Le nombre de brevets d’invention au Maroc « très timide »


Même si le Maroc a été parmi les premiers pays à se doter d’un arsenal juridique relatif à la protection de la propriété industrielle depuis près d’un siècle, l’innovation au Maroc reste insuffisante en comparaison avec les autres pays.

Dans son édition de ce jeudi 12 mars, le quotidien Al Massae consacre un dossier spécial à la loi régissant la protection de la propriété industrielle qui reste otage de plusieurs contrainte , notamment l’intervention de la France, la faiblesse du cadre juridique et le manque d’intérêt accordé à ce secteur, considéré comme l’un des facteurs clés du développement économique.

Le 18 décembre dernier, les amendements introduits à la loi sur la protection de la propriété industrielle sont entrés en vigueur. En parallèle, les officiels se sont félicités des retombées positives de ce texte de loi dans le renforcement des capacités nationales en matière d’innovation et d’attrait d’investissements étrangers. Mais la réalité est autre.

Les gouvernements marocains qui se sont succédé ont attendu presque un siècle pour introduire de simples modifications sur la loi régissant la propriété intellectuelle , élaborée et entérinée par la France en 1916 à l’époque du protectorat pour servir ses propres intérêts, s’étonne la publication.

Ce qui est surprenant dans ces nouveaux amendements ,  c’ est le fait qu’ils ont ciblé le volet relatif aux brevets d’innovation , sans pour autant toucher le volet essentiel lié au degré de protection qu’assure l’État aux brevets d’innovation, déplore Al Massae. Ce qui signifie, explique le journal, que les Marocains continueront à souffrir avec la question de la reconnaissance internationale de leurs inventions, entraînant ainsi une perte de grandes opportunités économiques qu’offre ce domaine.

En chiffres, l’innovation est « très timide » au Maroc par rapport aux pays développés, avance le journal qui précise qu’en 2013 les Universités marocaines n’avaient déposé que 139 demandes de brevets. L’Université internationale de Rabat vient en tête avec 47 demandes dont 8 à l’échelle mondiale, suivie de l’Université Moulay Ismail de Meknès (30), la Fondation marocaine pour l’innovation et la recherche (24), l’Université Mohammed V Souissi (22) et l’Université Hassan 1er de Settat (9). C’est dire le retard accusé par le Maroc, selon le journal qui cite en comparaison la Chine qui avait enregistré la même année plus de 629.000 brevets, loin devant les USA.

Auteur : Samir Chennaoui

Source : fr.le360.ma

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