L’inventeur du Big Mac est décédé


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Michael «Jim» Delligatti en 2008.

L’homme qui a inventé le sandwich le plus emblématique de la restauration rapide américaine, le Big Mac, et déclenché du même coup une course vers l’invention de menus de fast-food de plus en plus innovants est décédé à 98 ans, a annoncé McDonald’s.

Ancien propriétaire d’un restaurant franchisé McDonald’s, Michael «Jim» Delligatti est mort lundi chez lui en banlieue de Pittsburgh, dans l’est des États-Unis, a annoncé sa famille.

C’est avec l’une des inventions les plus marquantes de la cuisine américaine depuis le pain en tranches qu’il a bouleversé le menu du géant américain de la restauration rapide: un hamburger à deux étages, avec deux steaks hachés, de la laitue, du fromage, des cornichons et des oignons, le tout couvert d’une sauce spéciale dont la recette reste jalousement gardée secrète.

Ce type de sandwich était en fait déjà proposé chez plusieurs de ses concurrents dans les années 1960, lorsqu’il dirigeait son propre McDonald en Pennsylvanie, avait-il raconté au Los Angeles Times.

«Ce n’est pas comme si on avait découvert l’ampoule électrique», avait dit Jim Delligatti au journal en 1993. «L’ampoule était déjà là. Je me suis contenté de la visser dans sa douille.»

Indissociable aujourd’hui de l’image de McDonalds, il lui avait pourtant fallu insister pour convaincre le géant du fast-food de s’écarter du classique burger à un seul steak haché, selon le Los Angeles Times.

Il avait finalement obtenu l’autorisation de tenter de commercialiser son nouveau sandwich en 1967 et ses ventes avaient bondi de 12%, rappelait le journal. Quelques années plus tard, McDonald’s vendait des Big Mac dans le monde entier.

Inspiré, le groupe a plus tard osé de nouvelles inventions s’éloignant du simple steak haché, comme avec le sandwich au poisson pané Filet-o-Fish. Mais c’est le Big Mac qui est resté le plus emblématique, McDonald’s assurant avoir vendu des millions de ce sandwich XL dans le monde.

Le groupe a salué la mémoire d’un homme qui a laissé «une empreinte durable» sur l’histoire du fast-food.

«Nous nous souviendrons de Jim comme d’un franchisé ingénieux, un homme d’affaires intelligent compétent», écrit le groupe.

Jim Delligatti avait lui-même étendu peu à peu son empire, allant jusqu’à posséder 48 restaurants McDonald’s, selon sa famille.

Source : www.lapresse.ca

Med‘Innovant – 7 solutions pour construire la ville de demain #SmartCity


Le concours Med’Innovant récompense depuis 6 ans les solutions imaginées par des entreprises provençales pour construire « la ville durable, connectée et intelligente » de demain autrement dit la SmartCity. Il décernait ce lundi les prix aux lauréats 2016. Sur 92 projets déposés, 7 d’entre eux ont reçu un prix. 

Les projets sélectionnés par le jury seront testés sur le territoire d’Euroméditerranée et notamment du côté de l’ilot Smartseille (15e arr.), laboratoire de la ville de demain à grande échelle et les 4 premiers prix se partagent la somme de 50 000 euros.

Pour sa 6e édition, le concours Med’Innovant était présidé par Laure-Agnès Caradec, Présidente de l’Établissement Public d’Aménagement Euroméditerranée et Sandra Chalinet, Présidente de La Cité des Entrepreneurs d’Euroméditerranée.

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L’ensemble des lauréats du concours Med’Innovant et le jury

Les prix décernés

Prix « Technologies sans contact (hors paiement) et objets connectés professionnels » : Antalios et sa poubelle intelligente pour une ville plus propre

La société Onet a été primée pour son concept de poubelle du futur : Antalios, dont l’objectif est de développer un petit objet intelligent autonome en énergie pendant un à deux ans, capable de s’installer sur l’ensemble des différents mâts de poubelle de ville, afin de détecter les points suivants : Présence d’un sac / Sac abimé / Sac plein. Les poubelles pleines envoient immédiatement l’information de venir les vider. Un itinéraire se calcule dans le CLOUD est l’envoi à l’agent de nettoyage concerné. L’objectif est d’éviter des tournées en véhicules pour rien (pollution et temps de travail perdu), d’avoir toujours une ville propre et de récupérer de l’information (analyse du comportement humain ou optimisation).

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Prix « Mobilité et sécurité » : Wever, le covoiturage en ville

Wever est un nouveau réseau social de covoiturage pensé plutôt pour les zones urbaines, comme un complément des transports en commun, avec des lignes de covoiturage qui comportent des points de rencontre prédéfinis et évolutifs. L’objectif ? Que les utilisateurs puissent faire du covoiturage aussi facilement qu’ils ont l’habitude d’utiliser les transports en commun, en partageant tout ou partie des trajets proposés.

Prix « Habitat et environnement » : la start-up Quantia avec La Douche

« La Douche » est l’équipement de la salle de bain du futur, grâce à son système qui permet de valoriser l’énergie stockée dans les eaux usées. C’est à la fois un sèche serviette, un robinet thermostatique digital, un ballon d’eau chaude ou chauffe eau instantané et une pompe de relevage, qui permettrait selon son inventeur d’économiser 90% d’énergie en recyclant l’énergie de l’eau usée.

Prix « Mieux-vivre en ville » : La start-up Miwili avec l’application Castor

Une application mobile nommée Castor, qui permet aux parents de recevoir des anecdotes, des photos, des informations sur les activités de leur enfant pendant qu’ils sont à la crèche. Et au personnel des crèches, de partager les activités de la journée avec les parents.

Prix « coup de cœur n°1 » : Fenotek et son interphone connecté

Fenotek développe « Hi » son nouvel interphone vidéo connecté. Hi permet à de garder le contrôle de la porte d’entrée avec un smartphone, depuis n’importe où et n’importe quand. Vous pourrez ouvrir la porte à votre invité même si vous êtes en retard, prêter des clés virtuelles…

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Prix « coup de cœur n°2 » : Meel Terrassement avec Grandir & cueillir

Grandir & cueillir est un projet tourné vers la nature, il consiste en l’apprentissage des grandes règles de la nature pour l’enfant et sa mise en pratique au cœur de l’école, maison de retraite et de son foyer. Le potager transportable, le potager à cultiver pour plusieurs générations, les ateliers gustatifs pour reconnaître les produits de saisons.

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WYSIPS® Design-Glass : Premiers modules de vitrages photovoltaïques semi-transparents

Prix « coup de chapeau » : Sunpartner Technologies avec ses fenêtres intelligentes

Wysips® Design Glass est une nouvelle technologie photovoltaïque transparente qui s’intègre dans un vitrage pour le rendre producteur d’énergie, tout en lui permettant de conserver son aspect esthétique. C’est une très bonne solution pour les architectes qui ne verront plus leurs projets « dégradés » esthétiquement par des panneaux photovoltaïques. Cette technique offre plein de possibilités, notamment celles d’installer ces vitrages intelligents sur des voitures, avions, bateaux, etc.

Auteur : Julia

Source : madeinmarseille.net

Le scooter ardennais passe à la trappe


La liquidation judiciaire de l’entreprise de Fumay qui produisait le Tri’Ode, un scooter électrique à 3 roues, a été déclarée en juillet. Le contenu des locaux a été vendu ce mercredi matin.

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Une vingtaine de brocanteurs, ferrailleurs et autres curieux a bravé le froid ce mercredi matin pour assister à ce qui ressemblait à un clap de fin symbolique pour Vel-Ardennes. L’ensemble du matériel restant dans les locaux de l’usine, rue de la Paix, a été mis aux enchères.

Pour rappel, Vel-Ardennes avait été créée en 2012 par Jacques Quéméré, inventeur du Tri’Ode, un scooter à 3 roues écologique. Le projet avait été soutenu par l’État et Ardenne rives de Meuse et l’entrepreneur attendait, entre autres, d’importantes commandes de groupes comme la SNCF ou EDF. Commandes qui ne sont jamais venues, entraînant la liquidation judiciaire de l’entreprise à l’été 2016.

Source : www.lunion.fr

FRSIT 2016 : Ils ont fabriqué des tisserands et forages solaires


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La machine solaire à tisser de Kwaku Newlove Issa.

Le Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques (FRSIT) bat son plein à Ouagadougou. Ouvert depuis le 19 novembre 2016, le forum innove cette année avec des espaces spécialisés où l’on peut trouver des exposants de tout bord. « C’est la diversité qui fait la différence cette année », dira un visiteur. Burkina 24 y a fait un tour le 22 novembre 2016. Le moins que l’on puisse dire, c’est que chaque édition du FRSIT est un plus par rapport aux précédentes éditions. Zoom sur trois innovations dans le domaine solaire exposées au siège du FESPACO.

Ce qui est donné à voir au siège du FESPACO est encourageant même s’il faudrait des améliorations, à écouter des exposants, des visiteurs et certains responsables de structures de la recherche scientifique. L’on se rend compte que de plus en plus, la recherche est en train de dépasser le simple stade du laboratoire pour mettre à la disposition des populations des technologies simples, utiles et adaptées à leurs besoins.

Ainsi, au niveau des espaces-expositions, l’on s’aperçoit que plusieurs domaines d’activité au Burkina tels que l’agriculture, la santé, l’éducation, l’énergie, etc. sont couverts par les résultats de recherche.

Ousmane Maïga est juriste. Il se présente en tant que Conseiller de Afri-Tech, une structure composée d’un groupe d’étudiants qui cherchent mais aussi qui trouvent. Le groupe assure la formation dans les domaines de l’énergie solaire, de l’électricité industrielle, des études techniques de redimensionnement.

Afri-Tech est également spécialisée dans les domaines de la climatisation, de l’irrigation goutte à goutte, d’impact environnemental, la conception et la réparation de fours, de cuiseurs, de chauffe-eaux solaires, etc. Le groupe d’étudiants fait aussi de l’audit énergétique.

Ousmane Maïga expose au FRSIT entre autres un prototype dénommé SmartElect. « C’est un système que nous avons commencé à mettre en place pratiquement il y a seulement quelques mois », confie le jeune juriste de formation.

Le prototype SmartElect est un système intelligent d’économie d’énergie à la manière des « maisons connectées ». Le système équipé d’une carte SIM et connecté à Internet permet de réduire considérablement la consommation d’énergie notamment dans les bâtiments publics.

Des étudiants burkinabè conçoivent un système intelligent d’économie d’énergie

Kushiator Newlove Kwaku Issa dit Providence, directeur général du Bureau de recherche et de transfert de technologie (BRTT), l’inventeur des feux tricolores solaires, participe également au FRSIT. Cette fois-ci, l’expert en énergie renouvelable revient avec bon nombre d’innovations : Châteaux d’eau, bassins d’eau, canalisations, irrigation par aspersion, machines à pluie, chargeurs de batteries, moteurs électriques, accessoires électriques, etc.

Kushiator Newlove Kwaku Issa craint une crise énergétique dans les années à venir à travers le monde. Pour affronter cette crise, le jeune inventeur de la trentaine d’années propose des appareils fonctionnant à l’énergie renouvelable notamment solaire au nombre desquels le « tisserand électrique solaire ».

« C’est un prototype de machine à tisser automatique. L’objectif principal d’une telle invention est de rendre le pagne traditionnel, le Faso Danfani, disponible en quantité, en qualité et à un prix compétitif. Et pour ce faire, nous devons avoir des machines capables de tisser des milliers de pagnes par jour », explique Kushiator Newlove. Ce prototype conçu depuis 2014 (FRSIT annulé cette année), achevé, pourrait coûter environ 1.500.000 FCFA. Il peut, selon son concepteur, tisser jusqu’à un 1,20 mètre de large.

Burkina : Il invente une machine solaire capable de tisser des milliers de pagnes par jour

Un autre expert en énergie solaire, présent à ce FRSIT : Abdoulaye Ilboudo. Il est le Chargé des opérations de l’entreprise « Buy-US LLC SARL » qui fournit et installe des systèmes solaires modernes. Abdoulaye Ilboudo et son équipe ont mis en place un système de pompage d’eau (forage) solaire qu’ils présentent au FRSIT dont l’unité peut coûter environ 1.200.000 FCFA.

La particularité de ce système est qu’il est mobile, économique et peut servir toute la société. Un produit qui reflète convenablement le thème du FRSIT 2016 : « Adaptation et résilience au changement climatique pour un développement durable : Place et rôle de la science, de la technologie et de l’innovation ».

Auteur : Noufou KINDO

Source : www.burkina24.com

Un ingénieur algérien primé par la chaîne MBC


Classé à la deuxième place du concours  de l’émission “Stars Of Science”, diffusée sur la chaîne de télévision saoudienne MBC, Abderrahim Bourouis, ingénieur à Algérie Télécom, a conquis le public par une invention ingénieuse : un vêtement intelligent permettant aux parents d’enfants autistes de surveiller plus efficacement leurs petits.

Il faut dire que la motivation était forte puisque l’ingénieur algérien est, lui-même, parent d’un enfant autiste. Son invention baptisée “Wonderkit” est une sorte de chemise intelligente fournissant toute sorte d’informations sur l’enfant en analysant sa gestuelle grâce à des capteurs.

Le “Wonderkit” est une sorte d’ange gardien qui envoie des signaux que les parents reçoivent sur leurs ordinateurs ou leurs Smartphones. Il peuvent grâce à cela savoir si leur enfant a faim ou sommeil, ou encore s’il est stressé ou en pleine crise de panique.

Inventeur prolifique et cadre hors pair, Abderrahim Bourouis a remporté en 2012, le premier prix MED-IT pour la meilleure start-up algérienne. Il a également raflé le deuxième prix de AINnovation Compétition, ainsi que d’autres prestigieux prix nationaux et internationaux.

Auteur : Massi M.

Source : www.algerie-focus.com

Un médecin de Pouilly-sur-Loire prêt à révolutionner le monde médical


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Bernard Berthier, médecin généraliste nivernais, est à l’origine d’une innovation majeure dans le traitement des défaillances cardiaques : un système nomade de circulation sanguine extra-corporelle.

Bernard Berthier, médecin généraliste à Pouilly-sur-Loire, a mis au point une machine portable capable d’assister un cœur défaillant et d’assurer la perfusion de tous les organes vitaux.

Ils seront difficiles à faire témoigner. Ce sont peut-être les mieux placés. Il y a six ans, une demi-douzaine de cochons ont servi de cobayes afin de tester l’invention du docteur Bernard Berthier, un appareil d’assistance à la circulation sanguine en cas de déficience cardiaque. Le cœur arrêté de chaque animal est reparti, garantissant la continuité du projet. D’une idée, née il y a quinze ans dans l’esprit de ce spécialiste en chirurgie cardiaque, passé par différents établissements parisiens.

« Je voyais les gens mourir, faute d’outil thérapeutique. Mais ils ne mouraient pas à cause de leur cœur. Ils mouraient parce que leurs organes comme le foie, le rein, n’étaient plus alimentés en oxygène et se dégradaient. Cette expérience m’a énervé. Je me suis dit, il va falloir que j’invente quelque chose. »

Une levée de fonds attendue

Bernard Berthier avait déjà participé au projet de cœur artificiel dès son origine. Mais ce n’était pas suffisant. « Un cœur artificiel coûte 500.000 €. On peut en faire pour un patient, pas pour dix », formule-t-il. Alors il a pensé puis conçu un appareil plus petit, moins coûteux et surtout utilisable dans l’urgence, capable de compenser une détérioration rapide des organes nécessitant le rétablissement de la circulation sanguine.

« Nous entrons dans la phase la plus délicate des projets menés par les startups, à savoir la recherche d’argent. 80 % d’entre elles disparaissent à ce stade, avec leurs projets, faute de financement », explique Alain Lapray, président de Bypa Research, la société qui encadre le projet depuis 2015. Nous devrions procéder aux levées de fonds, par palier, dès le début de l’année 2017. »

Servir les petites structures de santé

Les facilités d’utilisation de l’appareil doivent permettre de servir tout type d’établissement hospitalier ou d’unité médicale.  « Les plateaux chirurgicaux sophistiqués de gros hôpitaux ont  des dispositifs de 250 kilos qui coûtent 250.000 € », note Alain Lapray. Avec cette invention, c’est l’appareil qui se déplace au patient, pas l’inverse. Surtout, il permet, quand il faut déterminer l’ordre de traitement des victimes, de maintenir des personnes en vie. « Mon objectif, c’est qu’on puisse utiliser cet appareil n’importe où », souligne Bernard Berthier.

En 2020, les porteurs de projets espèrent mettre sur le marché quelque 5.000 machines. Mais avant, il faudra passer par l’organisation de nouveaux essais cliniques. Sur des humains, cette fois.

Fonction.

L’appareil assure la pression de perfusion du débit sanguin de tous les organes d’un patient. Il reconstitue la fonction cardiaque assurée par le cœur et le réseau d’irrigation sanguine et s’adapte, grâce à un algorithme, à l’état de santé du patient.

Fonctionnement.

Une canule est implanté dans la veine fémorale du patient. Elle est reliée à un tubing lui-même connecté au réservoir permettant au flux sanguin du patient d’arriver au réservoir. Une seconde canule est implantée dans l’artère fémorale et reliée à un tubing muni d’un oxygénateur.

Bypa Research.

Créée en 2015, la société est composée de Bernard Berthier (inventeur), Yolande de Brosses-Berthier, Philippe Levoir, Alain Lapray et Bertrand de Brosses (porteurs du projet).

Soutiens.

La Chambre de commerce et de l’industrie de la Nièvre, l’Agence régionale de développement et d’innovation Bourgogne-Franche-Comté et l’Agence de développement économique du bassin de Cosne-sur-Loire soutiennent le projet.

Auteur : Owen Gourdin

Source : www.lejdc.fr

Cinq pépites de la tech stéphanoise


Depuis un peu plus d’un an, la cité forézienne fait partie de la famille « French Tech ». Son point fort ? Le design, mais pas seulement : médical, industrie, logistique… Ces jeunes pousses de Saint-Étienne innovent tous azimuts.

Depuis l’été 2015, Saint-Étienne fait partie de la deuxième « promotion » des villes French Tech. Son point fort ? Le design, mais pas uniquement. Médecine, sport, logistique, robotique: les cinq brillantes jeunes pousses qui que nous vous présentons ici innovent dans de nombreuses directions.

Logistique : Boa Concept injecte de l’intelligence dans les entrepôts

Meilleur exemple de cette diversité: aux côtés du très « design » studio de création digital Webqam, Boa Concept est l’autre jeune pousse stéphanoise à figurer dans notre dernier top 100 des start-up françaises. Habituée des taux de croissance à trois chiffres (+100% en 2016, +230% en 2015, +180% en 2014…), la société fondée en 2012 par Jean-Lucien Rascle et Chantal Ledoux n’opère pourtant pas dans le digital au sens strict. Mais plutôt en support: ses « convoyeurs intelligents » équipent les entrepôts logistiques d’acteurs du e-commerce comme Oscaro.com, Gémo, Motoblouz. Le principe? Des modules électroniques qui s’installent en un tour de main sur les tapis roulants ou les convoyeurs à rouleau du client, permettant de « cartographier » et d’optimiser le fonctionnement du transit des marchandises. Et surtout de s’adapter à tous les changements que le client va y faire. Pratique pour les e-commerçants et les logisticiens, dont l’activité comporte généralement de très fortes variations… Preuve que le concept intéresse la profession: cette année, la société a signé 9 nouveaux contrats, et a plus que doublé ses effectifs pour atteindre 25 salariés.

Industrie : Siléane, rien n’est trop robot pour nos usines

Mettre de l’intelligence dans les « usines du futur », c’est aussi le créneau de Siléane. Depuis sa création en 2002 par Hervé Henry, cette prospère PME innovante (10 millions d’euros de chiffre d’affaires, 70 salariés dont les trois quarts sont des ingénieurs) a développé une gamme de quatre robots pour le monde industriel. Rovaldy permet d’accrocher et décrocher à grande vitesse les pièces montées sur des cadres pour être soumises à un traitement de surface (galvanisation, métallisation…), Créadécor de reproduire à la perfection le geste d’un artisan (un dessin à l’aide d’un filet de chocolat sur un bonbon, par exemple), Flowpick est un expert du « picking » à grande vitesse (jusqu’à 300 déplacements par minute). Le dernier-né, Kamido, est capable de déterminer la meilleure manière de trier et d’attraper des produits qui lui sont présentés en vrac. Leur point commun? Des caméras qui commandent les « mains » du robot, et une bonne dose d’intelligence artificielle. De son marché d’origine (l’agroalimentaire), Siléane est partie à la conquête de nombreux industriels dans l’automobile (PSA, Renault), l’environnement (secteur où Kamido fait merveille dans le tri sélectif), la logistique…

Textile : BV Sport, la botte secrète des runners

Ce n’est pas vraiment une start-up (la société existe depuis 1996), mais c’est tout comme: le vrai décollage commercial de BV Sport remonte à 2007, lorsqu’elle est rachetée par Salvatore Corona. Ce dernier, qui vient alors de revendre sa société de BTP, trouve alors une toute petite structure (150 000 euros de chiffre d’affaires, un salarié)… mais un potentiel immense. « Le fondateur, Michaël Prüfer, par ailleurs champion olympique du kilomètre lancé à Albertville en 1992, était un visionnaire: il avait inventé une technologie de bas de contention adaptée aux sportifs de haut niveau, qui améliorait considérablement l’oxygénation du sang pendant l’effort. » Adoptée par l’équipe de France de football en 1998, l’innovation du docteur Prüfer connait un joli succès d’estime dans le milieu du sport professionnel. Salvatore Corona l’a imposée dans la quasi-totalité des équipes de football de L1 et L2, dans des clubs phares comme le Real Madrid, Arsenal ou Liverpool, auprès de la délégation française aux derniers J.O. Et l’a surtout fait connaître des sportifs amateurs, « qui représentent aujourd’hui plus de 90% de nos ventes ». Runners, trailers, marathoniens, triathlètes : le boom de ces disciplines a bien aidé la société, aujourd’hui présente dans 2 500 points de vente, et dotée désormais de sa propre unité de production à Saint-Étienne. Elle s’est aussi diversifiée dans les t-shirts, les socquettes, et autres gants en matière techniques pour cette cible très exigeante mais encore trop franco-française au goût du dirigeant. « Le prochain challenge de BV Sport, c’est l’export: il pèse 20% de nos ventes aujourd’hui, mais devrait passer à 50% dans trois à cinq ans ». De quoi booster un chiffre d’affaires qui connaît déjà une croissance à deux chiffres depuis 10 ans.

Médecine : Keranova compte en mettre plein les yeux

Déjà aux manettes d’Eye Tech Care, l’une des plus belles success-stories de la « med tech » française, inventeur d’un système de traitement non-invasif du glaucome, le docteur en chirurgie ophtalmologique Fabrice Romano a l’habitude d’en mettre plein les yeux. Aux investisseurs, notamment, puisque sa première start-up a cumulé 40 millions d’euros de fonds levés depuis sa création. Et que sa petite dernière, Keranova, est déjà dotée de 4 millions après un an d’existence (plus 1 million de Bpifrance pour faire bonne mesure). Son idée ? Industrialiser un procédé mis au point par des chercheurs de l’Université Jean-Monnet de Saint-Étienne, pour automatiser et raccourcir un grand nombre de geste en chirurgie de l’œil, et réduire ainsi de 90% le nombre d’interventions purement manuelles. A la clé : des interventions plus sûres et plus rapides. De quoi intéresser d’après le fondateur un bon millier de blocs opératoires dans le monde.

Design : Nov’In, un labo stéphanois à Las Vegas

Parmi la grosse vingtaines d’innovations françaises repérées par les organisateurs du très réputé CES de Las Vegas, on compte des noms déjà bien connus de la French Tech comme Awox ou Hôli… et une jeune pousse forézienne: Nov’In. Ce qui lui a valu un Innovation Award pour l’édition 2017 du plus important salon high tech au monde ? La « smartcane », canne intelligente produite en partenariat avec Fayet (le fabricant français de la fidèle baguette de Dr House), conçue pour détecter les anomalies (chute, baisse d’activité) et donner l’alerte si le possesseur de la canne rencontre effectivement un souci… Mais la façon dont elle a été inventée mérite aussi un oscar: co-fondé par Ismaël Meïté et Vincent Gauchard, Nov’In est l’un des pionniers de l’innovation collaborative. « Nous fonctionnons comme une boîte à idées digitales, explique Vincent Gauchard. Des internautes qui ont imaginé un produit innovant sans avoir les moyens ou les compétences pour le développer nous le soumettent en ligne ». Sur sa plate-forme de discussion, plusieurs dizaines de membres ajoutent ensuite leur grain de sel, affinent le concept et même le design, jusqu’à la fabrication. Ils ont été ainsi 400 à co-développer le sac à dos pensé pour la séance de sport du midi Karkoa (avec compartiments pour séparer la tenue de travail des affaires de sport, logement isotherme pour la boisson, etc.). L’apporteur de l’idée et les membres les plus actifs étant intéressés aux ventes du produit final, conçu et commercialisé par Nov’In. Le principe du crowdfunding appliqué à l’innovation, en somme… Avec des premiers résultats encourageants: les ventes de Karkoa, désormais décliné en plusieurs modèles, ont fait plus que tripler cette année.

Auteur : Adrien Guilleminot

Source : lentreprise.lexpress.fr