L’Italie dit adieu à l’inventeur de « la vedette de la dolce vita »


Carlo Riva, génial concepteur des bateaux Riva en acajou prisés de la jet set des années 1950 et 1960, décédé lundi à 95 ans, était salué mardi par la presse italienne comme « le père inventeur de la vedette de la dolce vita ».

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Si on commença dans cette famille italienne à construire des bateaux de transport au XIXème siècle, c’est Carlo Riva qui fit la notoriété du patronyme à partir des années 1950 avec sa gamme de loisirs en bois d’acajou. Comme l’élégant monomoteur « Ariston » avec son cockpit à deux banquettes ou encore le bi-moteur « Aquarama » plus puissant pour les sorties en mer et qui symbolisera le luxe à l’état pur.

La presse italienne a rendu un vibrant hommage à cet ingénieur au sourire pétillant, symbole du « design made in Italy », qui s’est éteint à son domicile de Sarnico, sur le lac d’Iseo (nord de l’Italie), où des Riva modernes désormais en fibre de verre sont toujours fabriqués.

« Carlo Riva la dolce vita en bateau à moteur », « Adieu à Riva, père inventeur de la vedette de la dolce vita », « Adieu au roi de la mer qui construisit des vedettes pour les acteurs et les souverains » titraient mardi avec un brin de nostalgie les journaux italiens, mettant en bonne place une jeune Brigitte Bardot prenant la pause sur un Riva…

Rois, émirs, stars de cinéma sont venus du monde entier au chantier de Sarnico, alors à l’avant-garde. Et c’est toujours la famille Riva qui s’occupe à Sarnico, dans un hangar spécial, de la rénovation des vieux bateaux en bois, seulement au nombre de 3.000 dans le monde.

Le chantier naval de Sarnico et la célèbre griffe ont été vendus au début des années 1970 à la banque d’affaires américaine Whittaker, puis revendus à Rolls Royce en 1990 et dix ans plus tard à l’italien Ferretti.

Le patriarche italien s’était ensuite concentré sur la commercialisation et les services, travaillant dans le port de plaisance de Rapallo (près de Gênes) avec sa fille Maria Pia, tandis que Lia son autre fille est devenue la principale concessionnaire sur la Riviera française avec des bases à Monaco, Cannes et Saint-Tropez.

Source : AFP

William Salice, l’inventeur de l’œuf Kinder, est décédé


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Ferrero a vendu des milliards d’œufs Kinder en plus de 40 ans.

William Salice, l’inventeur de l’oeuf Kinder, est mort jeudi 29 décembre au soir à 83 ans à Pavie, dans le nord de l’Italie, a annoncé la fondation « Color your life » qu’il avait créée pour les jeunes.

Entré dans l’entreprise Ferrero en 1960, William Salice était devenu le bras droit du patron visionnaire Michele Ferrero, le père de la pâte à tartiner Nutella décédé en 2015.

Succès immédiat

Dans les années 1970, le chocolatier cherchait un moyen de lutter contre le caractère saisonnier des œufs de Pâques, qui condamnait les moules au chômage technique la majeure partie de l’année, et a eu l’idée d’y glisser une surprise. Ainsi est né l’œuf Kinder Surprise, dont la coquille de chocolat au lait contient une capsule en plastique renfermant les pièces de très petits jouets à assembler. Le succès est immédiat, et durable : Ferrero a vendu des milliards d’œufs Kinder en plus de 40 ans – 100 millions par an en France – et assure en produire chaque mois de quoi paver les 400.000 m2 de la Macroplaza Monterrey à Mexico.

« L’inventore c’est Ferrero, moi j’ai juste été l’exécutant matériel », répétait M. Salice, qui qui a ensuite contribué à l’élaboration de nombreux autres produits comme le Ferrero Rocher et le Pocket Coffee. Parti à la retraite en 2007 avec un bonus de 400 000 euros, il a consacré cette somme à la création de « Color your life », un campus-pépinière sur la riviera italienne pour aider des jeunes de 13 à 18 ans à développer leurs talents, selon la presse italienne.

L’œuf Kinder interdit aux USA

L’immense succès des œufs Kinder a cependant été terni par plusieurs drames, comme la mort mi-janvier à Toulouse d’une fillette de 3 ans et demi étouffée par un petit jouet. Après enquête, le parquet avait dédouané Ferrero. Les œufs Kinder sont cependant interdits aux États-Unis, en raison d’une loi de 1938 interdisant de mettre un objet dans une denrée alimentaire, mais aussi depuis cet été au Chili, dans le cadre d’une nouvelle loi pour lutter contre l’obésité.

Source : www.midilibre.fr

Un Italien invente la brique Lego géante pour construire pour de vrai


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Les blocs en plastique dont les tenons évidés permettent le passage de câbles et réseaux

Flavio Lanese a beaucoup d’imagination : il a inventé et fait breveter des blocs de construction munis de tétons qui leurs permettent de s’emboîter et de se maintenir parfaitement sans mortier ni colle. De quoi construire des cloisons facilement et proprement. Pourquoi n’y avait-on pas pensé avant ?…

Avec un tel produit, construire va devenir un jeu d’enfant ! S’inspirant – sans doute – d’une célèbre marque de briques en plastique, l’ingénieur italien Flavio Lanese, a créé un nouveau système constructif à sec qui se nomme « SpeedyBrick ». Une invention reconnue par le Bureau européen des brevets (European patent office) de Munich qui y a trouvé les trois caractéristiques nécessaires à une protection des droits au niveau international : innovation, créativité (!) et capacité d’industrialisation. L’inventeur insiste sur le long processus de reconnaissance de son travail, démarré en 2012.

Sur le caractère d’industrialisation, les blocs peuvent être réalisés en plastique, comme leurs illustres aînés (nées en 1958 sous leur forme actuelle), mais également en bois ou en composite. Et ils resteront tous capables de s’assembler entre eux, la géométrie étant conservée. Les plots, évidés, servent au passage des gaines tandis que l’intérieur des briques n’est pas creux mais rempli de polystyrène isolant. Un système d’écrou permet de les solidariser et de répondre aux contraintes de la construction parasismique.

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Blocs construction

Remonté à bloc

L’ingénieur a livré son sentiment sur le blog « L’Italie qui fonctionne » : « Je les imagine dans des magasins pour l’amélioration de l’habitat : tout le monde pourra en acheter une ou deux caisses, les mettre dans la voiture, dans l’ascenseur et construire n’importe quoi« . Le marché visé ? Celui du bricolage et des travaux d’aménagement de l’habitat en remplaçant les traditionnelles plaques de plâtre. Les briques seraient « simples, rigides, durables, renforcées, modulaires et réutilisables, ne génèrent pas de poussière ni de gravats« . La seule limite serait l’imagination (et le talent) des utilisateurs, selon Flavio Lanese, qui ne renierait pas le slogan de la firme de Billund (Danemark).

Il précise recevoir de multiples demandes, de la part de particuliers et d’entreprises souhaitant devenir partenaires, afin de réaliser des box pour auto dans les arrière-cours, des cabines pour les stations balnéaires si prisées en Italie, ou des aménagements intérieurs de bureaux et d’habitation. L’inventeur annonce même pouvoir confectionner des SpeedyBricks en terre cuite ou en pierre. Cependant, difficile d’en savoir plus sur le poids, les dimensions et le coût de son invention, le site Internet de SpeedyBrick se bornant à une simple page d’accueil, sans aucune indication. Et la date de commercialisation n’est pas évoquée. De là à penser que cette solution ne casse pas des briques…

Source : www.batiactu.com

Filippo Brunelleschi, génial inventeur de la perspective


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Sous la protection des Médicis, maîtres de Florence, Filippo Brunelleschi (1377-1446), autodidacte passionné par la géométrie, invente la perspective et le métier d’ingénieur.

Autodidacte passionné par la géométrie, Filippo Brunelleschi met au point, en 1425, un procédé qui va lui permettre de représenter un bâtiment sur un plan en respectant les rapports de proportion : la perspective. Cette manière de représenter le monde de manière géométriquement exacte va devenir l’une des lois fondamentales de l’«art nouveau» du Quattrocento. Deux ans plus tard, en 1427, La Trinité est la première fresque incluant ce procédé. Elle est peinte par Masaccio dans la basilique Santa Maria Novella de Florence. Pour de nombreux experts, c’est Brunelleschi lui-même qui serait le concepteur du plan perspectif de cette œuvre. A la suite de Masaccio, tous les grands peintres de la Renaissance utilisèrent cette découverte dans leurs réalisations.

Cette avancée n’est pas le seul apport technique de Brunelleschi à la Renaissance italienne. Aujourd’hui encore, une de ses œuvres monumentales domine la cité toscane. Il s’agit du dôme de la cathédrale Santa Maria del Fiore, « cette énorme construction se dressant jusqu’au ciel, assez vaste pour couvrir de son ombre toute la population de Toscane, et exécutée sans l’aide de poutrages ni de renfort de supports de bois », comme le décrivait l’architecte et mathématicien Leon Battista Alberti en 1436. La construction de cette coupole d’un diamètre de 45 mètres était jugée impossible à réaliser à l’époque. La structure devait être assez légère pour ne pas s’écrouler sous son propre poids, mais suffisamment solide pour supporter une lanterne de plusieurs tonnes. Cela supposait de résoudre des problèmes physiques hors de la portée des architectes. A l’exception de Brunelleschi ! En 1420, et pendant seize ans, il s’attelle à ce chantier. Il dirige la fabrication des matériaux pour en réduire la masse, il contrôle le transport des pierres, il fait bâtir des échafaudages pour assurer la sécurité des travailleurs, invente des machines de levage qui serviront à la construction de la basilique Saint-Pierre-de- Rome, un siècle plus tard. Bref, il n’est pas seulement le génial concepteur du dôme, il invente le métier d’ingénieur. Quatre millions de briques plus tard, les Florentins verront s’élever au-dessus de la cathédrale cette gigantesque coupole octogonale culminant à 114 mètres, entièrement bâtie sans charpente.

Brunelleschi meurt en 1446. Il est inhumé à l’intérieur de la cathédrale, juste en dessous de « son » dôme. Il n’a pas laissé d’archives et une partie de ses secrets est enterrée avec lui.

>> Cet article est paru dans le magazine GEO Histoire « Florence et les Médicis » (n°23).

Auteur : Valérie Kubiak

Source : www.geo.fr

La mort du milliardaire Michele Ferrero, inventeur très discret du Nutella


Retracer la vie de Michele Ferrero, mort le samedi 14 février, à Monaco, à l’âge de 89 ans, c’est d’abord évoquer le produit avec lequel cet homme aussi discret que sa fortune était grande (environ 20 milliards d’euros selon le magazine Forbes) s’est identifié : le Nutella, pâte à tartiner à base de noisettes, de chocolat et d’huile de palme, né en 1964. « Ferrero a été pendant de très longues années au premier plan de l’industrie italienne, réussissant à rester toujours à la mode grâce à des produits innovants et à son travail tenace et réservé », a commenté le nouveau président de la République italienne, Sergio Matarella.

Mais, avant de devenir la première fortune de la Péninsule et le parangon de ce fameux « capitalisme à l’italienne » fait de vertus familiales, de saine gestion du patrimoine et d’acharnement, Michele Ferrero, né le 26 avril 1925, fut d’abord, à sa manière, un artisan. La mort de son père, Pietro, en 1949, le laisse à la tête d’une entreprise de confiserie déjà florissante, sise à Alba (Piémont) et d’un produit d’appel, la Supercrema, dérivé du Gianduiotto piémontais, avec moins de chocolat (devenu cher après la guerre) et plus de noisettes (qui abondent dans la région). Seul problème, elle se tartine mal.

L’égal du bel canto

Il faudra quinze ans de tâtonnements et d’expériences pour que s’élabore dans le secret la recette du Nutella, dont les Italiens vont faire le plus grand usage et l’élever au premier rang de leur patrimoine culturel à l’égal du bel canto et de la peinture classique. Dès lors, le nom de Michele Ferrero s’efface au profit de celui de sa création. Aujourd’hui, 365 000 tonnes de Nutella sont produites chaque année par 30 000 salariés dans 14 usines à travers le monde et consommées par des centaines de millions de gourmands (en tête : les Allemands, les Français, les Italiens et les Américains). L’entreprise affiche un chiffre d’affaires d’environ 8 milliards d’euros.

Fort de ce succès, Michele Ferrero développe d’autres produits (Mon Chéri, Ferrero Rocher, Kinder, Tic Tac, Estathe, etc.) et bâtit un empire. Mais on ne le voit jamais dans la presse ni à la télévision. Les photos de lui sont rares, au point qu’on le surnomme « le Howard Hughes du chocolat ». La société a son siège au Luxembourg, le patriarche vivait à Monaco. « On ne doit apparaître dans les journaux que deux fois, disait-il. Dans son avis de naissance et son faire-part de décès. »

Mais c’est toujours dans le cœur de son Piémont natal, à Alba (31 300 habitants), que l’empreinte de Michele Ferrero est la plus visible. Baptisée « Nutellapoli », la ville célèbre également pour les truffes blanches, illustre le « capitalisme social » version Ferrero. Les salaires y sont plus élevés que dans le reste de l’Italie, la société prend en charge, outre la crèche pour les enfants du personnel, les activités sportives et culturelles, la mutuelle de santé « jusqu’à la mort » pour qui a travaillé trente ans chez Ferrero.

Les habitants d’Alba peuvent aussi, pour le chauffage, se brancher sur la petite centrale électrique de l’usine à un prix préférentiel. « Ce n’est pas une entreprise mais une oasis de bonheur, soutenait, en 2014, Francesco Paolo Fulci, président de Ferrero SPA. En soixante-dix ans, nous n’avons jamais connu un jour de grève. »

Éloigné des affaires par l’âge et la maladie, Michele Ferrero restait pourtant incontournable dans les choix stratégiques de l’entreprise. En 2009, il s’était opposé à ses fils, qui avaient déclaré étudier une option de rachat du confiseur anglais Cadbury et envisageaient une entrée en Bourse. « Si nous avions des actionnaires, ils nous demanderaient d’augmenter le chiffre d’affaires. Mais, pour faire un bon produit, il faut du temps », confiait un cadre de l’entreprise.

Michele Ferrero avait cédé la présidence du groupe en 2011 à son fils Giovanni, âgé aujourd’hui de 50 ans, juste après le décès de Pietro, qui avait succombé à un infarctus en Afrique du Sud, à l’âge de 47 ans.

Ses obsèques auront lieu à Alba, comme il se doit.

Auteur : Philippe Ridet

Source : www.lemonde.fr

Des canons à neige sans canons (mais avec de la neige)


Les canons à neige sont très employés dans les stations de ski pour maximiser le nombre de pistes ouvertes et faire en sorte que la saison de ski commence le plus tôt possible et finisse tard. Mais leur utilisation est très coûteuse en raison de leur très forte consommation électrique. Ils sont par ailleurs, pour la même raison, critiqués par les écologistes qui y voient une façon futile de gaspiller une précieuse énergie. Enfin, ils ont des limitations dont celle de ne pas pouvoir fonctionner à des températures au dessus de zéro.

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Deux ingénieurs italiens ont trouvé la recette pour fabriquer de la neige sans canon. Ils transforment d’abord l’eau en neige fondue puis en flocons. L’opération a lieu en quelques secondes, sans recours à aucun additif chimique. Ils ont appelé leur invention « Neve XN » ou « Neve Pérenne » (ce qui signifie « neiges éternelles » en italien).

Francesco Besana, l’un de ces deux inventeurs, explique : « Il y a deux différences principales entre notre machine et un canon à neige: d’abord, il consomme seulement un dixième de ce qu’utilise un canon à neige comme électricité. Ensuite, notre machine peut produire de la neige indépendamment des conditions météorologiques ».

A l’intérieur de la machine, de la vapeur à haute pression produit un vide qui transforme l’eau en neige fondue. Lorsque cette dernière se retrouve à l’air libre, elle est transformée par l’oxygène ambient en flocons bien blancs, même lorsque la température environnante atteint les 15 degrés. Tout un dispositif électronique se charge de réguler le processus.

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Le prototype peut produire jusqu’à un demi-mètre cube de neige par heure, et ses inventeurs pensent pouvoir le rendre assez sobre en énergie pour qu’il puisse être alimenté par des panneaux solaires.

L’autre co-inventeur, Fabiano Maturi, explique que son idée est d’avoir des stations de production de petite taille disséminées le long des pistes afin de fournir de la neige uniquement là où elle manque.

La prochaine version du prototype produira 5 mètres cubes de neige par heure et pourra tirer son énergie de la biomasse, une ressource qui ne manque pas dans les environs des stations de ski.

Une vidéo traduite en français est ici.

Auteur : JMD

L’impression en 3D s’invite au salon Robotica 2012 de Milan


Pour reproduire de petites créations ou imprimer en 3D de plus grandes réalisations, l’impression en 3D fait maintenant partie des incontournables qui construisent la robotique de demain.

La version 2012 du salon Robotica de Milan, commencée le 5 novembre et qui s’achève aujourd’hui, aura été riche en découverte, comme cet exosquelette d’Ekso Bionics capable de faire marcher une personne handicapée. Du côté de l’impression 3D, on avance aussi à grands pas puisque l’on en est maintenant à améliorer la vitesse de production, l’esthétique et les capacités d’impression.

Ainsi, on n’en est pas encore à la démocratisation de ce type d’imprimante, mais les verrous sautent les uns après les autres : reproduire à distance un petit objet de la vie courante, ou un plus gros sur certaines imprimantes, mais aussi fabriquer à la demande des pièces pour un SAV sont aujourd’hui des applications de plus en plus courantes de la technologie d’impression 3D.

Wasp a créé des imprimantes en bois robustes et esthétiques, Kent’s Trapper une imprimante 3D simplifiée. Markerbot proposait à Milan sa version open-hardware et une version plus fermée

Dans ce domaine, il existe aujourd’hui de nettes améliorations de résolution et de vitesse d’impression. Dimension et Mojo ont démontré la possibilité d’imprimer des objets extrêmement compliqués. CAD Manager présentait des modèles spécifiques pour les professionnels. Cette édition du salon a montré également une recherche de plus grande adéquation de l’imprimante à son utilisateur. Il s’agit en d’autres termes d’imprimer peut-être moins grand ou moins détaillé mais plus vite et plus facilement.

Auteur : Antoine Gaillard

Source : www.graphiline.com