WID lutte contre la contrefaçon des bouteilles de vins


La start-up WID propose une solution par puce de radio-identification (RFID) permettant l’authentification et la traçabilité des vins et spiritueux. Une technologie visant à lutter contre la contrefaçon. WID s’adresse à toute la filière viticole. « Les producteurs protègent leur savoir-faire, les distributeurs sécurisent leur flux de bouteilles et les consommateurs finaux sont rassurés sur l’authenticité des crus qu’ils dégustent », annoncent les fondateurs. Créée en mars 2014, la société a développé une authentification par puce (appliquée sur le col) de radio-identification (RFID) qui permet à chaque bouteille de devenir un objet connecté. On retrouve déjà la technologie RFID dans les puces des animaux de compagnie ou encore dans les passeports.

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Le système intègre plusieurs niveaux de protection, notamment une clé de sécurité privée propre à chaque bouteille, ce qui permet d’éviter toute reproduction. Un dispositif anti-arrachage assure la destruction du composant lors de son décollage, ce qui rend impossible la réutilisation des bouteilles à des fins frauduleuses. La géolocalisation et la reconstitution de l’itinéraire de la bouteille, depuis son lieu de production jusqu’à son lieu de consommation, est accessible via une plateforme web développée par la start-up.

Ce service est utile pour les viticulteurs, mais aussi pour les consommateurs qui peuvent vérifier l’authenticité de leur bouteille par un « scan » de la puce avec un téléphone mobile NFC (Near Field Communication ou en champ proche en français, qui rend possible le paiement sans contact) après téléchargement de l’application. L’application mobile permet, après avoir scanné un produit, d’accéder à sa fiche d’identité. Pour les professionnels, WID a aussi développé un tunnel intelligent qui permet d’authentifier toutes les bouteilles présentes dans une caisse scellée.

Après un lancement commercial début novembre, les premières installations devraient avoir lieu au printemps prochain. « Les coûts générés par les viticulteurs pour se protéger de la contrefaçon sont importants. Notre solution est donc économique sur le long terme » indique Benoit Sudre, co-fondateur. Sur un petit volume de bouteilles, le dispositif, or matériel et maintenance, coûte 2,20 euros par bouteille. Pour ce qui est de l’installation des machines, ou de leur adaptation, la prestation coûte quelques milliers d’euros et varie en fonction du client.

« Un premier achat permet d’obtenir tout le système industriel, il suffit ensuite de revenir régulièrement se fournir en étiquettes. C’est un peu comme Nespresso et ses dosettes », sourit Alexandre Mongrenier, le deuxième fondateur de la start-up. Chaque étiquette est personnalisée pour respecter l’esthétique des bouteilles, propres à chaque client. Le coeur de cible de la start-up est constitué par les producteurs de bouteilles de grande qualité.

WID vient de recevoir l’Award 2014 de la meilleure start-up innovante décerné par le Centre National de référence RFID et l’ESCP Europe, lors du congrès international RFID. En 2013, WID a été lauréat du Concours national d’innovation de Bpifrance sous l’égide du ministère de la Recherche. Des récompenses qui ont permis aux deux fondateurs d’obtenir des prêts et des subventions. Sans donner des chiffres : « L’État nous soutient bien, ce sont de lourds investissements », affirment les deux ingénieurs. Installée dans l’Eure, la start-up a notamment bénéficié d’un financement de la région et de l’incubateur Seinari, l’agence de l’innovation en Haute-Normandie.

Des fonds qui se sont révélés nécessaires à WID pour concrétiser plus de trois ans de développement. « Rien que l’étape de l’épaisseur de l’étiquette a été très longue. Sans parler de la conception des machines, qui nécessitent par exemple d’être performantes dans le nombre d’étiquetage de bouteilles par heure », poursuivent les fondateurs.

Si le projet a pu aboutir, c’est grâce à la mutualisation des ressources avec deux autres entreprises : Biolog-id, société spécialisée dans la traçabilité RFID des produits de santé, et l’entreprise Bull. « C’est un travail qu’on a réalisé grâce à de bons pères de famille. Le vice-président de l’entreprise Bull est devenu un vrai mentor pour nous, quant à Biolog-ID c’est l’entreprise de mon père. On a bénéficié de locaux avec du matériel. Dans les moments les plus sensibles, on a pu être aidés et trouver des solutions », précise Alexandre Mongrenier. Une aide précieuse qui permet à la start-up de se déployer rapidement.

Source : L’Entreprise

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