Inde / Il crée des couverts comestibles pour lutter contre le plastique


Un entrepreneur indien a décidé d’agir pour limiter le rejet des 120 millions de couverts en plastique chaque année dans son pays. Comment s’y est-il pris ? En créant des couverts comestibles et biodégradables bien sûr !

Le problème du plastique est mondial, et les couverts en plastiques représentent une part non négligeable de cette pollution à grande échelle. En effet, partout dans le monde, à toute heure de la journée, des personnes utilisent ces ustensiles à usage unique. Nos habitudes de consommation sont la source d’une telle dérive.

Narayana Peesapaty est un entrepreneur indien dans l’agriculture, qui n’est autre que l’inventeur des couverts comestibles. Ces derniers se sont déjà écoulés à 1,5 million d’exemplaires en Inde depuis leur création en 2011. Cependant, l’homme désire augmenter la production et étendre la commercialisation de ses produits dans le monde, une initiative évidemment très positive.

Pour l’instant, seule la cuillère se trouvait dans le commerce, mais Narayana Peesapaty voudrait produire d’autres ustensiles :

« Notre ambition est de nous étendre bien au-delà du domaine des cuillères comestibles. Actuellement, nous avons des fabricants pour produire des baguettes, des fourchettes […] Notre projet est de nous élargir aux tasses, aux assiettes et à divers objets de la table » explique-t-il.

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Narayana Peesapaty a besoin d’un apport de 20.000 dollars et a formulé sa demande et expliqué ses objectifs sur la plateforme de financement participatif Kickstarter. À l’heure où cet article est écrit, 4201 contributeurs ont promis la somme de 129.702 dollars, dépassant de loin l’objectif initial, surtout que la campagne ne se termine que dans 17 jours.

Pas de craintes par rapport aux couverts comestibles. Ne contenant aucun OGM ni conservateurs, ils sont d’ailleurs issus de l’agriculture biologique et du commerce équitable, selon Narayana Peesapaty. Les couverts conviennent à ceux qui mangent cacher ou ont adopté un régime vegan par exemple, car il sont composés de farine de graines de millet, de riz et d’une variété de blé sélectionné pour sa capacité nutritive.

De plus, les couverts comestibles sont déclinés en une multitude de goûts et parfums comme menthe, céleri, sucre, poivre ou encore cumin. Cependant, dans le cas où le consommateur éprouverait des difficultés à avaler sa cuillère à la fin du repas après utilisation, cette dernière est évidemment biodégradable, et ce sous cinq jours. Bon appétit !

Auteur : Yohan Demeure

Source : citizenpost.fr

Inde / Shiva Ayyadurai revendique, lui aussi, l’invention de l’e-mail


Ce chercheur d’origine indienne revendique la paternité de l’e-mail, communément attribuée à l’Américain Ray Tomlinson, décédé le 5 mars dernier.

Le concert de louanges qui a salué la mémoire de l’Américain Ray Tomlinson, considéré comme l’inventeur de l’e-mail et décédé samedi 5 mars, a mis en colère un autre Américain, d’origine indienne celui-là : Shiva Ayyadurai. “Ceux qui inventent des choses méritent de la reconnaissance […], mais je voudrais être clair : je suis l’inventeur de l’e-mail, contrairement à ce que prétendent certains pour des raisons qui les regardent”, explique ce scientifique natif de Bombay, formé au prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), dans une tribune publiée par le site d’information indien DailyO.

“A l’occasion de sa disparition, dit-il, je tiens à saluer les innovations dont Ray Tomlinson est à l’origine dans le domaine de la communication en ligne, avec notamment l’invention du signe @, utilisé dans les adresses e-mail.”

Écarté à cause de ses origines ?

Shiva Ayyadurai affirme qu’il est le premier à avoir eu l’idée de “créer un logiciel reproduisant les fonctionnalités” d’un système très simple mis en place autrefois par la Poste américaine, qui consiste à faire circuler “physiquement” une enveloppe sur un lieu de travail pour faire passer des messages entre les collaborateurs. “J’ai appelé mon logiciel ‘EMAIL’, un terme qui n’avait jamais été employé en anglais, et j’ai même reçu le copyright des autorités américaines pour cela”, rappelle-t-il.

C’était en 1978, et Shiva Ayyadurai, qui n’avait alors que 14 ans, était un chercheur pour le moins en avance à l’université de médecine de Newark, dans le New Jersey. Si la paternité de l’e-mail lui a été volée, prétend-il, c’est parce qu’il a la peau foncée et qu’il appartenait à une caste inférieure en Inde. “C’est l’employeur de Tomlinson, le groupe de défense Raytheon, qui a réécrit l’histoire”, selon lui. “Ce n’est pas par vanité […] que je veux faire éclater la vérité, se défend-il, mais simplement pour que la reconnaissance aille à qui de droit.”

Source : www.courrierinternational.com

Un jeune indien invente l’ordinateur du futur, qui fonctionne avec une simple puce


Afreed Islam, jeune indien extrêmement talentueux, vient de concevoir un ordinateur révolutionnaire. En effet, l’appareil qu’il a nommé “ReVo BOOK”, permet de faire tourner un système d’exploitation hybride avec une simple puce informatique, nous apprend le Hitek.fr.

Son ordinateur ultra-fin a la particularité de faire tourner son système d’exploitation sans disque dur. Par ailleurs, la puce nécessaire au fonctionnement de cet appareil permettrait, en plus de se passer totalement de disques de ce type, de faire tourner à la fois les systèmes d’exploitation Windows et Mac OSX.

Il est question d’une invention qui est sur le point de révolutionner le monde de la micro-informatique, puisque l’ordinateur d’Afreed Islam permet d’engendrer des gains considérables en termes d’espace, de batterie, de résistance, mais également de vitesse.

Cette puce offre une capacité de stockage environ deux fois supérieure à ce que l’on peut obtenir avec des disques durs traditionnels, mais surtout une rapidité quatre fois plus importante que ces derniers.

Les pertes de données seront quant à elles de lointains souvenirs grâce à la solidité de l’installation, et le fait que cet appareil ne soit pas soumis aux aléas mécaniques.

La commercialisation de cet ordinateur hors du commun devrait se faire assez rapidement puisqu’ Afreed est déjà en train de déposer un brevet.

Source : www.ndarinfo.com

Inde / Du génie pour tous


Lors de sa visite en décembre dernier sur le campus de l’Institut indien de technologie (IIT) Bombay, l’une des plus prestigieuses écoles d’ingénieurs indiennes, le président russe Dmitri Medvedev s’est longuement arrêté devant un petit aspirateur de la taille d’une main. Ramgopal Rao, qui était à ses côtés ce jour-là, se souvient, non sans fierté, de l’émerveillement du chef d’État devant son invention.

Le E-Nose pourrait bientôt remplacer le chien renifleur et devenir une arme redoutable dans la lutte contre le terrorisme. « Grâce à son museau électronique, la machine peut détecter des microparticules d’explosifs dans un rayon de 1 mètre », s’enthousiasme Ramgopal Rao, directeur du centre d’excellence en nanoélectronique, un laboratoire installé sur le campus de l’IIT de Bombay.

Dans un bâtiment à la façade délavée par la mousson, les chercheurs laissent parapluies et chaussures à l’entrée, avant d’enfiler des équipements de cosmonaute pour entrer dans les pièces calfeutrées du laboratoire. Créé en 2006, avec un investissement de départ de 11 millions de dollars, le laboratoire est le fer de lance d’un secteur considéré comme stratégique en Inde. Les nanotechnologies permettent de nombreuses applications dans des domaines aussi variés que l’agriculture, la médecine ou l’aérospatiale, sans nécessiter beaucoup de moyens ou d’infrastructures.

Le centre est très convoité par les chercheurs, y compris ceux qui vivent aux États-Unis et souhaitent retourner dans leur pays d’origine : 650 chercheurs ont postulé à 5 postes de recherche ouverts récemment.

Dans son bureau déjà encombré de dizaines de trophées, Ramgopal Rao dit ne plus chercher les honneurs : « Je rêve seulement d’acheter un jour dans un magasin, à un prix raisonnable, une des machines conçues dans notre laboratoire. » Les recherches obéissent aux lois de la chimie, de la physique, de l’électronique… et surtout de l’« ingénierie frugale », cette spécialité indienne qui consiste à réinventer des produits ou des machines à moindre coût afin de les rendre accessibles au plus grand nombre. Ainsi fut créée la Tata Nano, la voiture la moins chère du monde. Et voici comment, en Inde, le prix trouve sa place dans les équations scientifiques. « Seule une machine accessible à tous peut vraiment changer la société », insiste Ramgopal Rao.

Le testeur des sols pourrait, par exemple, révolutionner l’agriculture indienne. Il est capable d’analyser la composition de la terre pour ensuite déterminer son besoin en engrais. Dans un pays où les agriculteurs, en majorité illettrés, s’endettent pour acheter de l’engrais sans vraiment savoir comment l’utiliser, cette trouvaille pourrait leur éviter les mauvaises récoltes et la catastrophe du surendettement. Enfin, l’Inde est le pays où le nombre de crises cardiaques par habitant est l’un des plus élevés au monde. Les chercheurs du centre ont mis au point un petit appareil qui détecte les risques de dysfonctionnement du cœur en analysant la composition sanguine du patient. « Le test peut être fait pour seulement 3 ou 4 euros, rapidement, et ne nécessite pas de compétences particulières. Il sera idéal pour les centres de médecine ruraux », espère Ramgopal Rao. Les experts du centre cherchent d’abord des problèmes. Ceux qui se posent à leur pays et que leurs nanotechnologies pourraient enfin résoudre.

Pour cela, le laboratoire s’est ouvert sur la société grâce au « programme indien des utilisateurs de nanoélectronique ». Des chercheurs ou des étudiants de petites villes qui n’ont pas accès aux infrastructures de recherche viennent ici pour quelques mois, expérimenter une idée ou se former aux nanotechnologies. Le principe de l’ingénierie frugale a également attiré l’Institut spatial indien, ou des entreprises comme Applied Materials, l’un des leaders mondiaux de la fabrication de semi-conducteurs, qui finance des programmes de recherche et qui a même créé son propre laboratoire, dans un immeuble nouvellement construit. Ce laboratoire ne manque pas d’argent. Bien au contraire : « L’argent coule à flots, mais on ne peut pas tout dépenser », admet Ramgopal Rao.

C’est le paradoxe de la recherche indienne : trop peu d’institutions existent pour utiliser les fonds consacrés à la recherche. Une trentaine de centres se partagent environ 8 milliards de dollars chaque année. « Les universités régionales ne s’intéressent pas à la recherche. Elles dépendent des gouvernements locaux et, pour des raisons politiques, ne se concentrent que sur la formation pour donner au maximum d’étudiants la chance d’obtenir un emploi. » Les écoles d’ingénieurs privées, qui se multiplient dans le pays pour former les étudiants de plus en plus nombreux, ne s’y intéressent guère davantage. Restent les instituts indiens de technologie, prestigieux mais rares. Sur les 500 000 étudiants qui passent chaque année le concours d’entrée, seuls 8 000 sont admis dans l’un de ces quinze établissements de prestige.

« D’une manière douce, vous pouvez secouer le monde », clame la devise de l’IIT Bombay. Encore faut-il que l’Inde forme davantage de chercheurs pour « secouer le monde ». Le pays en compte actuellement 150 000, contre 220 000 en France. La recherche est majoritairement financée par l’État et les salaires des chercheurs y sont bien inférieurs que dans le secteur privé. En avril, un comité dirigé par Anil Kakodkar a remis ses conclusions au gouvernement afin d’augmenter le nombre de chercheurs en Inde. De nouveaux instituts indiens de technologie devraient voir le jour et leurs promotions seront élargies.

Le gouvernement s’est fixé pour objectif de hisser la part des dépenses de recherche et développement à 2 % du PIB, contre 0,8 % aujourd’hui. Et pour encourager l’innovation, des centres d’incubation de start-up voient le jour sur les campus des IIT. « Il reste tout de même difficile de convaincre les investisseurs de mettre de l’argent dans nos start-up puisque tellement de secteurs, en Inde, offrent des rendements élevés sans aucun risque », tempère Sushanto Mitra, son directeur. L’Inde va-t-elle devenir le géant de la recherche dont rêvait Nehru, lui qui avait déclaré que les institutions scientifiques étaient « les temples modernes » de l’Inde ? Des progrès rapides ont déjà été enregistrés au cours des dernières années.

Entre 2000 et 2008, le nombre de publications scientifiques a fait un bond de 70 %. Les chercheurs indiens produisent déjà le plus grand nombre de publications au monde dans le domaine de la chimie.

Source : www.lemonde.fr

Un Saint-Quentinois à la conquête de l’Inde


Le scientifique saint-quentinois Joseph Davidovits parcourt le monde. L’inventeur de l’après pétrole pour les ciments séduit l’Inde.

Né en 1935, fils d’un travailleur immigré hongrois, 4e d’une fratrie de 6 enfants, Joseph Davidovits a un parcours qui sort des sentiers battus. Boursier de l’enseignement public de la 6e au doctorat des sciences, il est mondialement connu et reconnu pour avoir inventé à Saint-Quentin dans les années 1970 les géopolymères, des matériaux minéraux sans pétrole.

En 1990, lors de la première guerre du Golfe, l’armée américaine a utilisé ses matériaux, pour créer dans le désert d’Arabie Saoudite des pistes d’aviation : « Un prototype d’une de mes nombreuses applications qui correspond aujourd’hui à la préoccupation mondiale de la réduction des gaz à effet de serre, l’industrie traditionnelle des ciments étant la plus polluante du globe ».

Une université de 2 millions d’étudiants

Après déjà avoir présenté son travail un peu partout à travers le monde, aux USA, en Chine, Australie, Afrique du Sud, République Tchèque, Ukraine, Angleterre… le Saint-Quentinois, ancien professeur des universités américaines de Miami et Pennsylvanie, professeur honoris causa de l’université chinoise de Xiang, vient d’être l’hôte de l’Inde. Dans un pays d’un milliard d’habitants, il était invité près de Pondichéry, par l’université d’Annamalai qui compte près de 2 millions d’étudiants campus et cours par correspondance réunis. Il y a donné trois conférences.

La préoccupation de la planète

Joseph Davidovits a été surpris par la solennité de l’accueil. « Moi qui suis habitué à la décontraction américaine, quel changement ». Le scientifique a visiblement été séduit. « La lutte contre le réchauffement de la planète est devenue une de leurs priorités. Ils ont pris conscience qu’il leur faut des matériaux qui ne polluent pas comme les géopolymères. L’Inde est un pays qui s’éveille, il suit toutes les règles de l’Europe occidentale. Ces gens brillants sont conscients d’avoir énormément de choses à faire, ils vont développer notre technologie ».

Un journal national « The Hindu », l’équivalent du Monde ou du Figaro, lui a consacré un article : Un expert français appelle à une alternative pour les ciments. Une opportunité à l’heure où Nicolas Sarkozy vient de signer des accords de développement bilatéraux avec l’Inde.

Le monde entier à Saint-Quentin

Et pourtant alors que ce pays en voie de devenir le plus pollueur de la planète tend les bras à Joseph Davidovits, le fameux adage nul n’est prophète en son pays semble se confirmer une nouvelle fois. Après avoir été auditionné l’an dernier par l’Assemblée nationale qui a retenu son projet pour le développement des technologies de l’après pétrole, sa rencontre avec des hauts fonctionnaires s’est soldée par une incompréhension.

« Je peux faire venir le monde entier à Saint-Quentin, mais quand à Paris on me met dans les pattes des hauts fonctionnaires ça ne marche pas. Seul je ne peux rien faire. Créer un centre de recherche universitaire était une opportunité de faire de Saint-Quentin une ville internationale ».

Le septuagénaire ne compte pas pour autant s’endormir sur ses lauriers. Le 7 janvier prochain, il accueillera en son domicile un émissaire du gouvernement du roi Abdallah d’Arabie Saoudite pour finaliser un projet d’accord de recherche. En octobre, il donnera une conférence à Riad.

En attendant, le 28 janvier prochain, il recevra une équipe de la télévision japonaise, avant en février outre-Rhin de donner 5 conférences, en mars une à Paris, en avril en Belgique…

Alors, malgré ses 75 ans printemps, pas question de songer à la retraite : « Je ne peux pas, je parcours le monde pour donner des conférences ».

Auteur : Erick LESKIW

Source : www.aisnenouvelle.fr

Les douze pays les plus innovants


Les problèmes de la planète n’ont jamais été aussi complexes, ce qui veut dire que les régler n’a jamais été aussi crucial et difficile. L’innovation est considérée comme la seule véritable planche de salut et est aujourd’hui une priorité nationale dans la quasi-totalité des pays développés.

Le site américain d’information The Daily Beast a décidé d’établir une coupe du monde de l’innovation et un classement des pays qui sont les meilleurs en matière d’innovation.

Pour établir un palmarès indiscutable, The Daily Beast a fait appel à un groupe appelé le I-20 qui réunit les «tsars de l’innovation» un peu partout dans le monde. Le I-20 élargit à 25 responsables de l’innovation dans 25 pays a travaillé avec The Institute for Large Scale Innovation (L’Institut d’innovation a grande échelle).

Les réponses des différents responsables ont été anonymes et parmi 200 pays, une douzaine se détache par leur capacité à résoudre les problèmes du monde.

Sans surprise, le numéro un est les États-Unis. Les votants soulignent que «la culture américaine de la prise de risques est une source inépuisable d’avantages compétitifs».

Le numéro deux du classement est Singapour. Le gouvernement de la ville État a encouragé depuis des décennies l’innovation et la formation, poussant les meilleurs étudiants à aller se former à l’étranger.  Les votants mettent en avant «une brillante capacité d’adaptation en dépit de ressources limitées».

Le troisième du classement est la Finlande. Le pays des mille lacs a réussi le tour de force de transformer une économie agricole en l’une des plus efficaces et avancées dans le domaine de la technologie. La Finlande consacre 3,7% de son PIB (Produit intérieur brut) à la recherche et au développement, seule la Suède fait mieux.  Pour les votants : «aucun éco système d’innovation est mieux conçu sur la planète».

Le quatrième du classement est Israël qui à l’image des États-Unis à des centaines de programmes encourageant les jeunes à innover et détectant les étudiants les plus prometteurs.  Pour les votants : «la nation start-up maintient constamment un niveau très élevé d’innovations pertinentes».

Le cinquième est la Corée du sud. Les votants soulignent la transformation impressionnante de cette économie en deux décennies. «Ayant à faire face à de nombreux problèmes, dont celui de la Corée du nord, ils ont réussi à se développer à un rythme incroyable».

Enfin, dans l’ordre les autres pays figurant en tête du classement de l’innovation sont : le Danemark, l’Inde, l’Allemagne, le Japon, le Chili, la Norvège et les Pays-Bas.

Ce classement peut donner quelques espoirs à la vieille Europe confrontée à une sérieuse crise économique et de confiance qui réussit tout de même à placer cinq pays dans les douze premiers.

Source : www.slate.fr

Inde / Les toilettes « écolo » qui sauvent des vies


Dans un pays où la pénurie de sanitaires est préoccupante, l’ONG de Bindeshwar Pathak, Sulabh, a mis en place 1,2 million de toilettes à faible consommation d’eau. Dans un entretien à l’AFP, le médecin explique que près de trois Indiens sur quatre, soit plus de 700 millions d’habitants, n’ont pas accès à des installations sanitaires de base et souffrent d’un manque d’hygiène qui entraîne la mort d’un demi-million de personnes chaque année. Sulabh a jeté les bases d’un partenariat avec une quinzaine de pays, la plupart en Afrique, afin de montrer ce qu’il est possible de faire en matière d’installations sanitaires.

C’est dans les années 70 que le docteur Pathak a eu l’idée de lancer son organisation humanitaire, Sulabh. Grâce à son projet de toilettes « écolo », des dizaines de milliers de « ramasseurs d’excréments », pour la plupart des Indiens de la caste des intouchables, ne sont plus obligés de nettoyer les excréments des autres à mains nues. Une tâche insalubre qui, chaque année, provoque la mort de plusieurs milliers de personnes en Inde, principalement du choléra. Les femmes dans les zones rurales sont également touchées. Par pudeur, elles font leurs besoins la nuit en plein air et sont souvent victimes de morsures de serpents.

Respect de l’environnement

Aujourd’hui, plus d’un million d’installations sanitaires de ce type ont étés mises en place. Si ces latrines estampillées Sulabh ont permis de sauver un grand nombre de vies ces quarante dernières années, elles présentent également l’avantage de soulager l’environnement, souligne leur inventeur. « Elles ne nécessitent qu’1 à 1,5 litres d’eau pour tirer la chasse, au lieu de 10 normalement », précise Bindeshwar Pathak, ce qui permet l’économie « de milliards de litres d’eau » chaque année.

De plus, selon un système simple et ingénieux, ces installations transforment les matières fécales en engrais pour l’agriculture. Les déchets sont en effet disposés alternativement dans deux puits. Une fois le premier puits rempli, au bout de quatre années, la famille utilise le second, pour une durée identique, période pendant laquelle les déchets du premier se convertissent naturellement en un compost riche.

Un prix adapté aux revenus de chacun

Adossé aux revenus de l’acheteur par souci de justice sociale, le coût des toilettes individuelles de Bindeshwar Pathak n’excède pas 15 dollars (10,5 euros) pour les plus démunis. Les plus fortunés, devront, eux, débourser 1 000 dollars (700 euros). Jusqu’à présent, Sulabh a installé plus d’1,2 million de toilettes de ce type chez des particuliers, ainsi que 7 500 sanitaires publics. L’accès à ces derniers ne coûte qu’un dollar pour un mois. Un mois pendant lequel « vous pouvez aller aux toilettes, prendre un bain ou boire de l’eau » potable, explique l’inventeur, qui ajoute que « les intouchables y ont accès gratuitement, tout comme les femmes et les enfants. »

Bientôt sur le continent africain ?

Les inventions de Bindeshwar Pathak ont déjà été exportées au Bhoutan et en Afghanistan, à Kaboul. Sulabh a par ailleurs jeté les bases d’un partenariat avec une quinzaine de pays, la plupart en Afrique, afin de montrer ce qu’il est possible de faire en matière d’installations sanitaires.

Le prix de l’Eau, remis par l’Institut international de l’eau de Stockholm, récompense chaque année depuis 1991 une initiative contribuant à préserver les ressources en eau, à améliorer la santé des habitants de la planète et à protéger les écosystèmes.

Source : AFP