qui rapportera un complément de budget. La pratique n’est pas répandue en France, mais les choses bougent. Les grandes écoles ont ouvert la voie. L’Insead a levé 169 millions. HEC a reçu un chèque de 5 millions de Philippe Foriel-Destezet, fondateur d’Adecco et ancien élève. L’Essec est en train de lever 25 millions. Lyon I vient de lancer sa fondation, avec le concours de Sanofi-Pasteur et de la Banque populaire qui se sont engagés sur cinq ans à verser 350 000 euros pour financer des projets. Dauphine vient de signer un contrat identique… On peut polémiquer sur le montant des efforts à engager, une chose est sûre : les universités ont pris le chemin de la modernité, et c’est une bonne nouvelle.

Auteur : Patrick Fauconnier

Source : www.challenges.fr

Une industrie et l’anorexie !


L’anorexie dans la création vestimentaire, c’est là de nos jours, ou l’on accuse de nombreux mannequins lors des défilés de Mode, ou des femmes voulant ressembler à ces mannequins. On veut soulever un problème mais sans réellement en désigner le fond, le fond de cette gêne professionnelle. Pourquoi nos couturiers s’effacent à reconnaître cette maladie sans aucune responsabilité  que jusqu’ici, personne ne veut aborder.

Comme nous le savons tous, nous vivons dans une ère technologique avancée, de cette circonstance, les créations vestimentaires s’appuient à ses nouvelles ressources. Mais aussi, peut de gens s’intéressent réellement à la technologie vestimentaire féminine ou masculine, à part des Médias se servant d’une image commerciale à un but économique. Comme on veut désigner cette industrie vestimentaire par des mots, comme « Mode », « fashion » et ce pour un gros bizness. On cherche plus à apporter une image de cette industrie, que de soutenir un développement technologique conduisant à apporter de l’innovation.

On a pu le remarquer lors de cette invention que fut le soutien-gorge, les propriétés industrielles n’ont cessé d’apparaître, auprès de ses nouveaux vêtements féminins, comme les bustiers, les maillots de bain, les soutiens-gorge, etc… tout une nouvelle série de brevets apportèrent de nouveaux vêtements. Chaque modèle de vêtement est protégé par une protection de modèle mais, peut être issue également d’une invention et c’est là ou le problème commence à se fonder, puisque les inventions sont refusées en raison d’un coût.

Dans ce milieu professionnel une « technologie innovante » conduit à apporter de nombreux copiages dérivés avec pertinence sur de nombreux défilés de Mode.

En effet, de nos jours, de nombreuses propriétés industrielles internationales ont couvert des marchés et donc, des droits à la création s’ensuivirent exponentiellement sur de nombreux autres marchés, et ceci conduisant à des nouvelles économies. Sauf que le développement industriel, déjà en France, ne se fait plus par les Brevets d’invention mais par des dépôts de Modèle, et cela on le paye très chère. Qui détient ses brevets d’invention de ses techniques vestimentaire pour ses femmes nouvelles, je vous répondrais qu’en France nous ne sommes même pas classé, technologiquement. Ce sont les entreprises étrangères qui possèdent majoritairement le plus des Brevets, les Anglais, les Américains, les Allemands, les Italiens, les Espagnols et nous, nous avons si ce n’est de la représentation !

Si vous ne voyez pas pourquoi je mélange les problèmes d’anorexie aux problèmes des créations, je vais vous expliquer très schématiquement pourquoi les créations vestimentaires évitent la technologie.

La création d’un modèle vestimentaire, demande actuellement un œil professionnel averti. En effet, quand on sait que, de nos jours, pour une couture une doublure un pli, il y a une technique très schématique donc, à très forte chance, un brevet apparaît. Là est aussi l’objet sur la création innovante. On peut donc comprendre, sur le panneau d’un vêtement, qu’une dimension pour une hanche, pour une poitrine, pour des épaules, ou pour des fesses, cela demandant une cessation de licence, ses dites créations vestimentaires soient pratiquement sans forme, si ce n’est une silhouette féminine dessinée par un style, sur une matière, une couleur, avec des panneaux de ce dit vêtement sans contrainte technique.

Cette industrie, si elle devait apporter un effet, comme par exemple soutenir réellement la poitrine, doit acquérir d’une licence pour sa création. Sauf que le couturier, en raison des coûts, s’oppose a cela. Mais aussi, c’est plus simple sur un vêtement à représenter la similitude d’un panneau pour soutenir la poitrine, que d’apporter un bonnet qui lui est assujetti à une propriété industrielle.

Les couturiers, enfin ceux habillant ses femmes anorexiques, ne veulent pas s’investir sur un dit Brevet d’invention, qui d’ailleurs ne peuvent pas quand on en voit souvent les résultats, ils veulent s’investir sur un corps féminin sans forme, sans technologie, pour apporter en somme leur dite œuvre. Mais voilà, combien de temps cela va continuer. Nous rencontrons donc un marché commercial demandant un minimum d’application technique, tout en sachant se détournée de celle-ci, une industrie du PAP* s’appuyant de ses défilés de Mode. Pour ensuite emmener à faire créer leurs productions en Chine mais, vont se plaindre qu’on ne cesse de les copier.

S’ils voulaient s’investir sur le Brevet d’invention peut-être y aurait-il moins de copiage, et peut-être moins de ses femmes anorexique puisqu’il y aurait l’étude des formes.

Comment les créations vestimentaires s’installent de nos jours, et pourquoi compliquer la tâche alors que l’on peut vendre aussi chère puisque de nos jours une marque un logo apporte le prix et non la technologie.

Le problème que ces couturiers rencontrent, c’est que l’on touche au milieu des raisons à leurs créations, c’est-à-dire ses femmes anorexiques qu’ils conservent, sans forme sans dessins, et des créations ne conduisant qu’à une image, la leur !

* prêt-à-porter

Auteur : Géophil

Transports : la recherche tourne à plein régime


Le Programme national de recherche sur les transports qui s’achève a fortement mobilisé les laboratoires et les industriels. On attend son successeur.

Nous constatons un recul des propositions de recherche cette année », note Bernard Duhem. Le désintérêt des laboratoires est rarement un bon signe pour un programme de recherche. Pour le secrétaire permanent du Programme national de recherche et d’innovation dans les transports terrestres (Predit), c’est le contraire. « Les laboratoires arrivent à l’épuisement de leurs capacités de travail. Depuis 2002 et ces cinq années du Predit, beaucoup de projets ont été lancés. Il faut faire le boulot maintenant », poursuit-il.

Réunis lors d’un colloque de « restitution » en Charente-Maritime la semaine dernière, les participants au Predit ont demandé son prolongement. Le programme termine cette année sa troisième édition (2002-2007), la première datait de 1990. Ce programme financé par les ministères concernés par l’automobile, les transports publics et le fret est devenu le carrefour incontournable des laboratoires et des industriels du secteur. A la fin de l’année, il aura généré plus de 600 projets et attiré 340 millions d’euros de subventions publiques.

D’après ses gestionnaires, l’effet de levier est excellent puisque les industriels et les laboratoires ont investi en propre trois fois ce montant. Un succès qui expliquerait le mauvais score de participation au volet transport du 6e programme-cadre européen. « Les Français trouvent leur compte dans le programme national », interprète Bernard Duhem. Chez PSA, un responsable de projet Predit confirme que le constructeur est satisfait de cette formule. Mais d’autres acteurs sont moins convaincus. Des industriels ou des chercheurs publics regrettent la lourdeur administrative des labellisations ou le manque de coordination.

transport

Le Predit devrait insister à l’avenir sur la motorisation hybride, que ce soit dans l’automobile ou le ferroviaire.

Effet de serre et fret

Le Predit a traversé, il est vrai, une troisième phase houleuse. Lors de son élaboration, la guerre contre les accidents de la route du président Chirac propulse la sécurité routière en tête des trois priorités de recherche. Les deux autres résultent des problématiques environnementales : l’effet de serre et le fret. A peine lancé, en 2003, le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, confie au programme l’administration d’un gros plan « voiture propre et économe » de 50 millions d’euros. La manne est bienvenue mais elle déséquilibre la programmation, devenue très environnementale. Deux ans plus tard, le gouvernement bouleverse le paysage de la recherche en créant des nouvelles structures comme l’Agence nationale de recherche, l’Agence de l’innovation industrielle et surtout les pôles de compétitivité. L’ANR et l’Ademe reprennent alors une partie de la programmation du Predit dont la « paperasse » s’alourdit alors sensiblement. Le ministère de l’Industrie reprend les projets à « court terme » du programme. Les pôles, eux, provoquent une effervescence de projets qui échappent en partie au contrôle du Predit. Plusieurs pôles sont créés autour de l’automobile et des transports comme les véhicules hybrides en Charente, la voiture haut de gamme à Rennes, la mobilité en Normandie ou le véhicule du futur en Alsace. D’autres régions travaillent sur des thématiques transversales comme les équipements dans les transports dans le Nord. Clients ou gestionnaires du Predit reconnaissent aujourd’hui que la vertu coordinatrice du programme s’est étiolée. A l’heure où tous demandent un 4e Predit, la question de sa gouvernance est donc posée.

Avec les sciences humaines

Le principe d’un Predit 4 ne fait toutefois pas débat. D’abord parce que l’amélioration technologique des véhicules est inépuisable. Le Predit devrait insister à l’avenir sur la motorisation hybride, que ce soit dans l’automobile ou le ferroviaire. Les financeurs pourraient aussi profiter d’une nouvelle phase pour rattraper la déception principale du Predit 3 : le fret, qui était pourtant une priorité. Ce thème n’a pas eu le succès escompté aux appels d’offres. « Le secteur du transport routier des marchandises est très fragmenté avec de multiples petites entreprises qui n’ont pas la culture de l’innovation », regrette Ludovic Valadier de l’ANR. Quant au transport ferroviaire du fret, le principal opérateur reste la SNCF qui balance entre les difficultés chroniques de cette activité et la pression environnementale pour la développer. Luc Valadier estime pourtant que des recherches sur l’organisation du fret, l’optimisation du remplissage des camions, le suivi des marchandises, les choix modaux rendraient facilement ce secteur plus efficace.

La recherche dans les transports va également solliciter davantage les sciences humaines. Pour Alain Morchoine de l’Ademe, les technologies n’apporteront pas toutes les solutions, il faut aussi envisager la baisse du nombre de voitures. Au ministère des Transports, un responsable du Predit estime que l’urbanisme doit être davantage impliqué dans ces réflexions sur le transport. Pour Jean-Pierre Giblin, président du groupe impacts du programme, les chercheurs doivent investir bien plus l’étude des pratiques de mobilité : « Quelques spécialistes ont remarqué que les pratiques commencent à changer avec des solutions émergentes comme le vélo ou les voitures partagées. Les chercheurs observent trop les moyennes des déplacements, pas assez les dérivés. » Un 4e Predit pourrait aussi profiter d’un coup de turbo grâce au Grenelle Environnement. Jean-Louis Léonard, le président du Predit, espère des financements très supérieurs. Réponse en fin d’année.

Auteur : MATTHIEU QUIRET

Source : www.lesechos.fr

Des craintes surgissent quant à l’éventuelle création d’une Organisation panafricaine de propriété intellectuelle


Bien qu’il n’en soit qu’à un stade embryonnaire, le projet de créer une Organisation panafricaine de propriété intellectuelle (OPAPI) se heurterait déjà à des oppositions, notamment inspirées par la crainte de voir l’Afrique s’engager sur des niveaux de protection de propriété intellectuelle plus stricts que ce que le continent n’est prêt à assumer, ont indiqué certaines sources.

Certains acteurs redoutent également que l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) et l’Union africaine (UA) cherchent à accélérer le processus dans l’intention de créer une organisation panafricaine unique. L’OPAPI viendrait donc remplacer les deux organisations régionales actuelles, à savoir l’Organisation régionale africaine de la propriété industrielle (ARIPO), qui compte 16 États membres parmi les pays anglophones (anciennes colonies britanniques, siège au Zimbabwe) et l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), qui compte 16 États membres parmi les nations francophones et dont le siège est au Cameroun.

Un expert africain de propriété intellectuelle a confié à Intellectual Property Watch que la question pourrait « éventuellement » faire l’objet de discussions lors de l’Assemblée générale de l’OMPI en septembre. Une source proche de l’Union africaine a toutefois indiqué que l’UA n’avait pas demandé à l’OMPI de faire figurer cette question à l’ordre du jour.

Une source d’un pays en développement a indiqué à Intellectual Property Watch que « le Secrétariat de l’OMPI, ainsi que le Secrétariat de l’UA [Union africaine], sont les organes qui demandent la création de l’OPAPI et souhaitent ainsi étendre le modèle de l’OAPI / ARIPO « toutes deux contrôlées par l’OMPI » à l’ensemble du continent africain. Ceci serait une manière de réduire considérablement les prises de position indépendantes de certains pays influents non-membres de l’OAPI / ARIPO, tels que l’Afrique du sud, l’Égypte [et] l’Algérie, sur les questions de propriété intellectuelle au niveau international, notamment dans les débats sur le Plan d’action pour le développement à l’OMPI. »

Une source proche de l’Union africaine a confirmé que l’OMPI et l’UA ont collaboré sur l’OPAPI à un « niveau technique ». En plus de consultations avec l’OMPI, la source a indiqué que l’UA serait également entrée en contact avec l’ARIPO et l’OAPI pour discuter des objectifs et des fonctions de l’OPAPI.

L’expert africain a insisté sur le fait que l’OMPI n’avait pas été impliquée, mais il a toutefois reconnu que des rencontres informelles avaient eu lieu. D’après lui, un représentant de l’OMPI aurait récemment affirmé que l’OMPI était prête à apporter son soutien à l’UA pour conduire les études requises à condition que l’OMPI soit « formellement consultée ».

L’idée qui sous-tend la création de l’OPAPI est décrite dans un document de réflexion (EXT/AU/EXP/ST/8(II)) présenté par l’Union africaine à l’issue de la réunion extraordinaire de la Conférence des ministres africains chargés de la science et de la technologie (AMCOST) qui s’est déroulée du 20 au 24 novembre 2006 au Caire. D’après ce document, l’idée serait née lors d’une rencontre en mai 2006 à laquelle l’OMPI aurait participé.

Ce document indique par ailleurs que « l’Afrique a besoin d’un mécanisme qui facilite les changements de grande portée dans le système de propriété intellectuelle », ajoutant qu’il est nécessaire d’« établir un nouveau mécanisme décisionnel qui implique la participation de tous les États membres ».

L’OPAPI recevrait donc le mandat suivant : établir des normes de propriété intellectuelle qui reflètent les besoins des États membres ; fixer des repères concernant les meilleures pratiques ; promouvoir la croissance des économies basées sur le savoir en Afrique ; faciliter la rationalisation et l’harmonisation des normes de propriété intellectuelle ; rassembler et transmettre l’information liée aux questions de propriété intellectuelle ; faciliter l’utilisation des informations pertinentes, promouvoir la formation et renforcer les capacités.

La source proche de l’Union africaine a laissé entendre que l’OPAPI fonctionnerait comme une « organisation indépendante chapeautée par l’UA », et comme une « importante organisation » qui regrouperait non seulement les États de l’OAPI et de l’ARIPO, mais également les États non-membres de l’Afrique du Nord.

Bien qu’on semble ignorer le stade d’avancement du projet de l’OPAPI, un certain nombre d’acteurs se disent préoccupés, parmi eux l’ARIPO et l’OAPI, ont indiqué certaines sources. À elles deux, ces organisations regroupent 32 des 53 États de l’Union Africaine, 21 pays, pour la plupart situés au nord, ne faisant ainsi partie d’aucune de ces deux organisations.

Licenciement et bases légales : sujets d’inquiétudes

Un avocat sud-africain a confié à Intellectual Property Watch que l’ARIPO n’est pas « satisfaite » de l’organisation proposée. L’Organisation régionale africaine craindrait « les licenciements ». L’avocat a ajouté que personne n’est tenu informé de l’avancée du projet qui – semblerait-il – se formerait au niveau gouvernemental. D’après ses observations, on ignore si la création de l’OPAPI pourrait devenir réalité dans un avenir proche, ou si, au contraire, cela prendrait des années. L’Afrique du Sud, qui ne fait partie d’aucune des deux organisations, n’adhérera « probablement pas » à l’OPAPI étant donné que des praticiens craignent de voir leur charge de travail diminuer, a-t-il conclu.

M. Gift Sibanda, Directeur général de l’ARIPO, a indiqué à Intellectual Property Watch que l’organisation ne s’oppose pas au concept de l’OPAPI, mais que sa création entraînerait quelques ennuis au niveau légal.

« Certains redoutent que la création d’une telle institution ne prenne du retard si aucune étude minutieuse n’est réalisée sur ses implications », a affirmé M.Sibanda. « Les craintes sont principalement de nature juridique, notamment au vu du sort réservé aux droits de propriété intellectuelle déjà existants ainsi que des lois prévues pour l’administration de ces droits. »

« Ces deux organisations régionales ont entamé un processus visant à harmoniser leurs législations il y a longtemps déjà ; elles connaissent donc bien certains problèmes liés à la création d’une telle organisation », a-t-il ajouté.

M.Sibanda n’a pas donné l’impression de croire à une création rapide de l’OPAPI et d’après lui, le projet serait toujours entre les mains de l’Union africaine.

« Le projet n’est encore qu’une ébauche ; aucune décision concrète n’a été prise quant aux modalités d’une telle organisation, à l’exception d’une décision sur la création de l’OPAPI par les chefs d’États et de gouvernements de l’Union africaine en janvier 2007. A mon avis, les questions de financement ne seront abordées qu’une fois ces modalités traitées. Actuellement, l’étude est sous les auspices de l’Union africaine », a-t-il conclu.

L’OMPI n’a pas souhaité s’exprimer sur la question.

D’après Carolyn Deere, directrice du Programme de gouvernance sur le système commercial international à l’Université d’Oxford, le projet d’une coopération régionale plus forte ne doit pas détourner l’attention d’un autre élément fondamental, à savoir le renforcement des capacités nécessaires à l’échelon national pour garantir que les lois de propriété intellectuelle contribuent à la réalisation des objectifs de politique publique nationale d’une part, et pour surveiller étroitement les organisations régionales d’autre part. S’appuyant sur une étude récente des processus décisionnels en matière de propriété intellectuelle dans la région de l’OAPI, Carolyn Deere poursuit : « le risque est de voir les secrétariats régionaux devenir les agents des donateurs internationaux et des détenteurs des droits de propriété intellectuelle qui financent leurs propres opérations plutôt que celles des États membres. »

« L’accent que met l’UA sur l’importance d’une coopération régionale plus forte dans les sciences, les technologies et l’innovation justifie un solide appui », indique-t-elle. Rappelant que l’ARIPO et l’OAPI ont déjà reçu des plaintes importantes provenant d’États membres sur leur manque de transparence, elle conclut : « de nombreux gouvernements dans la région manquent des ressources humaines et techniques nécessaires pour garantir une surveillance des activités des organisations de propriété intellectuelle régionales. »

Le processus peine à progresser bien qu’on souhaite l’accélérer

Lors d’une réunion de l’Assemblée générale de l’UA en janvier dernier, les chefs d’États « sont convenus de créer l’OPAPI » et « d’accélérer le processus » en consultant l’OMPI et d’autres acteurs, a indiqué la source proche de l’UA.

Selon l’expert en propriété intellectuelle, l’UA aurait consulté l’OAPI et l’ARIPO mais les travaux n’auraient pas progressé lors de la onzième session ordinaire du Conseil exécutif de l’UA qui s’est tenue à Accra (Ghana) les 28 et 29 juin 2007.

L’expert africain a affirmé « qu’il n’y avait aucune nouveauté en la matière ». Il a par ailleurs souligné que le processus de création de l’OPAPI rencontrait une forte opposition et qu’il ne fallait sans doute pas s’attendre à ce que l’OPAPI devienne fonctionnelle au cours des dix prochaines années.

L’une des problématiques est que l’OAPI s’est dotée d’une loi régionale de propriété intellectuelle qui s’applique à l’ensemble de ses 16 États membres et offre une protection régionale pour la plupart des droits de propriété intellectuelle. L’ARIPO, elle, ne s’est pas dotée d’une loi régionale. Elle cherche plutôt à faciliter l’administration des lois de propriété intellectuelle nationales par le biais de la coopération entre ses membres, notamment en regroupant leurs ressources humaines et financières. On ignore lequel de ces deux systèmes « diamétralement opposés » l’OPAPI adopterait, a indiqué l’expert.

D’après la source d’un pays en développement, le fait que la recommandation de l’OPAPI provienne de ministres des sciences pose problème étant donné que la propriété intellectuelle est sous la juridiction d’autres ministères tels que le ministère du commerce, de l’industrie et de la culture. L’expert a indiqué que les ministres des sciences réunis au Caire espéraient s’appuyer sur la propriété intellectuelle pour promouvoir les résultats de la Recherche en Afrique.

Le document de réflexion de 2006, élaboré au cours de la rencontre au Caire, a été présenté à l’OMPI ainsi qu’à ses États membres au cours de la réunion du Comité provisoire sur les propositions relatives à un plan d’action de l’OMPI pour le développement (PCDA) qui s’est tenue du 19 au 23 février 2007 (IPW, WIPO, 16 February 2007), a déclaré l’expert africain.

D’autres observateurs ont également l’impression que les plans de l’OPAPI n’ont pas réellement progressé pour l’instant. Molly Torsen, vice-présidente de l’Institut international de propriété intellectuelle, a confié à Intellectual Property Watch : « À mon avis, ce projet n’a pas reçu l’attention suffisante pour qu’il puisse bénéficier d’un réel soutien financier et/ou d’un élan organisationnel.»

Lors d’une conférence, la vice-présidente a affirmé qu’en matière de propriété intellectuelle, « il n’existe pas de plan taillé sur mesure pour l’Afrique ». Elle a notamment invoqué les ressources limitées du continent pour favoriser la coopération régionale en prenant l’exemple de la barrière des langues (1 000 à 1 500 langues régionales et 8 000 dialectes) et des limitations géographiques.

Carolyn Deere a insisté sur la nécessité d’adopter une approche nuancée concernant la protection de propriété intellectuelle au vu des différents niveaux de développement des pays à l’intérieur de la région. « Dans le cas de l’OAPI, la leçon est claire : son cadre légal régional ne parvient pas à appliquer des traitements différenciés à ses membres des pays les moins avancés (PMA). De nombreux bénéfices qu’ils auraient pu tirer de la période de transition dans les ADPIC leur ont ainsi échappé », a-t-elle conclu.

Les pays membres de l’ARIPO sont les suivants : Botswana, Gambie, Ghana, Kenya, Lesotho, Malawi, Mozambique, Namibie, Sierra Leone, Soudan, Swaziland, Tanzanie, Ouganda, Zambie et Zimbabwe. Les membres de l’OAPI sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la République Centre-africaine, le Congo, la Côte d’Ivoire, la Guinée équatoriale, le Gabon, la Guinée, la Guinée Bissau, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo.

Parmi les États non-membres, nous trouvons par exemple le Maroc et la Tunisie, indique Mme Torsen, Tous deux sont membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et font partie de plusieurs accords internationaux de propriété intellectuelle.

Vous pouvez contacter Tove Gerhardsen à l’adresse suivante : info@ip-watch.ch.

Auteur : Tove Iren S. Gerhardsen

Source : www.ip-watch.org

Un tatouage effaçable d’un simple coup de laser


Hier vous aviez Sophie dans la peau, aujourd’hui vous aimez Isabelle. Vous regrettez ce superbe cœur, enluminé du prénom de votre ancienne dulcinée… Que les amoureux inconstants soient tranquilles, une nouvelle encre pour tatouage, baptisée Freedom-2 vient de voir le jour, qui permettra bientôt d’enlever, d’un seul coup de laser, le dessin devenu indésirable.

Pour concevoir ce nouveau produit, des scientifiques des universités américaines de Brown et Harvard se sont appuyés sur de microscopiques capsules en plastique biodégradable contenant du colorant. Ces billes, constituées d’une matière similaire à celle des lentilles de contact, peuvent rester sous la peau autant qu’on le souhaite. Mais elles sont assez petites pour être brûlées, libérant les pigments qui seront alors éliminés par le système lymphatique. Le tout en un seul coup de laser, là où les traitements actuels nécessitent 7 à 15 douloureuses séances (au prix de 75 à 300 euros chacune, selon la taille, les couleurs des pigments et la profondeur du tatouage).

« Ce procédé est intéressant et bien moins agressif que ce qu’on a l’habitude de faire », estime Thierry Magnaldo, directeur de recherche en génétique des maladies cutanées au CNRS. Pour lui, les intérêts économiques de cette innovation ne doivent toutefois pas éclipser les risques éventuels de toxicité et d’infection. L’objectif de Martin Schmieg, président de la compagnie Freedom-2, fondée en 1999 à New York, est d’assurer un niveau de sécurité qui n’existe pas encore sur le marché américain du tatouage, où certaines encres, selon des études récentes, ne sont pas exemptes de métaux lourds, comme le zinc ou le plomb.

« Notre produit donne le même résultat d’un point de vue esthétique que les encres actuelles, mais les rend plus sûres sur le plan sanitaire », affirme-t-il. Cette encre va-t-elle pour autant élargir le marché du body-art ? Les tatoueurs sont mitigés sur la question. Certains considèrent que l’esprit du tatouage, c’est de le garder à vie. « C’est un engagement qu’on prend vis-à-vis de son corps, et non un produit de consommation comme les autres », explique Entouane, tatoueur à Paris. Roberto, du salon de tatouage parisien Artcorpus, pense que cette encre s’adresse davantage à ceux qui se font tatouer pour la première fois. Freedom-2 devrait débarquer sur le marché européen début 2008, via un partenariat commercial avec la compagnie allemande Medium Tech.

Auteur : Céline Hussonnois

Source : www.lemonde.fr