Le Maroc s’investi dans la recherche


Le Maroc figure parmi les pays africains qui consacrent une grande part de leurs PIB (0,79% pour le Royaume) à la Recherche-développement (R-D), un secteur qui joue un rôle déterminant dans la croissance économique, sociale et culturelle du pays, indique un document de la Commission économique pour l’Afrique (CEA).

Selon ce document, distribué à la veille de la Conférence sur le « Partenariat scientifique avec l’Afrique », qui démarrera ses travaux mardi au siège de la CEA à Addis-Abeba, le Maroc, tout comme l’Afrique du Sud, la Tunisie, le Mozambique, Maurice et la RDC, a « réalisé des progrès en matière de R-D en dépassant le chiffre minimum de 0,4/0,5% du PIB consacré à ce secteur, fixé comme objectif lors de la conférence des ministres africains ».

Le document, intitulé « Investir dans l’avenir : Dépenses de R-D en Afrique », note que le Maroc est parmi les rares pays africains dont les activités R-D « sont financées et exécutées par un large éventail de secteurs ».

Le secteur privé est actif au Maroc, où les dépenses de R-D sont un peu plus élevées que dans les autres pays africains, relève la même source.

Il ressort des chiffres fournis par le document que l’Afrique compte l’effectif le plus faible des chercheurs dans le monde avec 1,1%, derrière l’Amérique Latine, les Caraïbes et l’Océanie (2,5% et 1,4% respectivement), alors que l’Europe compte 33,4% et l’Amérique du Nord 24,8%.

Les auteurs du document notent qu’en dépit de toutes les initiatives menées par les pays africains, très peu de progrès ont été accomplis en matière de promotion de la science et de la technologie en Afrique, comme le montre le faible nombre de chercheurs par millions d’habitants dans les pays africains et le maigre montant alloué aux dépenses totales de R-D de ces pays.

En vue de s’intégrer efficacement dans l’économie mondiale de la connaissance, le document recommande la nécessité d’augmenter les dépenses de R-D et d’en contrôler attentivement l’utilisation, à travers la mise en place de mécanismes institutionnels permettant à la fois de coordonner les activités de R-D au niveau national et de recueillir des données pour suivre les progrès réalisés.

Cela suppose également que les différents pays africains aient accès à des données actualisées et précises relatives aux indicateurs d’apports et des résultats pertinents pour l’évaluation des progrès scientifiques et technologiques.

De même, il importe d’associer le secteur privé à la R-D afin d’amorcer un changement vers l’autonomie susceptible de contribuer à mettre un terme à la dépendance de l’Afrique à l’égard des sources de financement extérieures.

Initiée en collaboration avec l’Union africaine (UA), la conférence sur le « Partenariat scientifique avec l’Afrique » verra la participation de plus de 300 scientifiques africains et internationaux ainsi que des partenaires au développement.

Les participants à cette rencontre auront, quatre jours durant, à examiner les moyens de développer la recherche-science pour le développement à travers l’identification des besoins dans le domaine des capacités, l’utilisation des résultats de la recherche scientifique et la création d’une plus grande interaction entre les scientifiques africains et leurs collègues des autres pays.

Il s’agit également de chercher les meilleures pratiques d’évaluation des politiques scientifiques pour aider les décideurs à mettre au point des outils et méthodes à même d’orienter leur action visant à renforcer les capacités scientifiques et la compétitivité de leurs pays respectifs.

La conférence se déclinera en plusieurs ateliers portant notamment sur « L’évaluation de la politique en matière scientifique et le développement des nouvelles méthodologies », « Les brevets d’invention et transfert de technologie en Afrique », « Programmes internationaux d’appui à la science, à la technologie et à l’innovation en Afrique » et « Innovation scientifique et technologique – production d’idées ».

Une foire d’idées figure également au menu de cette conférence pour la sélection des 15 idées les plus pratiques pouvant permettre de lancer des initiatives concrètes pour le développement de la science et la recherche en Afrique. Ces idées seront présentées lors de la cérémonie de clôture.

Source : www.lematin.ma


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