Jean-Claude Verpilleux, un industriel et un inventeur ripagérien


Les débuts sont difficiles. La famille, originaire de Saint-Romain-en-Jarez, est venue chercher du travail à Rive-de-Gier. Le grand-père y est mort, étouffé dans une mine de charbon ; le père chargeait les bateaux de charbon naviguant sur le canal menant à Givors et mourut à l’âge de 38 ans, laissant quatre orphelins.

Parmi eux, le jeune Jean-Claude, dit Claude, doit donc quitter l’école à 11 ans pour gagner sa vie. Il devient rouleur de bennes chez un exploitant de charbon, chargé de pénétrer le premier dans les galeries, pour détecter l’éventuelle présence de grisou, avant l’arrivée des mineurs.

Remarqué pour son sérieux et son habileté dans le montage des machines à vapeur destinées à l’assèchement des galeries, il est promu mécanicien en chef. Il a 16 ans.

Le jeune homme travaille ensuite chez plusieurs employeurs, monte un petit atelier de construction et de réparation des machines à vapeur, puis entre à la Société des Forges de Terrenoire, où il travaille pour les ateliers de fonderie de La Voulte-sur-Rhône. Mariage avec une mère de quatre enfants, veuve d’un fabricant d’enclumes et outillages, puis retour à Rive-de-Gier, alors que vient de s’ouvrir la ligne de chemin de fer reliant Saint-Étienne à Lyon.

jean-claude_verpilleux

Le couple achète un terrain, fait construire de nouveaux ateliers où sont élaborées les premières locomotives destinées à la nouvelle voie ferrée toute proche. Mais le concepteur, Marc Seguin, se heurte à un problème : la pente pour rejoindre la cité stéphanoise est d’importance et il faut utiliser les chevaux afin de tirer les wagons, car les locomotives sont trop faibles. Verpilleux à l’idée de construire une locomotive spéciale dont le tender – wagon servant à l’approvisionnement en eau et en combustible de la locomotive – est également mû par la vapeur. Le succès est au rendez-vous, la réussite dans la foulée. L’entreprise embauche et jouit d’une réputation dépassant les frontières.

À son décès, en 1875, Jean-Claude Verpilleux aura été administrateur de la Société des Houillères de Saint-Étienne, député à l’Assemblée constituante de 1848 et maire de Rive-de-Gier pendant cinq ans.

Source : www.leprogres.fr

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