Décès de la chercheuse en génétique Ketty Schwartz


La chercheuse de renommée internationale Ketty Schwartz, à l’origine d’avancées considérables dans le domaine de la thérapie génique et cellulaire des maladies cardiaques et musculaires, est décédée mardi à l’âge de 70 ans, a-t-on appris mercredi auprès de l’Inserm.

Pharmacienne, docteur ès sciences naturelles, directrice de recherche émérite au CNRS, ancienne vice-présidente du conseil d’administration de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), Ketty Schwartz a dirigé plusieurs unités de recherche de cet établissement public de recherche. Ses travaux ont été à l’origine du développement en France et dans le monde de la génétique moléculaire en cardiologie, un domaine dans lequel, au début des années 1990, la notion de transmission familiale était encore peu répandue. Ces études multidisciplinaires ont conduit à la création de réseaux de recherche clinique Inserm et de réseaux européens.

Des banques d’ADN ont été constituées et l’origine génétique de plusieurs pathologies des muscles et du muscle cardiaque a été élucidée (cardiomyopathie hypertrophique familiale, syndrome du QT long congénital, cardiomyopathies dilatées, dystrophies musculaires). En collaboration avec celle du professeur Philippe Ménasché, son équipe a été à l’origine de la première tentative réussie de thérapie cellulaire de l’infarctus et de l’insuffisance cardiaque par transplantation de myoblastes autologues (cellules musculaires provenant du patient). Elle présidait le conseil scientifique de l’Association Française contre les Myopathies (AFM) et le Groupe de réflexion avec les Associations de Malades de l’Inserm. Elle a été directrice de la recherche au ministère de la Recherche en 2001-2002.

La ministre de la Recherche Valérie Pécresse a salué mercredi dans un communiqué « une chercheuse de grande qualité, reconnue tant nationalement qu’internationalement ». Titulaire de nombreux prix, Ketty Schwartz a notamment reçu la Médaille d’Argent du CNRS en 1992, le Prix d’Honneur de l’Inserm en 2006 et le Glorney-Raisbeck Award de la New York Academy of Medicine (2002). Elle était chevalier de la Légion d’Honneur et officier de l’Ordre national du Mérite. Auteur de quelque 350 publications, et premier éditeur associé européen de la revue américaine Circulation Research (1992-1999), elle a également été membre du Comité consultatif national d’éthique, de la commission nationale consultative des Droits de l’Homme et du conseil scientifique du Programme GenHomme (2000-2002).

Source : AFP

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